Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau Index du Forum
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau :: 99 11-01-12 - France3 : Audience n°3
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau
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99 11-01-12 - France3 : Audience n°3

 
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JFD
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MessagePosté le: Jeu 13 Jan - 10:12 (2011)    Sujet du message: 99 11-01-12 - France3 : Audience n°3 Répondre en citant

http://languedoc-roussillon.france3.fr/proces-bissonnet/index.php?page=arti…
L’audition de Méziane Belkacem
L’audience reprend ce mercredi matin par l’audition de celui qui a reconnu avoir tué Bernadette Bissonnet le soir du 11 mars 2008 en suivant les indications de son mari Jean-Michel Bissonnet.

18 h 34 La séance est levée. reprise de l’audience demain 9 heures avec l’audition de d’Harcourt.
 18 h 24 Les conversations téléphoniques entre Belkacem et Bissonnet
La cour propose de faire écouter trois conversations téléphoniques concernant Méziane Belkacem.
Des problèmes de connections empêchent l’audition des écoutes. La séance est levée. reprise de l’audience demain 9 heures avec l’audition de d’Harcourt.

18 h 13 Maître Christol le défenseur de Belkacem se fâche
L’avocat s’étonne que l’on s’acharne sur les détails. Son client a travaillé combien de jours chez les Bissonnet, il est paumé et alors ?
Il reprécise que son client ne sait pas lire. Il lui pose des questions de culture générale et lui demande ses centres d’intérêts. "L’automobile" répond Belkacem.
 18 h 03 " Je m’exprime comme je peux"
Maître Leclerc poursuit une série de questions listant d’autres contradictions sur l’ouverture du portail ou l’importance de l’agent secret d’Harcourt. Méziane Belkacem explique une nouvelle fois qu’il maintient ce qu’il a dit au départ. " Je ne le dis pas dans l’ordre mais je dis la vérité".
La défense de Bissonnet s’attache à mettre en dificulté monsieur Belkacem.
17 h 25 Belkacem face à Maître Leclerc
A son tour l’avocat de Bissonnet met l’accent sur les propos contradictoires de Belkacem
A propos de la veste que portait Belkacem qui a finalement été détruite :

"Qu’est-ce que ça change la veste, rétorque l’accusé, du moment que j’ai avoué le crime" répond Belkacem qui commence à s’agacer.
Sur l’incapacité de raconter le second coup de feu :

"Sur le moment je savais ce que je faisais, mais après peut-être que je ne voulais pas l’admettre" explique Belkacem.
Belkacem impressionné, en difficulté, ne répond plus que par monosyllabe.


16 h 50 Suspension de séance pour 20 minutes.

16 h 47 J’ai fait tout ce que l’on m’a demandé d’un bout à l’autre
Répondant aux questions du défenseur de d’Harcourt, Belkacem reconnaît qu’il s’est penché sur le corps de Bernadette Bissonnet pour voir si elle était bien morte. "Cela faisait partie des choses que je devais faire.J’ai fait tout ce que l’on m’a demandé d’un bout à l’autre". Il ajoute qu’il était en sueur et qu’il ne savait pas si elle était vraiment morte en passant sa main vers son visage. Il mime le geste.
Un peu plus tôt il venait d’expliquer qu’il devait mettre une cagoule pour "faire" cambrioleur mais que finalement il ne l’avait pas fait

16 H 20 "Si je l’ai dit c’est que c’est vrai."
Méziane Belkacem répète cette phrase constamment, lorsque les avocats ou le ministère public notent des incohérences entre ce que dit Belkacem à l’audience et ses dépositions précèdentes devant les gendarmes.



16 h 12 Peur de d’Harcourt ? "Si tu parles, je te fume ?"
 Un avocat de la partie civile demande à Belkacem pourquoi il n’a pas parlé du vicomte pendant sa garde à vue.
"Parce que Bissonnet m’avait dit qu’il s’agissait de quelqu’un de dangereux, qui appartenait aux services secrets. Il ne fallait pas parler de lui."
Et aujourd’hui ? Est-ce que vous protégez quelqu’un ?
Non si je devais protéger quelqu’un, ce serait moi.
Un peu plus tard le défenseur de d’Harcourt lui redemande si il a peur de son client Amaury d’harcourt, si le vicomte l’avait menacé en disant une phrase du style : "Si tu parles, je te fume ?"
Non jamais répond Belkacem
Le président fait remarquer que l’on tombe dans les répliques à la Audiard.


15 h 46 Quelles sont les choses vraies, quelles sont les choses fausses dans vos déclarations ?

 Au fur et à mesure de ses questions Maître Raphaëlle Chalié qui défend les fils Bissonnet et le père de la victime, pointe les imprécisions et les contradictions de Belkacem. Une série d’ affirmations de l’accusé sont contredites par les premières déclarations faites aux gendarmes. Sur sa capacité à conduire un véhicule à conduite automatique, sur la demande à Bissonnet de conduire le 4X4 de Bernadette. Les versions sont différentes.
Même malaise lorsque l’on parle du moment où Belkacem démonte l’arme après l’assassinat pour la laisser dans la voiture qu’il abandonne.

15 h 22 "J’aurais pu partir et je ne l’ai pas fait"
Belkacem explique qu’il n’avait pas conscience d’avoir laissé sur place un indice qui permettrait de l’identifier comme le bout d’ongle qui a été retrouvé sur la scène du crime. " Je n’ai pensé qu’aux traces de sang que j’ai voulu effacer.
Il ne pensait pas que les gendarmes pouvaient l’arrêter. Il explique ainsi qu’il n’a pas cherché à fuir ou à partir.

15 h 15 Belkacem devait reprendre contact avec Bissonnet mais uniquement par téléphone
Belkacem explique que pour se faire payer, il devait reprendre contact avec Bissonnet par téléphone mais ne devait plus revenir au domicile de ce dernier. C’est ce qui avait été convenu.


15 h 00 Reprise de l’audience

Belkacem explique qu’il n’a jamais manié une arme excepté lors de son service militaire en Algérie.

13 h 15 : L’audience est suspendue
12 h 39 Avez-vous pensé à renoncer, demande le président ?
"Non jamais, sinon j’aurais abandonné". répond Belkacem.

12 h 31 Belkacem est confus
Le président revient sur la blessure au pouce. Belkacem ne se souvient pas du moment précis où il se rend compte qu’il est blessé. Il parle de traces de sang.
Au moment de partir, il aurait vu les traces de sang et serait allé chercher une éponge dans la buanderie pour effacer ces traces. Il parle d’un seul passage. Ses déclarations faisaient état de 3 passages.
Le récit reste confus. Belkacem finit par dire qu’il s’est approché de la bouche de madame Bissonnet pour vérifier qu’elle ne respirait plus.

11 h 56 Reprise de l’audience. Le récit de l’assassinat.

Belkacem dit avoir ouvert le portail et être allé récupérer l’arme qu’il pose sur le rebord de la fenêtre comme prévu.

Je suis ressorti, j’ai sonné, j’ai dit : c’est Méziane, j’ai oublié mon portable.
Mme Bissonnet m’a ouvert la porte. "J’ai monté à l’étage, fait semblant d’aller chercher mon portable. J’ai caché l’arme sous ma veste. Je suis redescendu. Elle m’attendait en bas des escaliers. J’ai tiré.
Là Belkacem marque un temps d’arrêt.
"Elle a mis ses bras pour se protéger. Il mime la scène. Elle a crié Maman".
Belkacem dit être monté à l’étage pour voir si les voisins réagissaient. Il voit du sang qu’il efface dans l’escalier avec une éponge prise dans la buanderie, il mettra l’éponge dans sa poche. 
Il sort avec la voiture de Mme Bissonnet et va rejoindre d’Harcourt qui l’attend dehors. Lui donne l’arme comme convenu.
"Ensuite j’ai roulé, je me suis arrêté, suis parti vers Vauvert au lieu de Nîmes, je ne savais plus où que j’étais. Le lendemain, j’ai appelé mon patron pour lui dire que je m’étais blessé en réparant ma voiture. C’est tout ce que je me souviens monsieur le Président"conclut Belkacem

"Y a deux coups mais je me souviens plus du deuxième, je la voyais par terre. J’étais sur les marches de l’escalier. J’étais tout en sueur ; je ne sais pas où je l’ai touché. Elle était proche de moi quand j’ai tiré."
"Elle est tombée sur une petite table où il y avait un pot de fleurs. C’était une fausse plante. "
Le président fait remarquer que cet oubli concerne le coup de feu mortel.
Il lit la première déposition de Belkacem aux gendarmes : " je me suis approchée d’elle et j’ai tiré une seconde fois le canon baissé "
Belkacem reconnaît sa première déclaration.

11h 29 "Si je ne me souviens pas de tout, c’est pas pour autant que je regrette pas mon geste".
Le récit est laborieux et Maître Iris Christol, avocate de Belkacem explique : "C’est laborieux, c’est pénible, mais c’est lui, il est comme cela." Elle précise que son client n’a pas d’ordinateur, n’a pas relu ses dépositions, et ne sait lire.
Réaction de maître Leclerc, l’avocat de Bissonnet : "on ne lui demande pas de relire ses dépositions, on lui demande de dire la vérité !"
Belkacem prend alors la parole : " Si je ne me souviens pas de tout, c’est pas pour autant que je regrette pas mon geste".
L’audience est suspendue. à 11 h 30 pour un quart d’heure.


11h18 Le trio dans le garage avec l’arme
Belkacem raconte qu’ils étaient tous les trois dans le garage. L’arme était sous un chiffon. Bissonnet a expliqué qu’il avait des cartouches, c’était un vieux modèle, on en faisait plus. Bissonnet a montré le chargement, le cran de sûreté.D’Harcourt lui expliquait, qu’il fallait tirer le plus près possible à 60 centimètres de la victime dans la région du coeur.
"Pour démonter, c’était Bissonnet, pour tirer c’était d’Harcourt" explique Belkacem. Il ajoute : "Les plombs étaient petits pour les oiseaux, il fallait pas qu’elle s’en sorte, qu’elle soit blessée".
Belkacem assure que les deux hommes connaissaient la provenance de l’arme.


10 h 59 La journée du 11 mars
Belkacem devait laver les vitres extérieures de la maison toute la journée. Il est arrivé à 8 heures. Ils ont pris un café avec Bissonnet.
"D’Harcourt est arrivé dans l’après-midi et cela a commencé. Il m’a parlé d’un travail au château chez son neveu. La suite. Je suis là."
Belkacem précise que d’Harcourt ne lui avait jamais parlé avant le 11 mars. D’Harcourt devait demander à son neveu si l’emploi au château était libre. Bissonnet regardait sur l’ordinateur le prix à l’argus de la" Laguna" que Belkacem voulait acheter.
Le récit est toujours décousu. Près de lui dans le box, Bissonnet fixe en permanence Belkacem.
La Laguna valait 4 500 euros et Bissonnet voulait donner tout de suite 5 000 euros à Belkacem. Belkacem dit avoir refusé cet argent car" il n’était pas sûr d’ y arriver". Belkacem avait l’intention d’acheter le véhicule, il demande à son propriétaire de faire un contrôle technique.

10 H 30 Le soir du crime
D’Harcourt m’attendait, il devait récupérer l’arme. Il m’a dit : "çà c’est bien passé ?"
J’ai dit non. Il a pris l’arme, il est parti. Je ne l’ai pas revu.
Le discours de Belkacem est hésitant, il est souvent en panne de souvenirs.
"Je savais qu’avec mon pouce blessé, j’allais être arrêté".
Aviez-vous un alibi pour la soirée demande le président ?
Non j’étais chez moi.
9 h 57 Le contrat
Belkacem explique que Bissonnet parlait d’un homme, d’un avocat, qui l’embêtait , l’emmerdait, qui lui coûtait de l’argent et dont il voulait se débarasser.
Le sujet de conversation revenait souvent. "Je croyais qu’il plaisantait au début précise Belkacem".
"Cela devenait sérieux un mois avant. Il insistait en répétant tout le temps :il faut trouver quelqu’un. Tu connais quelqu’un ?"
Ce n’est que le 11 mars qu’il aurait compris ce que voulait Bissonnet : tuer sa propre femme.
Le président veut préciser ce point car des contradictions interviennent dans ses déclarations. 
C’est en février que Belkacem accepte le contrat sans savoir qui il devra tuer Bisonnet lui demande de revenir le 11 mars pour refaire les vitres. Ce jour-là, il lui expliquera tout.
Pourtant Belkacem demande un jour de congé à son employeur le 12 mars.
Belkacem dit que c’est une erreur mais il ne se souvient plus de tout.

9 H 5O Interrogé par le président Belkacem décrit les bonnes relations qu’il avait avec son patron.
La journée commencait toujours par un café. "Je l’admirais, je croyais tout ce qu’il me disait . C’était quelqu’un d’important pour moi.
Belkacem ne parlait pas trop avec Mme Bissonnet. je ne la connaissais pas beaucoup.
"Elle mérite pas ce qui lui est arrivé" 
"Mais personne ne mérite" cela réplique le président.

9 h 30 Les regrets de Belkacem
"Je tiens à ne rien cacher" conclut l’accusé "Je regrette le mal que j’ai fait à tout le monde, à ses enfants, à mes enfants. Je suis désolé."

9h 11 Reprise de l’audience consacrée à l’audition de Méziane Belkacem.
Belkacem est invité à décrire les faits. Il s’avance en pull noir et chemise grise.
"Un client à lui l’embêtait. Il m’ a demandé si je connaissais quelqu’un qui ferait le travail. Un mois avant, j’ai accepté de le faire.il m’a prévenu N’ayait crainte ce n’est pas quelqu’un d’important ce n’est pas Georges Frêche !"
Son allocution est parfois difficile. Son français imparfait.

Il y aura mon ami avec toi, tu ne seras pas seul lui a dit Bissonnet.
 Bissonnet lui dira plus tard , le 11 mars autour d’un café qu’il s’agit de son épouse, "parce qu’elle l’embêtait , elle ne s’occupait pas de lui, il pleurait ".
"Les patrons n’ont pas de retraite" lui aurait expliqué Bissonnet .
Le mari lui explique qu’il a travaillé toute sa vie et qu’il veut profiter de la vie. Qu’il ne peut pas divorcer et vendre la maison, il n’aurait plus rien pour vivre.
Belkacem travaille ce jour-là pour nettoyer les vitres comme il le faisait trois ou quatre fois par an quand il ne travaillait pas comme jardinier de façon saisonnière dans une gazionnière de St laurent d’Aigouze.
Des liasses de billets et un lingot
 Bissonnet lui montre une grosse liasse de billets de 100 euros en lui disant : "c’est pour toi" puis un lingot en lui demandant "est-ce que cela t’intéresse ? "
Ensuite a commencé la description de ce qu’il allait faire. " il voulait que je la tue devant la TV, j’ai dit non."
"On a changé, il a dit qu’il allait retirer le systéme d’éclairage automatique, je devais prendre l’arme sur l’appui de fenêtre, sortir, puis revenir parce que j’avais oublié un blouson, d’abord, un portable après, on a changé.
L’après-midi on a répété avec l’arme, Bissonnet faisait la victime et d’Harcourt disait à quelle distance, il fallait tirer.
J’ai repris ma voiture dans la soirée. Elle a calé. Bissonnet a dit :" Il faut pas qu’elle cale ce soir. Cela se passera bien. Je n’oublierais pas les amis. Tu auras un appartement et un travail. "
_________________
Résistez ! (Marie Durand, Aigues Mortes, la Tour de Constance)
La Justice existe, ne vous laissez pas briser par ses errements


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