Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau Index du Forum
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau :: 99 11-01-12 - MidiLibre : Audience n°3
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau
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99 11-01-12 - MidiLibre : Audience n°3

 
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JFD
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MessagePosté le: Jeu 13 Jan - 10:17 (2011)    Sujet du message: 99 11-01-12 - MidiLibre : Audience n°3 Répondre en citant

http://www.midilibre.com/articles/2011/01/12/A-LA-UNE-La-troisieme-journee-…


Édition du mercredi 12 janvier 2011
Montpellier Belkacem : « Madame Bissonnet, elle ne m'a rien fait »



Photo archives AFP



La troisième journée en direct à la cour d’assises de l’Hérault du procès des trois accusés de l’assassinat de Bernadette Bissonnet.
9 h 13 - Reprise du procès

"Monsieur Belkacem voulez-vous vous levez, vous allez nous donner votre version des faits " lui indique le président Mocaer.

9 h 18 - "C'est pas Georges Frêche"
Méziane Belkacem, lunettes, léger embonpoint, prend le micro, L'ex-laveur de carreaux des Bissonnet rentre directement dans le vif du sujet : le contrat que lui aurait proposé Jean-Michel Bissonnet. "Il m'a parlé de quelqu'un qui

l'embêtait : un client à lui qui l'embêtait. Il m'a demandé si je connaissais quelqu'un pour le faire. Après, à chaque fois que j'allais chez lui, il me parlait de ça. J'ai fini par accepter et il m'a dit "t'inquiètes pas, c'est pas quelqu'un d'important, c'est pas Georges Frêche". Il m'a dit "t'inquiètes pas mon ami et il m'a dit que c'était son épouse".

9 h 38 - "Vendre sa maison".
L'accusé continue de charger son ex-employeur, qui a toujours nié les faits. Il livre le mobile présumé de cette commande d'assassinat : "Il m'a dit qu'elle l'embêtait,qu'elle ne voulait pas s'occuper de lui, il s'est mis à pleurer. Il me disait qu'il avait travaillé toute sa vie, qu'il voulait profiter de sa retraite, il m'a dit que s'il divorçait, il serait obligé de vendre sa maison et qu'à son âge, il ne veut pas vivre dans un appartement".

9 h 45 - "Je n'avais pas d'argent".
Méziane Belkacem indique à la cour les raisons qui l'ont poussé à tuer Bernadette Bissonnet avec qui il n'avait jamais eu le moindre problème. Jean-Michel Bissonnet lui aurait promis 30 000 €. "Je n'avais pas d'argent, j'étais dans un hôtel pourri, je m'étais séparé de ma femme, je ne voulais pas finir à la rue. Je n'ai pas pensé à l'acte que j'allais commettre, je regrette aujourd'hui et je veux dire la vérité et après c'est à la justice de décider".

10 h 10 - "Bissonnet c'était mon idole"
Belkacem indique aussi qu'il a voulu rendre service à Jean-Michel Bissonnet parce qu'il était soit-disant malheureux avec son épouse. Dans le box, ce dernier le regarde, incrédule. "C'était mon sauveur, mon idole, il était gentil avec moi, m'offrait le café à chaque fois". "Mais vous l'auriez fait sans argent ?" demande le président Mocaer. "Pour lui, oui" répond l'accusé qui ne convainc visiblement pas le magistrat... "Mais j'attendais aussi de lui qu'il me sorte de la situation où je me trouvais, il m'avait promis de trouver un appartement, un travail" précise Belkacem.

10 h 27 - "C'est nouveau ça".
Quand le président Mocaer entre plus dans les détails de sa relation avec Jean-Michel Bissonnet, Méziane Belkacem se fait moins précis. Il se contredit même. Lorsque la cour évoque sa demande d'augmentation auprès de son ex-employeur. Ou surtout quand il affirme n'avoir connu le nom de la victime que le jour du crime, le 11 mars 2008.
Il avait précédemment déclaré l'avoir su en février 2008. "C'est nouveau ça ! Essayez d'être précis, il y a beaucoup de confusion dans ce que vous dites. Vos versions sont contradictoires, ce n'est pas anodin" le reprend le président. Plus l'évocation des derniers préparatifs de l'assassinat approche, plus l'accusé est confus.

10 h 50 - Le jour de l'assassinatLa cour évoque ce 11 mars 2008. A en croire Belkacem, Jean-Michel Bissonnet, aurait organisé l'assassinat dans le détail, une fois son épouse partie de la villa. Comment simuler un faux cambriolage qui a mal tourné, où mettre la télécommande du portail d'entrée, comment mettre le fusil dans une house de raquette puis dans le 4x4...

"Vous avez envisagé que vous pouviez faire figure de suspect ?" questionne le président.  "Je l'ai dit à Jean-Michel Bissonnet, le premier gars qu'ils vont aller voir, c'est toi et moi... Je devais nier si on se faisait attraper". Bissonnet continue à le toiser du regard.

11 h 10 - "C'était un piège de Bissonnet. Qui va croire un Arabe ?"
L'accusé Belkacem a de la rancoeur contre son ex-employeur qu'il accuse d'avoir entraîné dans cette affaire. Il va même jusqu'à affirmer qu'il l'a piégé pour le faire accuser. "C'était un piège, il voulait m'utiliser, lui ne veut pas reconnaître ce qui s'est passé lance l'ex-jardinier. Il m'a considéré comme un moins que rien. Qui va croire un illettré ? Un Arabe ? C'était sa parole contre la mienne, j'avais aucune chance".

11 h 20. "Le vicomte m'a dit de tirer le plus près possible".
L'après-midi du 11 mars, Belkacem affirme que Bissonnet et le vicomte d'Harcourt lui ont montré le fonctionnement du fusil à canon scié. "D'Harcout m'a dit qu'il allait m'aider, m'embaucher dans son château pour l'entretien. Jean-Michel Bissonnet a sorti l'arme, l'a démontée. D'Harcourt m'a montré où il fallait tirer, vers le coeur, il m'a dit de tirer le plus près possible, sinon les plombs ne feraient que la blesser".

11 h 30 - L'audience est suspendue un quart d'heure après plus de deux heures d'interrogatoire de Belkacem.
Son approximation et sa lenteur agacent un peu la cour et la défense de Jean-Michel Bissonnet. "Il ne sait ni lire, ni écrire, il n'a pas de portable en prison et on ne lui a pas relu toutes ses déclarations.C'est laborieux mais ce sera comme ça toute la journée" réagissent Me Iris et Gérard Christol, les avocats du jardinier.

11 h 56 - Le soir du crime.
Reprise de l'audience. " Monsieur Belkacem, reprenez au moment où vous arrivez au domicile des Bissonnet..." lui indique le président.

12 h 10. "Je lui ai tiré dessus, elle criait maman"
Le récit est bref. La cour se glace lorsque Méziane Belkacem évoque son face-à-face avec Bernadette Bissonnet, ce 11 mars 2008, à Castelnau-le-Lez. "J'ai sonné pour me faire ouvrir, j'ai dit "c'est moi, j'ai oublié mon portable. Je suis entré, j'ai pris l'arme avec moi, je suis monté à l'étage, je suis redescendu. Elle m'attendait au pied de l'escalier. Elle était face à moi, je lui ai tiré dessus, elle criait "maman", elle se défendait avec les bras... Je suis monté à l'étage pour voir si les voisins entendaient ou pas, je me suis rendu compte que je saignais et je suis parti vers le garage...".
"Mais monsieur, vous ne parlez que du premier coup de feu, mais ça ne s'arrête pas là" lui rappelle le président Joël Mocaer.
"Je ne me souviens pas du deuxième coup de feu" répond Belkacem. Marc Bissonnet, le fils de la victime, assis au premier rang, semble particulièrement remonté.
"Vous ne vous souvenez pas du deuxième coup de feu, c'est embarrassant ! C'est le coup de feu a priori mortel".
L'accusé n'en dit pas plus, se ralliant à ce qu'il avait dit en garde à vue aux gendarmes : "je me suis dirigé vers elle, le canon vers le bas et j'ai tiré le deuxième coup".

12 h 45 - "Vous n'avez pas hésité"
La cour continue d'interroger l'ex-laveur de carreaux sur cette soirée du 11 mars. "Vous n'avez pas hésité à passer à l'acte... Avez vous pensé un moment à renoncer ?" l'interroge le président.
"Non, sinon je l'aurai pas fait. Sur le trajet je me suis arrêté plusieurs fois, mais malgré celà je suis allé jusqu'au bout".

13 h - Le mensonge de Belkacem sur le vicomte
La cour s'attarde sur les imprécisions, les contradictions et les mensonges de l'accusé Belkacem. Notamment sur ce point crucial : sa relation avec le vicomte. En garde à vue, il jure de dire la vérité, implique Bissonnet mais n'évoque pas le rôle d'Amaury d'Harcourt. Pourquoi ? "Je voulais pas parler de d'Harcourt, Bissonnet m'avait dit qu'il avait fait parti des services secrets sous Giscard, qu'il avait le bras long. J'avais peur pour ma famille, de prison je ne pouvais pas protéger mes enfants.J'ai parlé de d'Harcourt quand il a été arrêté" affirme Méziane Belkacem.

13 h 11 - Suspension d'audience
L'audience est suspendue et reprendra à 14 h 45.

15 h - Reprise des débats
Après l'interrogatoire mené par le président de la cour d'assises, Méziane Belkacem va être soumis aux questions des différentes parties, à commencer par les avocats des victimes.

15 h 25 - "Madame Bissonnet, elle m'a rien fait".
Me Jean-Robert Phung, l'avocat du frère de Bernadette Bissonnet, l'interroge sur ses relations avec la victime.
"Elle était gentille avec vous, elle vous posait des questions sur votre travail".
"Oui c'est vrai".
"S'est-elle montrée une fois autoritaire, méprisante, raciste peut-être ?" poursuit Me Phung.
"Non, madame Bissonnet elle m'a rien fait, ni racisme ou autre".
"Pourquoi avez-vous fait ça ?" continue l'avocat.
"Je me le demande au jour d'aujourd'hui comment j'ai pu faire ça".

15 h 50 - "Pourquoi  mentez-vous  monsieur ?"
Me Raphaële Chalié, aux intérêts des deux fils de la victime, s'emploie à souligner les imprécisions et contrevérités de Méziane Belkacem. Sur le jour où il a su qu'il devait tuer Bernadette Bissonnet; sur sa parka ensanglantée qu'il a d'abord dit avoir laissé dans la voiture avant de changer de version; sur ce deuxième coup de feu qu'il aurait tiré alors que la victime n'était pas encore tombée au sol; ou encore sur le fait qu'il a touché ou non les cartouches de l'arme du crime, sur lesquelles son ADN a été retrouvée.
"Pourquoi  mentez-vous monsieur ? Vous dites d'abord des mensonges et après la vérité, c'est ça ?" le tance Me Chalié.

16 h 15- "Vous avez brisé et divisé une famille"
C'est au tour de Me Luc Abratkiewicz, avocat du frère de la victime, de prendre la parole. D'un ton solennelle, il  demande à l'ex-jardinier si effectivement Jean-Michel Bissonnet est impliqué.
"Vous avez brisé une famille, mais vous avez aussi divisé cette famille.Si votre affirmation contre le père n'est pas juste, il faut le dire maintenant, il n'est jamais trop tard". La cour retient son souffle. Mais Belkacem réitère ses accusations : "non j'ai dit ce qui s'est passé, je dis ce que j'ai fait et qui était avec moi. On était tous les trois, j'ai assez fait de mal pour en faire encore".

16 h 35 - "Il fallait qu'elle soit morte, il fallait pas qu'elle s'en sorte"
Les deux avocats généraux, représentant l'accusation, insistent sur le deuxième coup de feu et sur le présumé "plan parfait" mis en place par JM Bissonnet. "Mais pourquoi tirer une deuxième fois ?" insiste Georges Gutierrez.
"Il fallait qu'elle soit morte, il fallait pas qu'elle s'en sorte, ça faisait parti du plan, du contrat" affirme Belkacem. Dans le box, Jean-Michel Bissonnet fait "non" de la tête en écoutant son accusateur.

16 h 53- L'audience est suspendue 20 minutes.

17 h 18 - Reprise des débats : les avocats de Jean-Michel Bissonnet vont questionner Méziane Belkacem.

17 h 48 - "Vous changez souvent de position..."
Depuis une demie-heure, Me Henri Leclerc, reprend une à une les contradictions, les changements de version et les confusions du laveur de carreaux.Tout y passe, même si l'accusé y a déjà répondu : du lingot d'or supposé proposé par JM Bissonnet au fait que Belkacem aurait refusé un premier scénario de l'assassinat, à savoir tuer Bernadette Bissonnet alors qu'elle est dans son fauteuil. "Vous n'en avez jamais parlé jusqu'à ce matin s'étonne le pénaliste. Ce que vous dites aujourd'hui n'est pas ce que vous avez dit auparavant. Vous changez souvent de position monsieur. Vous parlez de choses importantes ou pas et vous oubliez la plus importante, la scène du crime ! Vous trouvez ça normal ?".

18 h 08 "Je la dit peut-être pas dans l'ordre, mais je dis la vérité".
La défense de JM Bissonnet n'a plus de question.  Au final, Belkacem n'a pas été pris à défaut sur des points cruciaux sur l'implication de ses co-accusés. "Je dis les choses comme elles sont, j'ai eu tort de ne pas parler de d'Harcourt au début, d'accord. Vous voulez la vérité, moi aussi, je la dit peut-être pas dans l'ordre, mais je dis la vérité" répond l'accusé à Me Leclerc, l'avocat de Bissonnet. La parole est aux défenseurs du jardinier.

18 h 21. "Il dessert aussi ses intérêts".
Me Iris et Gérard Christol restent soft et ne reviennent pas sur ce terrible 11 mars 2008 où leur client a abattu Bernadette Bissonnet. Ni sur ses contradictions. Ils dressent un simple constat : "il y a des personnes qui ne peuvent pas admettre ce qu'ils ont fait et il dit aussi des approximations contre ses intérêts !". Après plus de 7 h d"'interrogatoire, Belkacem en a fini. Le président effectue quelques lectures et s'apprête à lever l'audience.

18 h 31 L'audience est suspendue et reprendra demain,9 h, avec l'audition attendue du vicomte d'Harcourt.






Yanick PHILIPPONNAT    

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Résistez ! (Marie Durand, Aigues Mortes, la Tour de Constance)
La Justice existe, ne vous laissez pas briser par ses errements


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