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Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau :: 99 11-01-13 - MidiLibre : Audience n°4
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau
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99 11-01-13 - MidiLibre : Audience n°4

 
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JFD
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MessagePosté le: Jeu 13 Jan - 11:50 (2011)    Sujet du message: 99 11-01-13 - MidiLibre : Audience n°4 Répondre en citant

http://www.midilibre.com/articles/2011/01/13/A-LA-UNE-Proces-Bissonnet-4e-j…

Édition du jeudi 13 janvier 2011
Montpellier Procès Bissonnet : 4e jour en direct




Photo : J.-M. M.


9 h 13 - reprise du procès Bissonnet, quatrième jour.
Le vicomte Amaury d'Harcourt, 85 ans, est appelé à la barre. Il est poursuivi pour complicité d'assassinat. Son témoignage va être crucial : il a toujours affirmé pendant l'enquête qu'il avait aidé son vieil ami  de 40 ans Jean-Michel Bissonnet dans son dessein funeste : supprimer Bernadette Bissonnet.
 
9 h 30 - " Bissonnet me dit : "J'ai pris la décision de demander à Belkacem de tuer ma femme"
Veste à carreaux verte et marron, d'Harcourt prend la parole dans un excellent français. La voix est à peine chevrotante. Et d'emblée, il raconte comment Jean-Michel Bissonnet l'a contacté, en mars 2008. 

"Début mars, je reçois un coup de téléphone de Jean-Michel qui me dit qu'il a un service à me demander, il  me fixe rendez-vous le 11 mars. Ce jour là, on part faire des courses en voiture et sur la route, il me parle de Belkacem, il m'en fait l'éloge, me dit que c'est un garçon sérieux, quelqu'un de toute confiance qu'il veut me présenter raconte le vicomte. Puis, en rentrant des courses, il me dit : "tu sais, j'ai pris une décision très sérieuse, très grave, c'est là que Belkacem à un rôle, j'ai décidé de me séparer de ma femme... Enfin j'ai pris la décision de demander à Belkacem de tuer ma femme". Sur le moment, j'ai eu un choc très violent". La cour retient son souffle. Dans le box, Jean-Michel Bissonnet note tout ce que son vieil ami déclare, sans lever la tête.

"Ma décision est prise et j'ai besoin de toi me dit Bissonnet".
D'Harcourt poursuit son récit. Il affirme avoir voulu dissuader Bissonnet de faire tuer son épouse. "Je lui ai dit "pourquoi tu ne divorces pas ? Moi j'ai divorcé trois fois et ça s'est bien passé, on n'a pas besoin de ça..." Mais il m'a répondu : "oui mais toi, tu n'est pas à ma place, de toute façon ma décision est prise et quand on va arriver à la maison, j'aurai besoin de toi, parce que j'ai parlé de toi à Belkacem, pour qu'il me respecte, pour qu'il me craigne.Pour être tranquille, je lui ai dit que tu faisais parti des services secrets".

9 h 50 - La rencontre avec Belkacem.
Selon l'accusé, ils rentrent alors au domicile des Bissonnet, à Castelnau-le-Lez, où le jardinier les attend. Bernadette est absente.       "Jean-Michel appelle Belkacem et il me le présente et lui dit que je peux lui trouver un travail chez moi. Puis Belkacem demande à consulter le cour des voitures sur internet". S'ensuit une demande d'argent du jardinier, "5000 € pour acheter une voiture, 5000€ pour partir en Algérie. Jean-Michel lui a dit "on verra plus tard" et Belkacem a semblé fâché".

10 h 20. "Il me demande à quel endroit il faut tirer".
Le récit du vicomte se fait moins précis, la voix s'éteint un peu lorsque la scène du garage est abordée. C'est là que Jean-Michel Bissonnet aurait sorti l'arme pour la montrer à Belkacem. "Il ouvre le chiffon et sort une arme qui est un fusil dont le canon est scié. Jean-Michel lui montre comment on met une cartouche, il demande à Belkacem de refaire le geste et me demander de montrer à quel endroit il faut tirer pour quelqu'un de près. Je montre le plexus et Belkacem me dit "je sais, j'ai été militaire".
Le président Mocaer s'étonne : d'Harcourt ne dit pas qu'il a indiqué la distance de tir, soit 50 à 60 cm. "Je ne peux pas le confirmer, je ne m'en souviens pas" répond l'accusé.
"Ce sont des choses lour
des monsieur, si monsieur Belkacem dit que vous avez parlé d'un tir pour tuer vous devez nous le dire" le reprend le président. "Est-ce qu'est évoqué ou pas un tir pour tuer ?".
"Je pense que oui... C'est évident que c'est pour tuer" convient d'Harcourt.

10 h 50. "Bissonnet me dit "il faut se débarrasser de cette arme, c'est un risque pour moi"
"Jean-Michel m'a dit "j'ai un autre service à te demander" poursuit l'octogénaire. A savoir : se  débarrasser de l'arme de crime après l'assassinat, que Belkacem doit laisser dans la voiture de la victime, dans la rue, affirme l'accusé. Il charge ainsi à nouveau et avec force son ami de 40 ans...
"Pour quelle raison deviez-vous récupérer l'arme ?" demande le président Mocaer.
"Il m'a dit " je ne veux pas laisser cette arme dans les mains de Belkacem, il peut s'en servir contre moi, il peut me faire du chantage, il faut la récupérer parce que pour moi c'est un risque" répond d'Harcourt. Alors, le 11 mars au soir, il va à Castelnau-le-Lez. "Je suis passé devant la villa, puis repassé, j'ai vu la voiture de Belkacem. Je me gare, puis je récupère l'arme dans une housse de raquette de tennis". Il demande à Belkacem si ça s'est bien passé et part jeter le fusil à canon scié dans la rivière voisine.

11 h 10- L'audience est suspendue.
D'Harcourt est mis à mal par le président sur la question des conversations téléphoniques passées quelques heures après le crime avec Jean-Michel Bissonnet. Il s'embrouille, ne se souvient pas. La cour décide d'une pause de 20 minutes.

11 h 30. Reprise des débats. "Comment j'ai pu faire une chose pareille".
Amaury d'Harcourt, visiblement fatigué, est désormais assis pour parler. Il s'explique sur les heures et les jours qui ont suivi l'assassinat de Bernadette Bissonnet. Il se contredit, reste confus ou amnésique sur des conversations téléphoniques. Explique que le 12 mars, lendemain du crime, il est allé à Aigues-Mortes, pour s'acheter un pantalon de gardian.
Le président lui redemande pourquoi il n'a pas dissuadé son vieil ami de commettre l'irréparable.
"Je lui ai dit de divorcer, mais il était attaché à sa maison, il me disait si on divorce on sera obligé de la vendre... J'aurai du dire non dés le départ, je me demande avec le recul comment j'ai pu faire une chose pareille".

12 h. "Moi, le commanditaire ? C'est absurde !"
Le président finit l'interrogatoire du vicomte avant de suspendre. Et lui pose la question primordiale : "que pensez-vous des théories qui vous présentent comme le commanditaire ?".
"Moi, le commanditaire, c'est absurde, pourquoi je voudrais la mort de quelqu'un que je voyais à peine depuis 30 ans ? Comment aurais-je pu en deux heures de temps, avec Belkacem que je ne connais pas, organiser tout ça ?".

12 h 05. L'audience est suspendue jusqu'à 13 h 45.

14 h 03- Reprise des débats. "Vous avez au mieux varié, au pire menti"
La parole est donnée aux parties civiles. Me Phung, avocat du frère de la victime : "avez vous conscience que sur aucun point point du dossier vous n'avez eu des déclarations constantes ? Vous avez au mieux varié, au pire menti".
"Oui, on peut dire ça" répond sans se démonter le vicomte.
Vous avez décidé de vous mettre en règle mais qu'est-ce qui permet de considérer que ce que vous dites est la vérité ?" poursuit l'avocat.
"Parce que j'ai eu trois ans pour repenser à tout ça, c'est une prise de conscience".

14 h 20 - "A quoi servez vous ?"
Me Phung continue son interrogatoire sur l'implication du vicomte.
"Vous êtes dans la préparation d'un acte criminel ?".
"Oui".
"Vous avez participé à la commission de l'irréparable ?"
"Oui".
"Belkacem dit que Bissonnet serait le commanditaire mais pourquoi aurait-il eu besoin d'un troisième homme ? A quoi servez-vous ?"
"A faire peur à Belkacem et à récupérer l'arme, il m'avait fait promettre de récupérer l'arme".

14 h 50 - "Vous accablez Belkacem"
Me Abratkiewicz prend le relais, toujours aux intérêts du frère de Bernadette Bissonnet. Pressé de questions, d'Harcourt ne répond presque pas. Il est assis, sa voix se brouille. Le débat se focalise sur l'après assassinat. Non pas sur le rôle de commanditaire mais sur le fait, selon l'avocat, que sentant la situation mal tourner, le vicomte aurait chargé Belkacem.
"Non, pourquoi je voudrais l'accabler?" répond d'Harcourt.
"Parce que dans un premier temps vous défendez Bissonnet, et vous accablez Méziane Belkacem, parce que vous avez accepté de participer à l'innaceptable et ensuite de participer à une stratégie de défense" rétorque Me Abratkiewicz.

15 h 10. "Je le considérais comme mon fils".
L'avocate des deux fils de Jean-Michel Bissonnet, Me Chalié, demande au vicomte d'évoquer ses relations avec son co-accusé.
"Je le considérais comme mon fils, c'était le fils que je n'ai pas eu. Mais pendant vingt ans, on ne s'est pas beaucoup vu. Il venait chasser chez moi l'hiver, une ou deux fois et je descendais pour la corrida à Béziers en août" répond d'Harcourt.

15 h 20 - La thèse du cambriolage.
Me Raphaële Chalié  s'adresse au vicomte d'Harcourt.
"Il y a la thèse de l'accusation et il y a d'autres thèses sur la participation réelle de Jean-Michel Bissonnet qui demande l'acquittement. La mienne, celle des enfants de la victime, c'est que nous sommes persuadés que vous avez un rôle plus important. Peut-être que le scénario de l'assassinat n'étadit pas le scénario prévu, parlez nous de cette thèse du cambriolage".
"Oui j'ai pensé qu'e Belkacem allait simuler un cambriolage"  répond le vicomte. Il se contredit avec ce qu'il a expliqué ce matin. Et reprend ce qu'il avait initialement déclaré devant le juge d'instruction.


15 h 30- Les débats s'arrêtent. Le vicomte fatigue. Il a souvent la mémoire qui flanche. Le président décide d'une suspension de trente minutes.

16 h 03- Reprise de l'audience. Les deux avocats généraux vont interroger d'Harcourt.

16 h 05 - Audience suspendue : Belkacem s'est blessé
Le président suspend à nouveau. La raison : Méziane Belkacem s'est légèrement blessé à l'arcade sourcillière selon son avocate Me Iris Christol. Un gendarme confirme au président : "en revenant des waters, la porte s'est rabattue...".

16 h 13 - ça va monsieur Belkacem?"
L'audience reprend. "ça va monsieur Belkacem ?" s'enquiert le président. "Oui ça va" répond l'accusé, sparadrap sur le sourcil.
La parole est au ministère public.

 16 h 35 - "Pour organiser un meurtre, il faut avoir une conception de la chose"
Georges Gutierrez, avocat général, repose les questions de base au vicomte d'Harcourt, accréditant indirectement l'implication de JM Bissonnet.
"Pensez-vous que Belkacem a pu organiser ça tout seul ?".
"Non, monsieur Belkacem est un homme de la terre, apte à cultiver un jardin, à planter des légumes. Mais pour organiser un meurtre, il faut avoir une conception de la chose, il n'a pas tout ça".
"Et vous, êtiez-vous capable de monter un tel coup ?"
"Non, c'est contraire à mon éthique, tuer quelqu'un c'est quelque chose de monstrueux".
"Et est-ce qu'on peut dire que l'amitié était le mobile de votre implication ?".
"Oui".

16 h 50 - "En sortant du garage je ne crois plus au cambriolage".
De son côté, l'avocat général Denier lui fait repréciser son état d'esprit lorsque l'arme aurait été sortie dans le garage par Jean-Michel Bissonnet. Pour mieux balayer cette théorie du cambriolage.
"Est-ce qu'il y a une ambiguité dans votre tête sur ce qui va se passer le soir ? Est-ce que vous pensez qu'il s'agit d'un assassinat ou de cambriolage ?"
"Je ne crois plus au cambriolage, je pense que c'est pour un assassinat".

17 h - "Sous le choc ? Et vous allez vous acheter un pantalon puis au restaurant ?"
L'accusation finit ses questions au vicomte. Qui prend une salve de l'avocat général Denier, lorsqu'il dit qu'il était sous le choc après l'assassinat de Bernadette Bissonnet.
"Sous le choc ? Sous le choc vous allez acheter un pantalon de gardian avant d'aller avec une amie au restaurant, à l'Entrecôte. Et vous vous souvenez parfaitement où vous avez jeté l'arme dans le Lez  ! Vous croyez que c'est crédible ça, de dire que vous êtiez sous le choc ?".

17 h 20 - nouvelle suspension
Les avocats de la défense entrent en scène. Ils ménagent Amaury d'Harcourt, interrogé depuis près de six heures. Le vicomte demande une petite pause. L'audience est suspendue 15 minutes.

17 h 38 - Reprise. Me Leclerc, avocat de JM Bissonnet va interroger le vicomte.

17 h 51 - "Pourquoi continuez-vous à mentir monsieur d'Harcourt ?"
Munitieusement, Me Leclerc multiplie les questions au vicomte. Il relève une nouvelle fois que les versions du vicomte ont changé à plusieurs reprises. En citant ce qu'il a pu dire lors de l'enquête puis au cours des débats. Sur la présence de la veste ensanglantée de Belkacem dans la voiture ou sur le fait que le jardinier aurait demandé de l'argent à JM Bissonnet.
"Pourquoi continuez-vous à mentir alors que vous dites que vous voulez soulager votre conscience ?. Quel est votre intérêt à        mentir ?".
"Aucun" rétorque Amaury d'Harcourt.
"Alors pourquoi vous le faites ?". Et le pénaliste d'asséner : "autrement dit vous avez menti tout le dossier, vous arrivez à l'audience,
nous avons deux accusateurs de monsieur Bissonnet dont un ment, mais ma conviction c'est que les deux mentent".

18 h 05 - D'Harcourt trop fatigué.
Me Balling, l'avocat du vicomte est le dernier à intervenir. Mais voyant son client épuisé, il lui demande s'il veut reporter ses questions au lendemain. D'Harcourt lui dit oui. L'audition est reportée.

18 h 18- Fin des débats. Reprise demain matin 9 h avec la fin de l'interrogatoire du vicomte, puis l'audition très attendue de Jean-Michel Bissonnet.


Yanick PHILIPPONNAT
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Résistez ! (Marie Durand, Aigues Mortes, la Tour de Constance)
La Justice existe, ne vous laissez pas briser par ses errements


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