Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau Index du Forum
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau :: 99 11-01-13 - France3 : Audience n°4
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau
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99 11-01-13 - France3 : Audience n°4

 
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JFD
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MessagePosté le: Jeu 13 Jan - 11:53 (2011)    Sujet du message: 99 11-01-13 - France3 : Audience n°4 Répondre en citant

http://languedoc-roussillon.france3.fr/proces-bissonnet/index.php?page=arti…

L’audition de d’Harcourt
Le vicomte a-t-il tout dit ? Alors qu’il parlait debout devant la cour d’une voix assurée en début de matinée reconnaissant qu’il avait montré à Belkacem la région du corps où tirer puis qu’il avait récupéré l’arme dans la soirée du 11 mars, le service demandé par Jean-Michel Bissonnet, son ami de 40 ans. Deux heures plus tard, D’Harcourt demande à s’asseoir et ne se souvient plus de tout. Il a oublié les messages téléphoniques envoyés par Bissonnet après la mort de sa femme Bernadette. Et il accepte même une autre thèse celle d’une simulation de cambriolage qui aurait mal tourné.


16 h 42 " Bissonnet avait abandonné le scénario du cambriolage dans la voiture quand on est allé faire les courses"explique d’Harcourt à l’avocat général Denier.
D’Harcourt raconte qu’en sortant du garage, il a du mal à imaginer ce qui va se passer, mais il ne croit plus au cambriolage ; " je pense que c’est pour un assassinat"
" Il y avait un conflit entre l’amitié et le refus de faire certaines choses."

16 h 15 L’audience reprend avec les questions du ministère public.
D’Harcourt confirme avoir dit au juge d’instruction en mai 2008 : "je lui disais de divorcer mais il ne voulait pas à cause de la maison. Cela fait trois mois qu’il dit qu’elle ( Mme Bissonnet ) n’est jamais contente de rien et qu’elle devait mourir."

L’avocat général compte quatorze appels entre Bissonnet et d’Harcourt entre le 31 janvier et le 11 mars 2008. D’Harcourt ne se souvient pas du contenu de ces conversations.
Le 11 mars, vous apprenez dans la voiture que JM Bissonnet veut tuer sa femme rappelle l’avocat général. "Il m’a dit avoir convaincu Belkacem de faire le geste" D’Harcourt n’en dit pas plus.
Pensez-vous M. Belkacem aurait pu faire le coup seul ?
Non.
Pourquoi ?

C’est un homme de la terre, qui travaille dans les jardins.Pour imaginer un meurtre il faut avoir beaucoup lu regardé des films, il faut avoir certaines dispositions qu’il n’a pas.
L’avocat général Denier poursuit pour le ministère public en demandant où l’arme a été jetée à l’époque.
"Y avait un réverbère et un arbre c’était entre les deux. Je vois clairement l’endroit." 
Il est question du dessin fait à l’époque et de la présence d’un panneau de signalisation interdisant de dépasser les 30 km/ h. "Une précision chirurgicale"
"J’ai du mal à croire cette version, vous balancez l’arme de nuit et vous décrivez l’endroit de façon précise à la manière d’un GPS. "
"J’ai traversé toutes les forêts de france sans GPS, j’ai traversé des pays sans GPS rétorque d’Harcourt.
Vous avez des problèmes de mémoire mais là vous êtes précis . Etes-Vous sûr que JM Bissonnet vous a juste demandé de jeter l’arme sans précision ?


16 h 00 L’audience devait reprendre mais il manque un accusé. Méziane Belkacem. Il s’est blessé au visage. Il s’est cogné contre une porte et est blessé à l’arcade sourcillière. Le président propose une nouvelle suspension.
15 h 40 la séance est suspendue pour une demi-heure
15 h 29 "A un moment j’avais pensé à un autre endroit devant le portail"
A l’écoute de ce je , l’utilisation de la première personne, Maître Chalié qui défend les enfants Bissonnet réplique
"c’est vous qui aviez organisé cela"
Non se reprend d’Harcourt.
Tout au long de ses réponses, le doute s’installe quant à la responsabilité exacte de d’Harcourt dans cette affaire comme si le seul service rendu ne tenait plus. Le vicomte aurait-il organiséautre chose ?
15 h 05 Un autre scénario ! Un faux cambriolage qui aurait mal tourné.

Maître Raphaëlle Chalié parle d’une autre thèse des faits. Elle rappelle ce que d’Harcourt déclarait le 22 juillet 2008 devant le juge d’instruction.
"Est-ce qu’il avait demandé à Belkacem de simuler un cambriolage ou est-ce qu’il avait commandé le meurtre de Bernadette ? J’étais troublé."
D’Harcourt confirme ses dires alors que ce matin devant la cour il ne parlait que de la thèse de l’assassinat.
Ce qui d’après l’avocate expliquerait l’attitude de Jean-Michel Bissonnet complètement effondré et affolé le 12 mars. 

14 h 55" Pour moi c’était un beau couple".
Maître Chalié parle du couple Bissonnet. D’Harcourt confirme que c’était un couple qui ne se disputait jamais.
D’harcourt confirme la fidélité de Bissonnet envers sa femme ;
"Jean-Michel Bissonnet tenait à sa maison plus qu’à tout. Il ne supportait pas que l’on change la couleur des murs." "C’est mon avis".
D’Harcourt confirme que Jean-Michel Bissonnet était quelqu’un d’influencable.

14 h 30 A quoi serviez-vous ce jour-là ? poursuit l’avocat.

"Je sers à faire peur à monsieur Belkacem et à récupérer l’arme pour éviter que belkacem ne fasse du chantage en gardant l’arme."
Une fois que vous récupérez la housse de raquette de tennis, une fois que vous jeter l’arme, vous éteignez votre portable et vous dormez ?
Pas tout de suite
Un peu de conscience ?
D’Harcourt bougonne

Puis on en vient aux messages téléphoniques. Maître Phung demande si d’Harcourt a conscience que Bissonnet a essayé de le joindre au cours de la nuit ;
D’Harcourt répond par la négative.
Bissonnet appelle : "Il fallait qu’il me voit. Tout de suite."
Vous pensez à quoi à ce moment-là ?

"C’est que le meurtre a eu lieu".
L’avocat s’étonne qu’ Amaury d’Harcourt soit allé jusque Aigues-Mortes pour acheter un pantalon, près del’endroit où travaillait Belkacem.


14 h 21 L’achat de la laine polaire
L’avocat demande si l’achat de la laine polaire ce 11 mars, le jour des faits n’est pas obscène voire incongru et est-ce que ce n’est pas plutôt le prétexte qui permettra à d’Harcourt de revenir le soir au domicile des Bissonnet ?
C’est exact répond Amaury d’Harcourt. Reconnaissant par là-même qu’il savait déjà qu’il devrait revenir le soir chez les Bissonnet. Ce qu’il n’a jamais dit auparavant.


14 h 10 Maître Phung interroge d’Harcourt.
 L’avocat remarque que jamais les déclarations de d’Harcourt n’ont été constantes. "Au mieux vous avez varié, au pire vous avez menti"dit Mtre Phung.
-On peut dire comme cela dit d’Harcourt
-Aujourd’hui vous avez décidé de vous racheter devant la cour.
-Oui on peut dire cela. J’ai eu 3 ans pour reprendre tout cela, c’est une prise de conscience."
L’avocat demande quand d’Harcourt s’est rendu compte que Bissonnet pouvait vouloir supprimer sa femme.

"Quand Bissonnet voulait se suicider dans le garage suite à une discussion avec sa femme à propos de Marc, j’ai compris que c’était sérieux."

14 h 00 Reprise de la séance.
"Il (Bissonnet) me bassinait avec la mort de sa femme depuis des mois et il ne savait pas comment faire" Cette déclaration de d’Harcourt lue par le président à la reprise des débats est confirmée par le vicomte.

12 H 10 La séance est suspendue jusqu’ à 13 h 45
12 h 05 Comment voulez-vous que j’organise tout cela en 2 heures de temps avec un Belkacem que je ne connais pas
D’Harcourt nie avoir commandité l’assassinat de madame Bissonnet quand le président lui demande ce qu’il pense de ceux qui disent qu’il a pu organiser l’assassinat .
A aucun moment il ne cherche à dissuader son ami de vouloir faire tuer sa femme.
"Tout allait très vite dit l’accusé. Je ne sais pas. J’aurai dû lui dire de ne pas tuer.
Vous ne l’avez pas fait ?
Non répond d’Harcourt.


11 h 43 Reprise de l’audience : le rendez-vous au café Riche
 D’Harcourt revient à la barre mais témoigne assis désormais à sa demande.
Le 12 mars 2008, d’Harcourt rencontre Bissonnet dans un café de la place de la comédie vers 8h00.
Bissonnet lui apprend que sa femme est morte.
"Je n’arrivais pas à le croire" confie d’Harcourt "il pleurait, il avait du mal à parler, il disait : c’est toute ma vie qui s’écroule"
La rencontre durera seulement un quart d’heure. Bissonnet qui selon d’Harcourt, connaissait le numéro de Belkacem par coeur, lui demande de contacter Belkacem par téléphone.
D’Harcourt part ensuite à Aigues -Mortes, car il doit acheter un pantalon de gardian comme il le fait chaque année depuis 20 ans. Il ne change pas ses habitudes. Il essaie de joindre Belkacem, au téléphone, en vain et lui laisse un message.

8 jours plus tard. D’Harcourt rencontrera de nouveau Bissonnet à Paris. " A la fois il faisait l’éloge de sa femme et il reparlait de ce qui s’était passé" "Il m’a redemandé si j’avais des nouvelles de Belkacem, il avait l’air inquiet."
D’Harcourt confirme qu’il n’est pas allé aux obsèques de madame Bissonnet parce qu’il ne connaissait ni l’heure, ni l’existence de l’enterrement.
Le président fait référence à une conversation téléphonique de 7 minutes le 15 mars à 9 h 08, avec Bissonnet, le jour de l’enterrement. D’Harcourt ne se souvient de rien.



11 h 00 Les messages téléphoniques rçus le lendemain de l’assassinat.

 52 secondes à 4 h 17. Quel était ce message arrivé sur le portable de d’Harcourt ce mercredi 12 mars ?
D’Harcourt dit qu’il ne sait plus. Il ne sait pas se servir de la messagerie de son téléphone.
Autre message à 7 h 38 de 33 secondes reçu et rappel de Bissonnet à 7 h 47 pendant plus de deux minutes.
D’Harcourt ne sait plus.
Le président suspend la séance.

10 h 42 Récupérer l’arme
 D’Harcourt redit qu’il a récupéré l’arme du crime et l’a jeté dans le Lez avec sa housse, une housse de raquette de tennis.

Le président lui demande précisément s’il savait que le simulacre de cambriolage n’était plus d’actualité et qu’il s’agissait bien de tuer Bernadette lorsqu’il a accepté de rendre ce service.
D’harcourt acquiesce.
Le président repose sa question pour effacer les versions précèdentes.
"Il vous ait demandé de récupérer l’arme qui a tué Bernadette
Oui
Vous reconnaissez avoir su le projet établi du meurtre de madame Bissonnet et d’avoir récupéré a posteriori l’arme qui aurait servi à le commettre.
Oui
Un service à titre gracieux ?

Oui sans aucune compensation. "
Bissonnet avait donné 15 000 euros à d’Harcourt pour des actions de chasse.
Bissonnet s’agite dans le box à l’évocation de cette épisode. Belkacem est resté figé pendant tout le témoignage de d’Harcourt.
10 H 30 La distance de tir
 Quand arrive la question des conseils donnés sur la distance de tir, d’Harcourt est moins affirmatif.
"Je ne me souviens plus avoir entendu parler de çà"
Monsieur d’Harcourt vous êtes un spécialiste en matière d’arme vous êtes un chasseur indique le président.

D’harcourt hésite mais explique juste après de façon précise qu’on ne tire pas de la même façon avec une balle ou une cartouche. "une cartouche, il faut tirer quasiment à bout portant""Quand le canon est scié, il y a une dispersion des plombs".
Vous le savez ça ? demande la cour
Oui bien sûr assure d’harcourt
Vous l’avez dit ?
Non.
Il termine l’échange en indiquant qu’il ne sait pas d’où venait l’arme et qu’il a posé une question sur la qualité des cartouches. "Elles étaient vieilles"

10 H 23 La région du coeur
Le président Mocaer revient sur l’épisode du garage.Le vicomte confirme qu’il a montré à Belkacem où il fallait tirer. Il met sa main sur le ventre.

"Le coeur est là dit d’Harcourt
Il est très bas fait remarquer le président
Il est là soutient d’Harcourt la main sur le ventre
Nous n’avons pas les mêmes notions d’anatomie alors" conclut le président

10 h 06 Une honte qui ne me quitte pas
Le président demande pourquoi d’Harcourt a donné plusieurs versions de sa participation à l’assassinat ?
"j’avais peur de ce que j’allais dire. J’avais honte de ma responsabilité dans cette affaire. Une honte qui ne m’a pas quittée. Ce sont des mois et des nuits à ne pas dormir la nuit.
9 h 50 Marre de Bernadette
D’Harcourt explique que Bissonnet disait depuis 4 ou 5 ans vouloir se séparer de son épouse. Lassé d’être sous surveillance, il parlait de vouloir la supprimer. Cela revenait dans la conversation comme un leitmotiv. D’autres personnes l’ont entendu, amis ou l’épouse de d’Harcourt.

9 h 40 Menace de suicide

Le vicomte raconte qu’un jour Bissonnet s’était enfermé dans le garage et menaçait de se suicider avec son fusil parce qu’il en avait assez que sa femme prenne parti pour son fils Marc.
Ce dernier avait fait marcher le sauna en plein été. Bissonnet était furieux

D’Harcourt a passé la nuit à convaincre Bissonnet de renoncer à son geste. Avec Florent. Il est sorti du garage à 4 heures du matin.



9 h 30 Le vicomte à la barre
"Bissonnet était comme mon fils"

"Je connais Bissonnet depuis 40 ans. Je lui ai appris à chasser. Il avait 18 ans. 
Il m’a beaucoup aidé quand j’ai voulu faire un parc d’animaux en Lozère. J’ai faitvenir des loups, des bisons d’Europe. j’avais des aigles, des vautours, des grands ducs.
Jean-Michel m’a aidé à faire des études de rentabilité du parc et les plans de ce parc. Il m’a beaucoup aidé.
Ensuite il s’est marié, on se voyait deux fois par an, je venais à la corrida de Béziers et il venait chasser chez moi.
Quelque part il était le fils que je n’ai jamais eu. Il était un peu mon fils
Un lien assez fort ? demande le président. Oui répond le vicomte.
Au début il aimait sa femme, il était amoureux. Cela c’est détérioré mais pas de façon abrupte.
Queque temps avant les faits, elle voulait faire des travaux dans l a maison et il ne supportait pas cette idée. Il ne voulait pas qu’on touche à cette maison.
Je connaissais très peu bernadette Elle est venue une fois en trente ans chez moi. Je n’ai jamais eu de discussion en tête à tête avec elle.
Quand je venais à la corrida, elle allait à Palavas, moi j’étais à la grenouillère avec Jean-Michel.

9 h 10 D’Harcourt témoigne
Le vicomte témoignera debout. il est âgé de 85 ans.
Il évoque un coup de fil de Bissonnet reçu le 3 mars qui lui propose de venir le voir le 11 mars. Bissonnet lui parle de son récent voyge en Afrique du Sud. Jean-Michel lui propose d’aller faire des courses dans un magasin de sport.
" Dans la voiture, J.M. me parle de Belkacem, un garçon sérieux qui travaille depuis plusieurs années chez lui". Il me demande mon avis sur son projet ; il va demander à belkacem de l’aider à s’en séparer. J’ai un choc violent. je lui dis : Tu ne divorces pas ?
Le vicomte fait remarquer à son ami que ce n’est pas parce que on ne s’entend pas que l’on supprime quelqu’un.
Bissonnet lui dit qu’il a pris sa décision. Il fait l’éloge de Belkacem en ces termes : "C’est quelqu’un qui m’admire et qui quelque part me craint".
A leur retour à Castelnau-le-Lez, Bissonnet demande à Belkacem d’entrer dans le salon pour le présenter à d’Harcourt. "Voici Amaury d’Harcourt, un ami qui habite dans l’Yonne, tu peux lui parler comme à moi. Il a un neveu qui possède une propriété ;
Là Belkacem demande à regarder sur internet le cours des voitures d’occasion.
Ensuite les trois hommes se rendent dans le garage. Bissonnet découvre une arme à canon scié emballée dans un chiffon. 
"Il me la montre et demande à Belkacem, est-ce que tu sais t’en servir ?

_j’ai l’habitude des armes de guerre mais pas ça
Il lui montre comment on met les cartouches dedans et lui demande de refaire ce qu’il lui a montré.
Bissonnet demande alors au vicomte de montrer comment on tire sur quelqu’un de près : " je lui ai montré mais il savait, il avait l’habitude"
D’Harcourt laisse les deux hommesdans le garage
_________________
Résistez ! (Marie Durand, Aigues Mortes, la Tour de Constance)
La Justice existe, ne vous laissez pas briser par ses errements


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