Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau Index du Forum
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau :: 2011-01-13 - Figaro : Procès Bissonnet : les conseils du vicomte d'Harcourt
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau
Ce forum a été fermé le 9 septembre à la demande des enfants de Jean-Michel Bissonnet - vous pouvez néanmoins continuer à vous inscrire
 
 FAQ  Rechercher  Groupes  Membres  Profil  Se connecter pour vérifier ses messages privés  S’enregistrer  Connexion
2011-01-13 - Figaro : Procès Bissonnet : les conseils du vicomte d'Harcourt

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau Index du Forum -> Le Procès Janvier 2011 -> Revue de presse janvier 2011
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
JFD
Lecture

Hors ligne

Inscrit le: 28 Juin 2009
Messages: 403
Localisation: Région de Grenoble

MessagePosté le: Ven 14 Jan - 09:17 (2011)    Sujet du message: 2011-01-13 - Figaro : Procès Bissonnet : les conseils du vicomte d'Harcourt Répondre en citant

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/01/13/01016-20110113ARTFIG0077…

Procès Bissonnet : les conseils
du vicomte d'Harcourt


Par Stéphane Durand-Souffland
13/01/2011 | Mise à jour : 21:10



Le vicomte Amaury d'Harcourt, lundi dernier, dans la salle d'audience du palais de justicede Montpellier. Crédits photo : PASCAL GUYOT/AFP

Le vieil ami de Jean-Michel Bissonnet a livré sa version aux assises de l'Hérault. Il avoue avoir indiqué au tireur la façon de bien tuer. 

Amaury d'Harcourt, 85 ans, descend d'une des plus illustres familles françaises, mais il représente sa branche molle. Comme s'il jouait en permanence au ni oui ni non avec les assises de l'Hérault, devant lesquelles il comparaît pour complicité d'assassinat, il répond aux questions par «je pense» ou «je ne pense pas». Parfois, il triche un peu et ose un «oui et non». Autant dire qu'il ne répond pas, de sorte que ses interlocuteurs doivent reformuler leurs interrogations et comme monsieur le vicomte est dur d'oreille, l'exercice est usant.
Mercredi, Meziane Belkacem avait livré sa version de l'assassinat de Bernadette Bissonnet. Un récit fruste, mais cohérent dans ses grandes lignes. Quand M. d'Harcourt s'empare du micro, la cour passe du ras des pâquerettes aux sommets de l'extravagance. Écoutons comment le descendant des croisés raconte la fin tragique de Bernadette, épouse de Jean-Michel Bissonnet, son ami de 40 ans, survenue le 11 mars 2008. Ce jour-là, le vicomte est arrivé de l'Yonne à Castelnau-le-Lez, où l'a invité toute affaire cessante celui qu'il chérit comme «le fils (qu'il n'a) pas eu». Les deux hommes se rendent d'abord dans un magasin Decathlon, pour acquérir une veste en laine polaire car l'octogénaire grelotte un peu en soirée. Sur le chemin du retour, dans la voiture, M. Bissonnet explique à son père spirituel qu'il a décidé de supprimer Bernadette, car il refuse qu'elle modifie la décoration de leur gentilhommière. Elle aurait donc été condamnée à mort pour avoir voulu changer les rideaux. Amaury d'Harcourt ne déploie pas une énergie farouche pour dissuader le conducteur; tout juste lui conseille-t-il de divorcer, mais non, pas question, alors d'accord, on va tuer Bernadette. Pourtant, le vicomte martèle que «le crime ne correspond pas à (son) éthique». Cet homme de bien ne fit-il pas le voyage en Inde, auprès de Mère Teresa, pour soulager les lépreux?

Le trio prépare le crime De retour chez lui, M. Bissonnet présente à M. d'Harcourt son homme à tout faire, Meziane Belkacem, en affirmant à ce dernier -qui, le matin, a accepté d'exécuter le «contrat» moyennant 30.000 euros- que l'inconnu appartient aux services secrets. Va-t-on planifier le crime? Pas du tout, prétend Amaury d'Harcourt, selon lequel le laveur de vitres aurait alors demandé à son employeur de consulter l'Argus sur Internet, car il convoite une Laguna d'occasion. Une fois le site parcouru, le futur assassin réclame 5000 euros, que M. Bissonnet lui refuse: «en colère», Meziane Belkacem va bouder dans le jardin. Les deux autres l'y rejoignent et, de concert, se rendent dans le garage. Là, on explique à M. Belkacem, de nouveau conciliant, le maniement du fusil à canon scié. M. d'Harcourt admet avoir fait le geste qui lui fait encourir la réclusion à perpétuité: il montre «le plexus» à l'apprenti sicaire, afin que le tir soit mortel à coup sûr. Le trio se sépare en fin d'après-midi. Dans la soirée, comme on le sait, Meziane Belkacem tue Mme Bissonnet, se blesse, s'enfuit. Amaury d'Harcourt l'attend plus loin, s'empare de l'arme démontée et cachée dans une sacoche, va jeter le tout dans le Lez. Il poursuit sa navrante épopée devant les assises interloquées. Le 12 mars 2008, lendemain du drame, il retrouve Jean-Michel Bissonnet dans un café de Montpellier. L'homme d'affaires (qui nie toute implication et laisse à présent entendre que son ami a manigancé la tuerie dans son dos) «pleure, répète qu'il est malheureux, que toute sa vie s'écroule». Plus tard, le vicomte va à Aigues-Mortes, acheter un pantalon de gardian car si le remords est une chose, l'élégance en est une autre.
Tout cela paraît surréaliste. Le ni oui ni non sert à l'évidence à camoufler des oublis, voire des mensonges. Me Phung, partie civile, dans un questionnement percutant, ordonne le fatras. L'achat de la polaire? Un prétexte pour permettre au vicomte de quitter un ami qui l'hébergeait, afin d'aller récupérer l'arme encore chaude. Le pantalon? Un autre prétexte pour aller, à la demande de Jean-Michel Bissonnet, rencontrer M. Belkacem qui, comme par hasard, travaille dans une jardinerie, près d'Aigues-Mortes et, bientôt, portera le chapeau. L'incrédulité du vicomte quant aux intentions homicides de son presque fils? Elle n'existait plus après le huis clos du garage.
Avant le 11 mars 2008, Amaury d'Harcourt était un personnage fantasque et attachant, résistant et aventurier bien né. Depuis qu'il a laissé mourir Bernadette Bissonnet, il apparaît comme un lâche écervelé. Un vicomte pathétique, muré dans son donjon intérieur.
_________________
Résistez ! (Marie Durand, Aigues Mortes, la Tour de Constance)
La Justice existe, ne vous laissez pas briser par ses errements


Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau Index du Forum -> Le Procès Janvier 2011 -> Revue de presse janvier 2011 Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation

Powered by phpBB © 2001, 2018 phpBB Group
affiance theme by sparsely
Traduction par : phpBB-fr.com