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Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau :: 99 11-01-14 - MidiLibre : Audience n°5
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau
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99 11-01-14 - MidiLibre : Audience n°5

 
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JFD
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MessagePosté le: Ven 14 Jan - 10:25 (2011)    Sujet du message: 99 11-01-14 - MidiLibre : Audience n°5 Répondre en citant

http://www.midilibre.com/articles/2011/01/14/A-LA-UNE-Cinquieme-journee-les…


Édition du vendredi 14 janvier 2011
Procès BissonnetCour d'assises : la 5e journée en direct




DR





9 h 13 - Reprise des débats. Encore des révélations du vicomte !
Me Balling interroge son client le vicomte Amaury d'Harcourt. Ce dernier livre de nouvelles révélations. Notamment le fait qu'après l'assassinat, sachant que le crime a mal tourné, d'Harcourt et Bissonnet se mettent d'accord pour charger le jardinier Belkacem. Lors d'un repas à Paris, une semaine après les faits. "Aux gendarmes, il fallait bien dire que Belkacem avait demandé de l'argent à Bissonnet". "Belkacem dit la vérité alors ?". "Oui".

"C'était un mobile pour accuser Belkacem".
Pressé par les parties, d'Harcourt,

précise son propos : "c'était un mobile pour accuser Belkacem, c'était le scénario, dire qu'il avait demandé 5000 euros le matin".

9 h 40 - "Vous dissimulez des choses plus graves !"

Cet aveu du vicomte met hors de lui Me Leclerc, l'avocat de Jean-Michel Bissonnet. Il lui tire dessus à boulet rouge : "vous n'êtes pas gâteux monsieur, vous êtes brillant intelligent. Hier vous avez demandé une suspension, je pensais que c'était une réelle fatigue, mais je constate que la nuit porte un sérieux conseil. Il nous dit qu'il s'aligne sur Belkacem, je constate que cet homme nous a dit qu'il voulait libérer sa conscience hier et qu'il a menti ! Quelle garantie peut-on avoir qu'il dit la vérité ? Vous dissimulez en fait des choses plus graves ! Vous jetez un voile de suspicion sur toutes vos déclarations, voilà de quoi dépend peut-être la vie d'un homme !". 



10 h Le vicomte a contacté un témoin !

La journée démarre par un deuxième rebondissement. Le fantasque vicomte Amaury d'Harcourt a encore frappé. Il a contacté jeudi soir un témoin qui doit être appelé à la barre durant le procès ! Ce qui est formellement interdit. La raison ? Pour se souvenir quand il avait chassé avec Jean-Michel Bissonnet, dans les semaines qui ont précédé l'assassinat.
"Je voulais savoir, je n'étais pas sûr" se justifie benoîtement le vicomte.
  "Il a le statut de témoin et vous n'ignorez pas que vous ne devez pas contacter les témoins" le sermonne le président Mocaer. Le magistrat fait noter au greffier : "notez, monsieur d'Harcourt nous déclare qu'hier soir il a téléphoné à Jean-Michel M. afin de vérifier si Jean-Michel Bissonnet était venu à son domicile au début 2008".
 "Vous avez profité de votre liberté pour appeler un témoin !" s'insurge Me Leclerc. Cet incident pourrait avoir des conséquences en droit.

10 h 15 - Le président suspend.
 L'interrogatoire du vicomte s'est terminé dans la confusion. Place maintenant à Jean-Michel Bissonnet.

10 h 40 - "Monsieur Bissonnet, expliquez nous..."
Reprise des débats. Le président Mocaer donne la parole à l'accusé : "monsieur Bissonnet, les autres accusés ont parlé, expliquez-vous...".
"Je vais commencer par cette journée du 11 mars...".

11 h 15 - "Elle avait la figure pleine de sang, la bouche ouverte"
Le récit est long, précis, Jean-Michel Bissonnet donne une foule de détails sur ce 11 mars 2008 où sa femme a été assassinée.
"Le matin on s'est levés vers 7 h, on a pris le petit-déjeuner en lisant le journal comme tous les jours. Ensuite, vers 11 h, Méziane Belkacem est arrivé pour faire les vitres..." raconte l'accusé. Selon lui, Belkacem lui a demandé de l'argent, 5000 euros, pour s'acheter une voiture, ce qu'il a refusé. La journée s'est passée, il a reçu la visite du vicomte, son ami de 40 ans, avec qui il est parti acheter une veste polaire. Le soir, il est allé à sa réunion du Rotary. "J'en suis parti vers 21 h 50, ça a fini plus tôt que d'habitude. En entrant, je suis tombé sur le corps de Bernadette". Il coupe son récit. Sanglote. Et poursuit : "vous savez, quelqu'un qui n'a pas connu ce moment... Quand j'entends les saloperies qu'on dit sur moi... J'ai vécu des moments épouvantables, je savais pas où j'avais la tête, j'ai appelé le "17", je lui ai pris la carotide, le poignet, elle avait la figure pleine de sang, la bouche ouverte, un trou comme ça, de la terre partout...
Toute ma vie, il me restera cette vision d'horreur".

11 h 40 - "Il fallait absolument que je dise que j'avais tué ma femme !"
Le flot de paroles se poursuit, ininterrompu, toujours très détaillé. Jean-Michel Bissonnet raconte les jours qui ont suivi le décès de Bernadette, l'enterrement, l'incompréhension d'un tel drame. Jusqu'à sa garde à vue dans les locaux de la section de recherches, après les aveux de Belkacem. Où il conteste comme il l'a toujours fait avoir commandité l'assassinat de sa femme.
"Une garde à vue, il faut le voir pour le croire.On vous postillonne dessus, on pousse des hurlements, il fallait absolument que je dise que j'avais tué ma femme ! Mais j'ai nié les accusations qu'ils m'attribuaient, j'ai pas changé d'un iota. Ils m'ont appris que c'était Méziane Belkacem, je leur ai dit "c'est pas sa nature, c'est pas quelqu'un de violent".

12 h - "J'étais la proie facile, le multimillionnaire"
L'accusé reste calme.Il répond de bonne grâce aux questions du président. Sa sérénité tranche avec l'attitude beaucoup plus âgitée qu'il avait lors du premier procès, fin septembre. Mais comme il l' a fait depuis plus de deux ans, Bissonnet dénonce une sorte de complot pour expliquer qu'il soit accusé. Il s'en prend à l'enquête des gendarmes, au parquet ou encore à Midi-Libre. "J'étais la proie facile, le multimillionnaire ! Et j'ai passé plus de 1000 jours en prison pour rien, sur des accusations fausses, une enquête totalement partiale".

12 h 15 - Bissonnet compte sur les écoutes : "il y a tout dedans"
L'interrogatoire se poursuit. Sont abordées les relations de l'accusé avec d'Harcourt et Belkacem avant le crime. Mais il affiche une grande confiance avec une botte secrète, des écoutes téléphoniques qui seront évoquées la semaine prochaine.
"Ouf, je peux enfin m'expliquer devant des personnes qui m'écoutent. Ces écoutes que l'on attend depuis deux ans, c'est énorme ce que l'on voit dedans, ces écoutes de l'été 2008, c'est énorme, il y a tout dedans".

12 h 30 - Bissonnet aurait effacé le numéro de Belkacem.
L'accusé a réponse à tout. Il anticipe les questions gênantes. Notamment celle du numéro de Belkacem qu'il n'aurait pas donné aux gendarmes. "Bernadette s'était plaint de Belkacem, je lui ai dit "j'efface le numéro, on en parle plus".


12 h 45 - Audience suspendue. Reprise à 14 h 15.

14 h 31 - Les débats reprennent.
Bissonnet s'explique sur la venue d'Amaury d'Harcourt en mars 2008. Et à nouveau sur le déroulement de cette journée du 11 mars à l'issue de laquelle Bernadette est assassinée.

14 h 43 - "Je suis un peu macho"
Le président Mocaer entre à son tour dans les détails. Il demande à l'accusé s'il aime conduire sa voiture.
"Je suis un peu macho, j'ai horreur de me faire conduire" confirme Bissonnet.
"Pourquoi avez-vous laisser Belkacem conduire le véhicule de votre femme alors?".
"Il voulait l'essayer, pour ensuite l'acheter, ça lui faisait plaisir".

14 h 55 - "On n'a jamais parlé de faire assassiner ma femme"
Le vicomte a raconté que Bissonnet lui a fait part de son projet funeste le 11 mars après-midi. Dans la voiture, en allant faire des courses. Il conteste une nouvelle fois : "on n'a jamais, jamais parlé que je voulais faire assassiner ma femme, ce sont des élucubrations ridicules, ridicules !".

15 h 07 - "Le chien ne vient jamais au Rotary ?"
Autre point étrange relevé par le président. Ce soir là, Bissonnet part à sa réunion du Rotary en emportant le chien. Signe pour l'accusation qu'il ne voulait pas qu'il aboie lorsque Belkacem entre dans la maison.
"Non il ne vient jamais au Rotary, mais là il est entré dans la voiture sans que je le vois et il est sorti d'un coup comme un diable de sa boîte. J'ai aussitôt appelé ma femme pour lui dire que Pit était avec moi".

15 h 30 - "On me reproche d'avoir modifié la scène de crime pour 4 gouttes de sang !"
A nouveau, la découverte du cadavre est abordée. Au premier rang, dans la salle, les fils de la victime baissent la tête. Jean-Michel Bissonnet raconte, en pleurs: "j'ai vu une jambe, puis après du sang et j'ai vu Bernadette... J'ai pris le chien pour ne pas qu'il marche dans le sang, j'ai mis une veste sur le visage de Bernadette, je pouvais plus supporter de la voir comme ça, j'ai voulu la laisser en paix".
Le président s'étonne : il a alors passé la serpillière. Signe pour l'accusation qu'il a voulu enlever le sang de Belkacem qui s'est blessé en tirant.
L'accusé s'emporte : "on me reproche des bêtises, d'avoir modifié la scène de crime alors que j'ai juste pris une serpillière pour enlever quatre gouttes de sang ! Je sais pas pourquoi j'ai pris cette serpillière !" sanglote-t-il. Et cette serpillière j'aurai pu la cacher avant l'arrivée des gendarmes !".

15 h 44 - "Il n'y a pas d'urgence à s'occuper du chien !"
La cour continue son interrogatoire. Le président Mocaer relit les déclarations de garde à vue de JM Bissonnet quand il découvre le cadavre de sa femme. Certains éléments ne correspondent pas. Surtout le magistrat s'étonne de son comportement vis-à-vis de Pit, le chien qu'il va mettre dans la chambre, à l'étage.
"C'est étonnant d'en faire une priorité, il n'y a pas d'urgence à s'occuper du chien !" dit le président.
"C'est un chien qui gratte, c'est ça qui a attiré mon attention, je ne voulais pas qu'il aille vers le corps. Je pourrais vous sortir la version idéale préparée par mes avocats, mais non !".
"Ce n'était pas pour aller vérifier ce qu'il y avait dans la chambre ?"
Non, je pensais à ma femme. Pour moi, le chien, avant, après, excusez-moi, c'est pas le principal ! Si vous devez me condamner sur des choses comme ça, condamnez moi ! " lance, théâtral, l'accusé.

16 h 05 - MARC BISSONNET HURLE  "ET LA IL EST TRAIN D'ESSUYER DES TRACES DE SANG ?"
Terrible moment à la cour d'assises. Une chape de plomb s'abat dans la salle. Le président procède à l'écoute audio de l'appel à la gendarmerie de Jean-Michel Bissonnet lorsqu'il découvre le corps de sa femme. La voix n'est pas distincte. L'accusé effondré, en larmes, suffoque à l'appareil : "ma femme est morte, elle a été tuée.. Bernadette,mon amour... Y'a du sang partout, y'a du sang partout... Bernadette elle est morte". Dans le box, l'accusé est effondré, il se prend la tête entre les mains. Pleure. Son fils aîné Florent est sorti de la salle avant l'écoute. La conversation téléphonique dure plusieurs minutes. C'est interminable. Difficilement supportable. On entend des bribes de conversation et Bissonnet qui continue à suffoquer, à sangloter à la mort : "Bernadette je t'aime... Y'a du sang partout, mais pourquoi il a fait ça, elle était gentille Bernadette".
Au premier rang, Marc Bissonnet, fils cadet, n'en peut plus et hurle d'un coup à la cour sidérée : "et là, il est en train d'essuyer les traces de sang là ? Il est train d'essuyer des traces de sang là ?". Marc Bissonnet quitte la salle accompagné de ses proches. Pas une mouche ne vole. L'écoute se poursuit. Se finit enfin. Après onze minutes d'écoute.
L'audience est suspendue 30 minutes.

16 h 40 - Les débats reprennent.

16 h 41 - "Vous nettoyez le sang au cours de la conversation avec les gendarmes ?"
Les esprits se sont apaisés avec cette pause. Le président reprend l'interrogatoire. Il  évoque cet appel au centre opérationnel de la gendarmerie qui a marqué tous les esprits par sa violence et son intensité.
Le président fait repréciser le contexte de ce coup de fil : pendant ces onze minutes au téléphone où l'on perçoit une souffrance terrible chez Bissonnet, il effectue pourtant plusieurs actes étonnants.
"Vous confirmez tous ces gestes là : nettoyer les traces de sang, monter le chien à l'étage, éteindre la télévision, tous ces gestes vous les effectuer au cours de la conversation avec les gendarmes?".
"Sans doute" répond JM BIssonnet.

17 h 15 - "Vous effacer le numéro de votre employé le jour où il tue votre épouse"
Jean-Michel Bissonnet est en difficulté. Sur la question du numéro de téléphone portable de Méziane Belkacem, le jardinier qui a assassiné Bernadette Bissonnet.
"Vous employez quelqu'un depuis 5 ans, on sait que vous l'avez appelé en mars 2008 et le jour où votre employé tue votre épouse vous effacez son numéro de votre téléphone, c'est un élément à prendre en compte" le tance le président Mocaer.
"C'est la faute à pas de chance" répond l'accusé, rappelant que le jour des faits, la victime lui aurait fait part de son agacement au sujet du jardinier. D'où ce numéro effacé.

17 h 30 - Ce numéro qui dérange.
Le président insiste sur ce numéro du jardinier. Rappelle que Bissonnet ne l'a donné que très tardivement aux gendarmes, dans la soirée du 14 mars, trois jours après le crime, alors que l'étau s'était resserré sur Belkacem.
 "Votre beau-frère, votre belle soeur vous donnent ce numéro le 12 mars au soir. Vous passez toute la journée du 13 mars avec les gendarmes,qui perquisitionnent chez vous, et vous ne leur communiquez pas et ce n'est que le 14 mars que vous leur donnez..." détaille le magistrat.
"Je n'ai pas pensé, je l'avais dans ma poche... répond JM Bissonnet, embarrassé. Je ne savais plus ce que je faisais, j'étais dans les vapes à ce moment là... Je pensais surtout à mes enfants".

18 h 12 - "Le gendarme m'a dit " te voilà niqué profond"
L'accusé peine à trouver des explications lorsque le président Mocaer le confronte aux déclarations de Méziane Belkacem, qui en garde à vue a détaillé le plan qu'aurait imaginé BIssonnet.
"Comment Belkacem connaissait-il en détail votre éclairage? Comment savait-il que vous partiriez au Rotary avec votre chien et que vous téléphoneriez à votre épouse pour le lui dire ?".
Bissonnet répond à côté. Ou ne sais pas. Et met en cause les gendarmes enquêteurs.
"Ce sont les gendarmes qui ont soufflé à Belkacem ces informations ?"demande le magistrat.
"Je peux pas dire ça, mais y'a tellement d'éléments à charge... Et un gendarme, à la confrontation, quand on a parlé du chien m'a dit : "te voilà niqué profond". C'est ma parole contre celles de personnes assermentées".

18 h 30 - "Je fais tuer ma femme dans la maison que j'aime ? Pour qu'elle soit fichue ? Allons !"
La cour d'assises balaie toutes les questions du dossier. Notamment celle du mobile, de l'héritage et de l'amour de JM Bissonnet pour sa maison.
"Je fais tuer ma femme dans la maison que j'aime pour qu'elle soit fichue à jamais ? Allons ! Cette maison ça fait deux ans qu'elle est cuite, je veux la vendre, je vais la mettre en vente".

18 h 37- "D'Harcourt et Belkacem auraient agi pour l'argent ?"
Pourquoi d'Harcourt et Belkcacem auraient voulu supprimer Bernadette Bissonnet, thèse avancée par JM Bissonnet ?
"C'est pour l'argent monsieur ?".
"En partie, vous me demandez mes hypothèses.Je préfère les garder pour la fin des débats, au bout de quatre semaines j'aurai de quoi les étayer".

18 h 38- L'audience est suspendue jusqu'à lundi 10 h où l'interrogatoire de JM Bissonnet se poursuivra.


 
Yanick PHILIPPONNAT
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Résistez ! (Marie Durand, Aigues Mortes, la Tour de Constance)
La Justice existe, ne vous laissez pas briser par ses errements


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