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Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau :: 99 11-01-18 - MidiLibre : Audience n°7
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau
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99 11-01-18 - MidiLibre : Audience n°7

 
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MessagePosté le: Mar 18 Jan - 11:19 (2011)    Sujet du message: 99 11-01-18 - MidiLibre : Audience n°7 Répondre en citant

http://www.midilibre.com/articles/2011/01/18/A-LA-UNE-Suivez-en-direct-le-p…

Édition du mardi 18 janvier 2011
Assises de l'HéraultSuivez en direct le procès Bissonnet


Archives - Franck VALENTIN


DIRECT - Ce mardi, devant les assises de l'Hérault, se poursuit le procès Bissonnet. Aujourd'hui, les enquêteurs en charge des gardes à vue au cours de cette enquête sont auditionnés. Ils reviendront notamment sur les propos tenus par les trois accusés Meziane Belkacem, Amaury d'Harcourt et Jean-Michel Bissonnet après l'assassinat de Bernadette Bissonnet le 11 mars 2008 dans sa demeure à Castelnau-le-Lez.



DR

DIRECT - Ce mardi, devant les assises de l'Hérault, s'est poursuit le procès Bissonnet. Aujourd'hui, médecin légiste, balisticien et autres experts ont été auditionnés. Tous sont revenus sur les éléments de la scène du crime, sur l'arme utilisée (un fusil à canon scié) et sur le nombre de coups de feu tirés. L'une des questions principales : Bernadette Bissonnet a-t-elle été victime de deux ou trois tirs de fusil ? Une interrogation qui en suppose une autre : la victime a-t-elle été tuée par une ou deux personnes ?

9 h 40 - Reprise de l'audience : le médecin légiste décrit la scène de crime
Dr. Marc Beauvois, médecin légiste, est appelé à s'exprimer devant les jurés. Il a participé

à la levée du corps ainsi qu'à l'autopsie.
Le président M. Mocaer l'interroge : "Vous avez réalisé l'autopsie de la victime. Quels sont les actes accomplis?"
Dr. Bauboin : "Je suis intervenu à trois reprises dans ce dossier, pour la levée du corps, lors de l'autopsie. J'ai également porté assistance lors de la reconstitution des faits en juin 2008."

Debout devant le président et le jury, le médecin lit ses notes. Dans un discours précis, il explique comment s'est déroulé la levée du corps le 12 mars 2008. Il précise comment était positionné le corps de Bernadette Bissonnet au sol dans sa demeure à Castelnau. S'en suit une description des traces de sang découvertes à côté de la victime. "A proximité du corps, j'ai trouvé un fragment d'ongle que j'ai prélevé", déclare Dr. Beauvois.

Il décrit précisément les plaies découvertes sur le corps de Bernadette Bissonnet ainsi que les corps métalliques prélevés.

"L'autopsie a eu lieu le 12 mars 2008. Il a permis de compléter l'examen externe", explique le médecin.

10 h - Dans un vocabulaire médical, propre aux examens de la police scientifique, il décrit les hématomes retrouvés sur le corps et les effets des coups de fusil. Le corps de Bernadette Bissonnet était atteint de deux gerbes de plombs. Il conclut que le décès est survenu rapidement.

10 h 15 - "J'ai assisté à la reconstitution des faits", note Dr Beauvois. Méziane Belkacem a participé à cette reconstitution. Il y avait reproduit ses gestes qui ont abouti au meurtre de l'ancienne pharmacienne. Le médecin revient sur le déroulement des faits, notamment lors du second tir sur la victime.

En liant le geste à la parole, le médecin dévoile où se trouvaient les plaies sur le corps de la victime : au bras et au niveau du thorax. A la demande du président M. Mocaer, il démontre comment on distingue un orifice d'entrée de balle et l'orifice de sortie sur le corps de Bernadette Bissonnet.

M. Mocaer : "Que vous apportent les résidus de tir ?"
Le médecin légiste : "Ils nous permettent de déduire notamment la distance de tir."

10 h 20 - "La version des faits de Méziane Belkacem ne serait pas tout à fait exacte"
D'après le médecin légiste, la blessure au thorax est la cause de la mort. Il y a eu une "agonie de quelques minutes". "Elle a pu verbaliser quelque chose, mais cette blessure a abouti à une perte de conscience avant la mort", commente Dr Beauvois. Selon le médecin, la version des faits de Méziane Belkacem n'est pas tout à fait exacte. Il y a une incompatibilité notamment lors du second coup de fusil. Il expose donc ses hypothèses quant au déroulement de la scène du meurtre.

10 h 40 - La victime a-t-elle tenté de se relever ?
L'avocat général Pierre Denier prend la parole. "Est-ce qu'on peut imaginer que la victime ait voulu se relever ? J'explique mon propos. Sous le talon de la victime, il y a des trainées de sang. Est-ce possible, ou est-ce une construction de l'esprit ?", demande le magistrat.
Le médecin légiste : "C'est une hypothèse possible. En tout cas, c'est compatible avec mes constatations".

10 h 55 - Mais comment était positionnée Bernadette Bissonnet lorsque M. Belkacem a tiré ?
Me Nathalie Seynik, avocate de Jean-Michel Bissonnet, revient sur les coups de fusil portés par Méziane Belkacem sur Bernadette Bissonnet le soir du 11 mars 2008. Elle relève à nouveau les incompatibilités entre la version de faits de M. Belkacem et les constatations du médecin légiste sur le corps de la victime.
Subitement, Me Gérard Christol, avocat de M. Belkacem, demande au président de donner la parole à son client. "Je ne me souviens pas comment j’ai tiré. J’étais tout seul", rappelle M. Belkacem. Il explique que Mme Bissonnet a levé ses bras devant son visage face à lui.
"Vous tirez le premier coup de feu", demande le président M. Mocaer.
M.Belkacem : "Oui, après je ne me souviens plus bien".
M. Mocaer : "Vous n’êtes pas capable d’apporter plus de précisions ?"
M. Belkacem : "Non"

Le médecin légiste l’interroge à son tour. "Elle a levé les bras avant, pendant ou après le tir ?"
"Avant le tir", note le jardinier.

D’après le médecin légiste, au moment des faits, Bernadette n’était pas face à M. Belkacem mais légèrement de profil. Le bras levé pour se protéger n’était pas tout à fait positionné comme le jardinier l’indique. Le médecin mime la possible position qu’aurait prise Mme Bissonnet. "On peut imaginer que la victime était en train de se tourner tout en levant le bras" quand a tiré M. Belkacem.

Me Verine, avocat de M. Bissonnet, constate que le médecin légiste ne valide donc pas la version de M. Belkacem pour le premier tir. Ce que confirme Dr Beauvois.

Me Gérard Christol interroge à nouveau son client. "Etiez-vous bien sur les lieux, c’est bien vous qui avez tiré ?"
M.. Belkacem : "Oui"
Me Verine, avocat de Jean-Michel Bissonnet : "Tout à l’heure, vous avez noté que vous étiez tout seul. Pourquoi ?"
M.. Belkacem : "Parce que j’étais tout seul."

11 h 20 - Zoom sur les éléments de la balistique
Alain Artuso, balisticien, est appelé à s'exprimer devant les jurés. Avec son équipe, il a examiné la scène du crime. Dans un discours clair et concis, il décrit les impacts retrouvés sur le corps de la victime. Puis, commente le fonctionnement de l'arme du crime, un fusil à canon scié.
"Onze plombs de chasse ont été relevés" sur les lieux du crime, note Alain Arturo. Le balisticien détaille le diamètre de ces plombs, et expose les possibles distances entre le tireur et la victime.

11 h 40 - Alain Artuso revient sur la position de Bernadette Bissonnet lors du tir de M. Belkacem. "La victime devait être légèrement de profil, le bras levé devant son visage, la tête tournée vers le tireur." Ceci expliquerait pourquoi une plaie sur le bras a été constatée ainsi que plusieurs blessures sur le visage (dûes au plomb).

12 h - Le numéro d'identification de l'arme utilisée pour tuer Bernadette Bissonnet a été effacé
Le président M. Mocaer questionne l'expert balisticien. "Lorsque vous intervenez pour la première fois, en début de matinée du 12 mars 2008, vous faites un constat grâce aux traces sur le corps. Quelles sont vos hypothèses sur l'arme qui aurait pu être utilisée ?"
M. Artuso : "Au départ, je ne peux pas avancer d'hypothèses."
M. Mocaer : "Mais rapidement, d'après vous, il s'agit d'un calibre 16. C'est une évidence pour vous ?"
M. Artuso : "Oui."
(...)
M. Mocaer : "Quelle est l'utilité de scier un canon ?" (NDLR : Bernadette Bissonnet a reçu deux coups de fusil à canon scié).
M. Artuso : "L'arme est plus dissimulable, on se rapproche du gabarit de l'arme de poing."

Diffusion dans la salle d'audience de photos illustrant le fusil utilisé pour tuer Bernadette Bissonnet.

Le président et l'expert notent que la crosse de l'arme a été polie.
M. Mocaer : "Ca demande du temps (de polir la crosse) ? Dans votre rapport, vous dites que l'arme a été méticuleusement travaillée."
M. Artuso : "Ah oui, il faut prendre du temps."

L'expert rappelle que le numéro d'identification du fusil à canon scié a été effacé. "Lorsque je procède à son examen, cette arme a été entretenue au niveau du mécanisme. Ce qui n'est pas le cas de l'extérieur du fusil. Des pièces ont été lubrifiées. Ce sont les pièces de mouvement sur l'arme qui ont été lubrifiées".

12 h 15 - 12 h 30 - Diffusion de photos illustrant la reconstitution des faits par les experts. Le président M. Mocaer demande au balisticien d'énumérer les éléments retrouvés sur les lieux du crime. Se montrant très précis, Alain Artuso commente alors les impacts de balle, notamment grâce aux photos diffusées dans la salle. Ces illustrations révèlent aussi un volet de la maison des Bissonet, perforé par des plombs.

12 h 45 - Suspension de l'audience. Elle reprendra à 14 h 15.

14 h 25 - Reprise de l'audience
Me Phung, avocat du frère de Bernadette Bissonnet, prend la parole. Il interroge Amaury d'Harcourt.
Me Phung : "Vous êtes un grand chasseur. Vous connaissez les armes. Est-ce qu'un mode de chasse, un type de gibier, nécessite l'utilisation d'un canon scié ?"
Amaury d'Harcourt : "Non."
Me Phung : "Un fusil à canon scié n'a jamais été une arme de chasse ?"
Amaury d'Harcourt : "Non jamais !"

Me Phung à Jean-Michel Bissonnet : "Vous êtes également un chasseur. Quelles connaissances avez-vous des fusils à canon scié ?"
Jean-Michel Bissonnet : "Aucune."
Me Phung relit les auditions de Jean-Michel Bissonnet auprès des gendarmes : "Savez-vous avec quelle arme a été tuée votre épouse ?" ont demandé les forces de l'ordre à Jean-Michel Bissonnet. Ce dernier aurait répondu : "Selon la gerbe sur le corps, avec une arme à canon scié".

Me Phung coupe la parole à M. Bissonnet. Ce qui énervent les avocats de l'accusé, Me Seynik et Me Leclerc, qui tous deux s'emportent. Me Phung en rit.

14 h 40 - "Il y avait deux orifices sur le corps, il semblait qu'il y avait deux coups de feu", suppose l'expert.
Me Chalié, avocate des enfants Bissonnet et du père de la victime, interroge Alain Artuso, le balisticien. Elle lui demande comment il déduit qu'il y a eu deux coups de feu tirés en direction de Mme Bissonnet le 11 mars 2008 au soir. "Pour nous, il y avait deux orifices sur le corps, il semblait qu'il y avait deux coups de feu."

14 h 50 - L'avocat général Pierre Denier questionne à son tour l'expert.
La cour cherche à savoir si deux coups ont été tirés, comme le dit Méziane Belkacem, sur Bernadette Bissonnet, ou bien trois coups. Ce qui changerait la donne dans cette enquête.
Pierre Denier : "Nous sommes sur un fusil à canons juxtaposés (mais scié). (...) Quand le canon est scié, la convergence des deux canons est raccourcie. Et l'effet de convergence est atténué. Pouvez-vous me confirmer ceci ?"
Alain Artuso : "Avec un fusil à canon juxtaposé, il y a une convergence entre les deux canons qui mène à la médiane des deux canons. Ce qui n'est plus le cas avec un fusil à canon scié effectivement."

Pierre Denier : "Et si on avançait l'hypothèse de deux coups de feu simultanés. Vous nous avez expliqué que la seconde détente est souple." L'avocat général demande à l'expert si deux coups tirés en même temps est possible.
Alain Artuso : "On peut tirer simultanément, si le tireur a les doigts sur les deux détentes. Mais, attention, il y a toujours un décalage, même un léger décalage, entre deux détentes."

Pierre Denier : "Ça fait du bruit quand on tire avec cette arme ?"
Alain Artuso : "Oui."
Pierre Denier : "Quand vous avez effectué les essais de tirs, vous avez mis un casque anti-bruit ?"
Alain Artuso : "Oui. Un tir avec un fusil de ce type fait beaucoup de bruit."
Pierre Denier : "Donc, quand on tire un coup, ça fait du bruit. Quand on tire deux coups, ça fait encore plus de bruit. Et si on tire trois coups, ça fait bien plus de bruit."

15 h 25 - Deux experts, chargés de la contre-expertise, exposent les résultats de leurs recherches dans cette affaire.
Le président M. Mocaer : "Un seul coup de fusil a été tiré en direction du bras de la victime ?"
L'un des experts : "Scientifiquement, compte tenu de la quantité de plomb, il n'y a eu qu'un coup."
M. Mocaer : "Et si, dans l'hypothèse que deux charges sortaient en même temps du canon, qu'est-ce qu'elles provoqueraient en sortie de canon ?"
L'expert : "Il y a forcément un décalage entre deux coups. Les deux charges ne se touchent pas." D'après lui, deux coups ne peuvent pas être tirés simultanément.
Le second expert chargé de la contre-expertise : "Il est impossible d'effectuer un départ simultané de deux charges. En 36 ans de carrière, à chaque fois que je tire avec ce type d'engin (il monte du doigt l'arme du crime), ça me saute des mains. Alors, si je tirais deux charges en même temps, ça m'arracherait la main."

15 h 45 - "Tous les éléments de munition sont de calibre 16 comme le fusil"
Un nouveau témoin à la barre : Pierre laurent, expert venu de Ris-Orangis (Essonne). Il intervient comme témoin mandaté par les conseils de M. Bissonnet.
Pierre Laurent : "Je suis intervenu après les expertises balistiques et les conclusions qui ont levées des interrogations auprès des avocats de M. Bissonnet." Il décrit à nouveau le type d'arme utilisée dans cet assassinat. "Tous les éléments de munition sont des calibre 16 comme le fusil", explique-t-il.

16 h - Pierre Laurent : "Le médecin légiste retrouve des élément de bourrage au bras de la victime. On retrouve dans le bras une bourre, qui est mise sous scellée. D'où viennent ces éléments qui n'ont pas traversé le bras ? Je ne peux pas répondre à cette interrogation car les bourres dans le bras n'ont pas été mesurées, et ces éléments n'ont pas été confiés à l'expert en balistique.

16 h 10 - L'expert francilien : "Il y a eu une suspicion : deux tirs au bras, et un tir au thorax"
Pierre Laurent note, qu'au fil de ses recherches (qui ont eu lieu avant la contre-expertise), il y a eu une suspicion : deux tirs au bras, et un tir au thorax. Il raconte ensuite comment se sont déroulés ses investigations après la contre-expertise demandée dans cette affaire. Il relève que ses mesures ne correspondent pas aux résultats trouvés par les experts. "Comme j'ai trop de plomb et trop de bourre, je conclus qu'il y a deux tirs dans le bras".

16 h 35 - Pierre Laurent expose son hypothèse de deux tirs dans le bras de la victime. D'après lui, on retrouve sur la scène du crime bien trop de plomb pour que Meziane Belkacem n'est tiré qu'une fois au bras de Bernadette Bissonnet. "On a plus de plomb que ce qu'il en faudrait". Pour justifier son hypothèse, il expose un cas qui lui semble identique, qui s'est déroulé à Evry (Essonne).

16 h 50 - Diffusion de photos présentant des éléments retrouvés dans le bras de la victime.
Me Abratkiewicz, avocat du frère de Bernadette Bissonnet : "M. Laurent, vous venez en tant que témoin et non en tant qu'expert. Vous n'avez pas eu accès aux scellés dont l'arme, les munitions... Vous avez eu accès à certains éléments via des photocopies. Je voudrais savoir, M. Laurent, combien de plomb y en a-t-il en trop ?"
Pierre Laurent : "Entre 40 et 90 plombs de trop."
Me Abratkiewicz : "Pour trouver ce résultat, Monsieur, vous prenez pour base le résultat du médecin légiste soit, 117 plombs. (...) Si on part du principe que l'on n'a pas passé le balai dans ce hall, pensez-vous, qu'avec deux tirs simultanés dans le bras, on puisse en retrouver si peu ?"
Pierre Laurent : 'Oui".

17 h 15 - L'avocat général Pierre Denier prend la parole.
Le ministère public : "Pouvez-vous nous indiquer la vitesse de sortie de cartouche sur ce type d'arme ?" (rappelons que nous parlons d'un fusil à canon scié).
Pierre Laurent : "305 mètres par seconde."

17 h 20 - Compte tenu des propos tenus par Pierre Laurent, l'avocat général Pierre Denier demande au président M. Mocaer de réécouter les experts qui sont intervenus dans ce dossier. Pour ces derniers, l'hypothèse de Pierre Laurent n'est pas possible.

17 h 25 - Suspension de l'audience.

17 h 50 - Reprise de l'audience. Pierre Laurent, le témoin mandaté par les conseils de Jean-Michel Bissonnet, revient à la barre. Il est interrogé par Me Balling, avocat du vicomte d'Harcourt.

18 h 15 - L'avocate de Jean-Michel Bissonnet cherche à montrer que les expertises d'Alain Artuso (balisticien qui est intervenu sur les lieux du crime) comportent des incohérences.
Me Seynik : "Pouvez-vous nous indiquer que, lorsque M. Alain Artuso a fait son expertise, plusieurs bourres ne lui avaient pas été confiées ?"
Pierre Laurent : "C'est exact."
Me Seynik : "Au moment où M. Artuso fait sa première expertise, que lui manque-t-il ?"
Pierre Laurent : "Il lui manque deux bourres de remplissage et une bourre feutre en deux morceaux. Ces scellés n'ont pas été confiés aux experts."
Me Seynik : "M. Artuso n'a pas l'ensemble des bourres et conclu à deux tirs."
Pierre Laurent : "Par rapport aux éléments lors de ce premier examen, ces conclusions étaient justes."
Me Seynik : "Mais cela devient incohérent quand on lui confie les bourres manquantes ?"
Pierre Laurent : "Exactement, on a des éléments en trop du coup" par rapport aux premières conclusions d'Alain Artuso.

18 h 30 - Me Seynik relance l'hypothèse des trois tirs
Me Seynik : "Donc, s'il y a trois tirs ?"
Pierre Laurent : "Ca veut dire qu'il y a eu rechargement."
Me Seynik : "Les 1ers coups simultanés ne sont pas mortels, et c'est là que l'on recharge."
Pierre Laurent : "Oui, c'est là que l'on recharge."

18 h 40 - Alain Artuso est rappelé à la barre. Le balisticien s'explique à nouveau sur son expertise. Il revient point par point sur l'ensemble des éléments qui ont été mis à mal par l'expert francilien Pierre Laurent.

18 h 50 - L'un des deux experts, qui a réalisé la contre-expertise demandée dans cette affaire, contredit les propos de Pierre Laurent : "Pour confirmer l'exactitude de notre expertise, je vous indique que nous avons effectué nos travaux avec des cartouches parfaitement identiques à celles utilisées lors du tir. De plus, en 36 ans de carrière, je vous le redit. Le tir simultané n'est pas concevable avec cette arme, je ne peux pas l'accepter."

19 h - Diffusion d'images réalisées lors de l'autopsie du corps de Bernadette Bissonnet.
Une chape de plomb tombe dans la salle d'audience. Sur le grand écran, on y voit le bras blessé qui a reçu le 1e coup de fusil. Pierre Laurent commente ce visuel. "En regardant cette image, je ne peux pas dire s'il y a eu un ou deux coups, mais c'est compatible avec deux coups", explique-t-il.

Alain Artuso, qui pense qu'il y a eu un seul coup sur ce bras, expose sa vision des choses.

19 h 15 - Meziane Belkacem protège-t-il quelqu'un ?
Me Gerard Christol, avocat de Meziane Belkacem, s'emporte. Il s'interroge à haute voix : pourquoi son client, qui s'est accusé de l'assassinat de Bernadette Bissonnet, se serait contraint à porter ce meurtre si ce n'est pas lui qui a tiré le coup mortel. "Pour des raisons de peur, alors qu'il a avoué la pire des choses", qui aurait donc tiré une troisième cartouche ?

Meziane Belkacem se lève dans le box. Micro en main, il déclare : " Ce soir-là, j'avais deux cartouches. Maintenant, s'il y avait trois cartouches, je ne peux pas vous dire." Enfin, il explique qu'il n'y avait pas de 2e personne dans la maison des Bissonnet au moment du meurtre de Bernadette Bissonnet. "S'il y avait eu une 2e personne, je n'aurais pas hésité à le dire."

19 h 40 - Diffusion d'une image radiographique du bras de Bernadette Bissonnet. L'avocat général Pierre Denier se tourne vers les experts pour les interroger. Serge Barrère, qui a réalisé la contre-expertise dans cette affaire, commente cette image. D'après lui, s'il y avait eu deux coups de feu simultanés, compte tenu de l'importance qu'il y aurait eu de plomb dans le bras, le membre aurait été "pulvérisé".

20 h 10 - L'audience est levée. Elle reprendra ce mercredi à 9 h avec l'audition d'experts et d'enquêteurs
_________________
Résistez ! (Marie Durand, Aigues Mortes, la Tour de Constance)
La Justice existe, ne vous laissez pas briser par ses errements


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