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Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau :: 99 11-01-18 - France3 : Audience n°7
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau
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99 11-01-18 - France3 : Audience n°7

 
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JFD
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MessagePosté le: Mar 18 Jan - 11:21 (2011)    Sujet du message: 99 11-01-18 - France3 : Audience n°7 Répondre en citant

http://languedoc-roussillon.france3.fr/proces-bissonnet/index.php?page=arti…

Les experts témoignent
Médecin légiste et experts balistiques se succèdent à la barre. Le médecin légiste explique que le coup mortel a atteint le thorax de la victime, un premier tir sur l’avant bras n’a pas donné la mort. Le débat porte ensuite sur le nombre de tirs, un deux ou trois ? Car derrière ce débat au millimètre près se profile l’hypothèse d’un second tir réalisé par un second tireur, comme pour terminer la mission de Belkacem. Maître Christol redemande à son client si il a menti. Belkacem redit qu’il était seul ce soir-là dans la maison.





19 h 16 L’intervention de Me Christol.

Maître Christol intervient."Trois experts judiciaires viennent de confirmer les aveux de M. Belkacem , mais cela ne plaÎt pas à Monsieur Bissonnet, les gendarmes sont contre lui, les juges sont contre lui et maintenant les experts.
Qui vous paie M. Laurent ?
M. Bissonnet répond Pierre laurent

Je ne dis pas que M. Laurent est un escroc, je dis qu’il travaille pour M. Bissonnet.précise l’avocat.
Il explique ensuite que toutr l’utilité de ce débat toute cette science  était destinée à faire apparaître une troisième cartouche et même un tiers. Un d’Harcourt qui serait venu finir le travail
Il évoque les anciens avocats de Bissonnet Ces confrères sont partis parce qu’il se sont rendus compte que Bissonnet les avaient trahiS et Me Christol veut savoir si son client dit la vérité.
Il lui demande solennellement si il ment même pour des raisons de peur ?
Belkacem s’avance : "Ce soir-là, j’avais 2 cartouches, s’il y avait quelqu’un avec moi dans la maison, je n’aurais pas hésité de le dire".
19 h 00 Me Leclerc demande à voir les photos des blessures lors de l’autopsie de Mme bissonnet.
La belle famille se cache le visage. Bissonnet dans son box met sa tête dans les mains.
 "A voir la photo, je ne pas dire si il s’agit d’un ou deux tirs, mais c’est compatible avec deux" indique monsieur Laurent.


18 h 32 Le retour du premier expert balistique.
Monsieur Artuso dit ce qu’il pense de ce qu’il a entendu et confirme la thèse d’un seul tir sur le bras de la victime.
"Concernant les plombs je suis surpris très sincèrement qu’on puisse dire que les plombs apparaissent sur les radiographies du corps, n’ont pas été prises en compte"
Quand on parle de 200 plombs qui auraient disparu, c’est impossible à moins d’avoir utilisé du calibre 20, on a jamais vu cela ! poursuit-il

Il revient enfin sur le fait qu’il ne s’agit pour lui que d’un seul tir, un tir simultané aurait laissé une marque de brûlure du tissu. Ce qui n’était pas le cas, ici. assure le premier expert.
Les deux autres experts font remarquer que le travail de Pierre Laurent a été réalisé sur des bourres neuves. Celles qui existaient sur la scène de crime avaient forcément bougées ;
Enfin pour eux le tir parfaitement simultané n’existe pas . J’ai 36 ans d’expérience. "C’est inconcevable", assure fermement l’un d’eux.


L’audience est reprise à 18 h 00
S’engage un interrogatoire très technique et très minutieux sur les relevés des bourres opérés par l’expert de la défense . Questions de l’avocate de la défense de Bissonnet Nathalie Seynik.
"Si trois tirs cela veut dire rechargement ? " demande l’avocate. Pierre Laurent est d’accord.
Pierre Laurent explique qu’il avait accepté cette mission à condition que son rapport soit communiqué intégralement à la justice.

17 h 25 L’audience est levée pour 20 minutes
Interrogée pendant la suspension de séance, Maître Chalié qui défend les enfants Bissonnet émet l’hypothèse de l’existence d’un second tireur . Parce que Méziane Belkacem dit ne plus se souvenir du second tir. Parce qu’un tir simultané parti des deux canons du fusil scié est plausible. Un double tir sur le bras et le volet . Un troisième tir existerait donc.
Hypothèse que rejette l’autre partie civile Me Luc Abratkiewicz pour le quel il n’existe que la version de Belkacem qui a tiré deux fois et a tué Mme Bissonnet.

 17 h 00 Au centième de seconde près
L’avocat général Denier recompte les plombs. D’après la littérature balistique, le nombre moyen de plombs par cartouche est de 168.
"168 par deux, cela fait 736 précise Pierre Denier" Un nombre bien supérieur aux 307 plombs repérés par Pierre Laurent. la remarquesemble déstabiliser l’expert commandé par la défense de Bissonnet.
L’avocat général précise qu’une telle arme tire à la vitesse de 305 mètres par seconde. "Si il y a eu tir simultané nous en sommes au centième de seconde près".

16 h 22 Long débat sur la déperditon des plombs.
Trop de plombs mais pas assez pour remplir une troisième cartouche fait remarquer le président de la cour.
L’expert diligenté par la défense lui dit qu’il est possible que la blessure du bras ait été faite par un double tir. Alors que les trois experts précédents disent que les deux tirs auraient occasionné beaucoup plus de dégâts dans le bras en cas de double tir. 
Des photos des différents éléments de bourre de remplissage retrouvés dans le bras de la victime sont diffusés sur grand écran dans la salle d’audience.
Me Abratkiewicz rappelle que ce témoin a travaillé sur des photocopies de mauvaise qualité. L’avocat précise que le témoin n’a pas vu l’arme, ni les scellés, ni la scène de crime.
L’expert estime qu’il y a entre 40 et 90 plombs de trop. Et qu’il y a eu deux tirs simultanés qui expliquent les éléments retrouvés dans le bras et le volet.

15 h 49 Encore un expert balistique Pierre Laurent appelé à témoigner par la défense de Bissonnet.
 Pierre Laurent montre un power point à la cour. Son profil tranche avec celui des deux précédents experts plus natures et spontanés.
Il détaille un schéma avec les différentes parties de la cartouche. Redit que l’arme a été retrouvée avec une seule douille à l’intérieur du canon gauche.
D’après lui la plaie au bras a été tirée de très près. Celle au thorax de plus loin du fait de la dispersion des plombs observée.
Il confirme que pour la seconde blessure, des constations sont incohérentes avec le récit de l’accusé Belkacem. Il remarque aussi des morceaux de bourre qui n’ont pas traversé le bras. C’est une interrogation car les bourres peuvent se fragmenter. Autre interrogation le nombre de plombs dans le bras : 120. En tout cela fait 307 plombs relevés sur la scène de crime.
Y aurait-il eu deux tirs en direction du bras et un seul au thorax ? s’interroge Pierre Laurent.

Il faut préciser que cet expert a travaillé sur photocopies. Après la reconstitution.
Le médecin consulté, décompte 117 plombs.
L’expert s’interroge sur la masse de bourrage trop importante et la longueur . C’est beaucoup pour deux cartouches. Il conclut qu’il y a deux tirs pour le bras.

 15 h 38 Me luc Abratkiewicz lit à l’audience une lettre de Bissonnet à son beau-frère lui expliquant qu’il y a eu 3 tirs et qu’il en a la preuve formelle.
Selon Bissonnet un tir en l’air, un tir trop court et un troisième tir long qui touche mortellement son épouse.

15 h 05 La contre-expertise
"Il nous fallait déterminer si il y a eu un ou deux tirs". explique le second expert en balistique .

"J’ai retrouvé une boîte de cartouche Gévelot de l’époque, comme celles utilisées. J’ai décortiqué ces cartouches. C’était du calibre 16 et du plomb de 6. 2 mm 75 de diamètre. "
Il revient sur la présence de 262 plombs par cartouche.
Pas de doute pour un seul tir dans le bras de la victime explique son collègue venu d’Aix en Provence.
"Les deux charges simultanées ne sont pas loin en théorie mais elles ne se touchent pas".
Son collègue ajoute que cela provoquerait un recul terrible de l’arme, incontrôlable. Il ajoute que l’avant bras aurait été complètement détruit.

14 h 58 La blessure de Belkacem
A la reconstitution Belkacem tenait son fusil avec le pouce gauche devant le canon gauche du fusil ce qui expliquerait que son ongle gauche a été arraché.
Question de Me Leclerc qui demande à la cour que l’expert reste quand Belkacem sera interrogé.

14 h 46 L’avocat général Denier s’intéresse aux armes
Les canons d’un fusil juxtaposés ou superposés, ont une légère convergence explique l’avocat général en faisant référence à une discussion avec un ami chasseur. Cette convergence est légèrement effacée quand le fusil est coupé ?
L’expert confirme.
Pour un tir simultané il faut d’abord actionner la détente droite puis la détente gauche demande Pierre Denier.
Le tir est aussi simultané si on reste le doigt sur les deux détentes. précise l’expert Mais un percuteur part toujours avant l’autre "C’est de la mécanique"
Comment expliquer la blessure au pouce ?
Soit par l’extraction d’une cartouche, soit parce que le tireur a laissé son pouce à la sortie du canon court se lance l’avocat général.
Cela fait du bruit, ce type d’arme. demande le magistrat. Oui un bruit très fort acquiesce l’expert.


14 h 30 reprise de l’audience Il est toujours question de l’expertise balistique. 
 Me Phung demande à d’ Harcourt, vous qui êtes un chasseur devant l’éternel y a -t-il un mode de chasse qui nécessite l’usage d’un canon scié ?
Réponse de D’Harcourt : aucun.
L’avocat demande ensuite à l’expert si il peut voir s’il s’agit d’un tir au canon scié d’emblée. L’expert répond par la négative. Ce ne sont que les expertises légistes et balistiques qui le déterminent.
Enfin à Bissonnet : Avez-vous déjà utilisé un fusil à canon scié. Jamais est catégorique Bissonnet. "C’est la première fois que j’en vois. Alors pourquoi parlez-vous d’un tel fusil dans votre déposition ? réplique l’avocat.

-Parce que je repère une gerbe de plomb différente de celles qui existent à la chasse. Les chasseurs le savent"conclut Bissonnet 


12 H 45 L’audience est levée.
Le débat s’est concentré sur l’hypothèse d’un double tir sur l’avant bras de la victime, un tir simultané.

12 H 05 Les cartouches
L’expert explique qu’une cartouche est constituée de poudre, de bourre matière de remplissage entourée d’une matière inifugée et de plombs.
Il parle de cartouches de fabrication industrielle, de cartouches de calibre 16 anciennes des années 70, 80 de plombs de 6. 262 plombs par cartouche. 
Ces cartouches seraient chargées à 32 g.

11 H 46 Il n’y a eu que deux coups de feu
L’expert en balistique est formel quant à l’existence de deux tirs et l’absence d’un troisième. Il explique que la victime devait être de profil lors de la première décharge et qu’elle pourrait être tombée en partie lors du second tir.
Le tir sur le volet laisse penser à une très forte dispersion du tir.
le canon scié est utilisé sur les braquages, plus facilement dissimulable, plus facile à trouver qu’une arme de poing.
La crosse est sciée en arrière de la poignée et arrondie. C’est un travail méticuleux sans arête saillante. "Cela a demandé du temps. Le numéro a été effacé avec une petite meule. Mais un autre numéro a été retrouvé sur un canon, trop vieux pour remonter jusqu’au propriétaire.
"C’était une arme bien entretenue". 



11 h 09 L’expert balistique arrive avec un dossier très volumineux.
Il est intervenu à 10 h 00 le lendemain du crime. Il décrit le hall, le corps gisant sur le dos. Il existe un impact à proximité du crâne de Mme Bissonnet. Autre impact sur un volet à 1 m 30 du sol, la baie vitrée en arrière du volet est brisée.
Un tir a eu lieu au niveau de la malle en osier, selon l’expert vue la dispersion de sang à l’intérieur de la malle.
Il parle d’une distance de 50 cm pour le premier tir dans l’avant bras et d’une distance inférieure à 2 m pour le second.
L’examen de l’arme retrouvée dans le Lez. Elle est en deux parties : la bascule crosse et les canons. Il fait la démonstration du montage de l’arme, de son déverrouillage et de son armement.
L’expert décrit le fusil de chasse à canon scié. Cette arme a été lubrifiée avant son utilisation. Des traces sont restées malgré son immersion dans l’eau. Son numéro a été effacée. il s’agirait d’une arme espagnole datant de 1966. Sa longueur moins de 45 cm. Son port et son transport sont interdits et sa détention soumise à autorisation préfectorale.


10 h 35 Debout ou au sol ? De face ou de profil ?

Le médecin légiste explique à Me Chalié les difficultés de donner la position exacte de madame Bissonnet. On peut penser que Mme. Bissonnet avait mis son avant bras en avant pour se protéger mais ce n’est qu’une hypothèse.
L ’avocat général Denier demande si la victime aurait pu se relever avec sa main droite restée intacte ? C’est une hypothèse compatible selon le médecin légiste.
Questions de la défense de Bissonnet qui revient sur la version de Belkacem.
Selon l’expert : Tirer de la même place les deux fois depuis l’escalier sans se déplacer entre les deux tirs n’est pas possible. Il manque aussi des indications sur la position de Bernadette Bissonnet au sol.
Belkacem depuis le box revient sur sa version et prend la parole :

"Je sais que j’étais tout seul ce jour là et j’ai fait les deux tirs. Elle a levé les bras avant le tir. Elle est face à moi. Après je ne sais plus. J’ai un voile dit Belkacem en conclusion.
Le médecin légiste ne valide aucune version de M. Belkacem sauf si pour le premier tir la victime est de profil comme si elle commençait à se retourner.
Maître Christol demande si son client était bien sur les lieux " car à écouter l’expertise, on ne sait plus."

10 h 02 Un second tir moins évident
 Le médecin légiste a assisté à la reconstitution le 17 juin 2008.
Selon lui, le premier tir, tel que décrit par Belkacem à l’époque, est compatible avec les constatations de l’autopsie. Un tir de face, la victime étant debout, faisant face au tireur.
Belkacem était moins précis dans ses explications pour le second tir. L’hypothèse d’un second tir quand la victime est à terre est envisageable selon le médecin légiste mais il indique qu’il n’avait pas assez de précisions sur la position de l’arme pour ce second tir.

 Le tir sur l’avant-bras n’était pas mortel précise le médecin qui répond aux questions du président. Il n’est pas possible de dire si ce premier tir a projeté le corps de Madame Bissonnet à terre. La blessure mortelle est celle intervenue par le tir dans le thorax. L’artère sous-clavière a été touchée. Ce qui a entraîné une mort rapide.

9 h 41 Le docteur Marc Beauvois, médecin légiste dépose à la barre. Il appartient au service de médecine légale de Perpignan
"Le corps était dans le hall sur des débris d’un pot de fleur. Une mare de sang existait sur la partie supérieure ainsi que de la terre" explique le médecin
Florent le seul fils présent à l’audience ce mardi martin, est sorti pendant la description du corps de sa mère. Bissonnet dans le box, a la tête enfouie dans son cou, il ferme les yeux. Belkacem reste figé.
Le corps comporte deux plaies béantes La plus grande de forme ovale comporte un criblage de plombs, elle mesure 11 cm sur 7 cm. Pas de traces de lutte ou de traumatisme.
Le médecin conclut à la présence de deux gerbes de plomb l’une dans le thorax, l’autre sur l’avant bras de la victime. Pas de trace de lutte ou de défense. La mort aurait été rapide.

9 h 21 L’audience doit reprendre et est annoncée avec plus d’un quart d’heure de retard.
Seul le vicomte d’Harcourt est déjà assis dans son fauteuil devant le box des accusés encore vide.
_________________
Résistez ! (Marie Durand, Aigues Mortes, la Tour de Constance)
La Justice existe, ne vous laissez pas briser par ses errements


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