Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau Index du Forum
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau :: 99 11-01-20 - MidiLibre : Audience n°9
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau
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99 11-01-20 - MidiLibre : Audience n°9

 
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MessagePosté le: Jeu 20 Jan - 15:34 (2011)    Sujet du message: 99 11-01-20 - MidiLibre : Audience n°9 Répondre en citant

http://www.midilibre.com/articles/2011/01/20/A-LA-UNE-Suivez-en-direct-le-p…

Édition du jeudi 20 janvier 2011
Bissonnet"Je suis un peu paniqué suite aux articles de Midi Libre"



David CRESPIN





DIRECT - De jour en jour, la tension monte crescendo au procès Bissonnet. Aujourd'hui, aux assises de l'Hérault, la parole est donnée aux experts en automobile, en biologie et en téléphonie. Une audience qui devrait, à l'image des huit premières journées de ce procès, comporter son lot de révélations et confirmations.

9 h 10 - Reprise de l'audience
Le président M. Mocaer à Paul Pierre, expert en automobile : "Vous avez été missionné par un juge d'instruction. Expliquez-nous votre mission et vos conclusions ?"
L'homme, à la barre, lit ses notes. Il explique qu'il a analysé le véhicule de Méziane Belkacem, une Renault 5. "Le véhicule fonctionne normalement.(...)

A l'issue de l'examen, la voiture a été fermée et mise sous scellés."

Aucune question des jurés et des avocats.

9 h 20 - Marie-Claude Belrivo, biologiste, est appelée à la barre.
Missionnée par le juge d'instruction, on lui a demandé de retrouver des traces de sang dans le véhicule de Meziane Belkacem. "J'ai réalisé des prélèvements, mis sous scellés par les gendarmes. J'ai également prélevé une lampe électrique et un mouchoir." Au total, 10 éléments ont été mis sous scellés.

"Le mouchoir était ensanglanté. Il comportait quelques taches rougeâtres." Elle explique qu'elle a réalisé l'analyse ADN des traces de sang. Sur le mouchoir, trois traces de sang ont pu révéler un profil génétique masculin.

Aucune question des jurés et des avocats.

9 h 30 - 10 h - Diffusion d'écoutes téléphoniques. Voici quelques extraits.
Entre Jean-Michel Bissonnet et Jean-Paul Fernandez le 17 ou 18 mars 2008 :
Bissonnet lui annonce la mort de Bernadette. "J'ai une très mauvaise nouvelle à t'annoncer...."
(...)
Jean-Paul Fernandez : "Comment s'est arrivé ?"
Jean-Michel Bissonnet : "Elle a été tuée d'un coup de fusil. (...) J'étais parti au Rotary. Et quand je suis rentré, je l'ai trouvé morte."
Jean-Paul Fernandez est abasourdi par la nouvelle.

Conversation entre Jean-Michel Bissonnet et Philippe Chassin (9 minutes). Cette discussion intervient après la mort de Bernadette Bissonnet.
En raison notamment du nombre d'oeuvres d'art qui se trouvent dans sa demeure, Jean-Michel Bissonnet demande à son correspondant s'il connaît quelqu'un qu'il pourrait loger. Objectif : sécuriser la maison. Son adresse a été donnée dans la presse. "Je suis un peu paniqué suite aux articles de Midi Libre (...) Les voleurs savent qu'il y a des oeuvres d'art dans cette maison", dit-il. Il explique qu'il dispose d'un petit studio pour accueillir un possible locataire. Puis, il vient rapidement au drame qui s'est déroulé le soir du 11 mars. "Pour l'instant, je suis le principal suspect. Je suis parti au Rotary, et j'ai oublié de fermer la porte", lui explique Bissonnet. Puis il expose son hypothèse sur le déroulement de  l'assassinat de son épouse.

Conversation entre Jean-Michel Bissonnet et son frère Jean-Marc, le 18 mars 2008.
"Pour l'instant, je suis le seul coupable..", annonce Jean-Michel à son frère.
Jean-Marc : "Le suspect, le suspect..."
Jean-Michel : "Oui, le suspect.

10 h - Suite de la diffusion d'écoutes téléphoniques. Silence dans la salle.
Extrait de la conversation entre Florent Bissonnet et son père le 19 mars 2008.
"Je suis avec Amaury. Il est en train de se soûler," déclare J.-M. Bissonnet.
Florent : "Ah bon pourquoi ?"
Bissonnet : "Parce qu'il avait besoin d'alcool."
Florent : "Tu vas chez ton copain Jean-Pierre ?"
Son père : "On va aller chez le copain d'Amaury ce soir. Venez à la maison demain midi."

10 h 15 - Jean-Michel Bissonnet se lève dans le box des accusés. Il donne son opinion sur ces conversations téléphoniques. "Je pense qu'il faudrait remettre tout ceci dans son contexte. Ce sont des conversations soigneusement choisies. On va commencer avec M. Fernandez. C'est un cousin. Il est programmateur." Il note qu'il l'a appelé pour effectuer une modification sur un logiciel qui gère des abonnements.

"Concernant l'appel avec M. Chassin. M Chassin est un ami, il est adjoint au maire de Castelnau. J'ai entendu que j'avais plusieurs objets d'art dans ma maison. C'est faux ! J'ai un seul tableau de valeur dans ma maison. Ce qui est dommageable, c'est que l'on dise à la presse que j'ai plusieurs objets d'art." Pour expliquer pourquoi il lui demande de trouver un possible locataire : "Je ne pouvais pas être seul dans la maison, j'avais besoin d'une présence."

10 h 20 - Mais qui est Jean-Pierre ?
M. Mocaer questionne Jean-Michel Bissonnet puis Amaury d'Harcourt. Il leur demande qui est "le copain Jean-Pierre" mentionné dans la conversation entre Florent et son père. Tous deux expliquent qu'ils ne savent pas qui il est.

10 h 25 - Michel Polidoro, adjudant-chef à la section de recherche de Montpellier, vient à la barre. Dans cette enquête, l'officier de police judiciaire a étudié la téléphonie. Il a également effectué le recensement des adresses mails de la famille Bissonnet.

Dans un discours particulièrement précis, il dresse la liste des téléphones sur lesquels il s'est penché dans son enquête (notamment le téléphone fixe du couple Bissonnet et les portables des accusés). "Au fil des perquisitions, et des téléphones trouvés, il ne fait aucun doute que les personnes détentrices de ces téléphones sont bien les utilisatrices" de ces appareils.

Concernant le téléphone du "jardinier": "De décembre 2007 à mars 2008, le téléphone de Méziane Belkacem a déclenché des relais de l'Hérault, du Gard et du Vaucluse. Je n'ai relevé aucun signal dans l'Yonne et dans la région parisienne", explique Michel Polidoro. "Malgré ce résultat, j'ai analysé les téléphones de la famille Belkacem. Je n'y ai repéré aucun signal dans l'Yonne et dans la région parisienne."

10 h 35 - Les téléphones portables permettent de connaître les déplacements du couple Bissonnet.
Michel Polidoro détaille les différents mouvements enregistrés par les portables du couple. On distingue plusieurs voyages entre la région parisienne et Montpellier. Le portable de Jean-Michel Bissonnet a émis, pour sa part, un signal dans l'Yonne, à Rogny-les-Sept-Ecluses en janvier et février 2008.

10 h 45 - L'officier de police judiciaire énumère les signaux relevés sur les portables de M. Bissonnet et M. d'Harcourt, le 12 mars 2008. Le portable de Jean-Michel Bissonnet est détecté toute la journée sur Montpellier puis à Castelnau-le-Lez. Celui de M. d'Harcourt est enregistré à La Grande-Motte et à Aigues-Mortes dans la matinée. Il déclenche le relais de la place de la Comédie à Montpellier vers midi. Dans l'après-midi du 12 mars, il est repéré à Montpellier puis à Prades-le-Lez.

Du 1er décembre à mars 2008, Michel Polidoro note que le positionnement des téléphones de Jean-Michel Bissonnet et d'Amaury d'Harcourt permettent de supposer qu'ils se sont rencontrés en région parisienne, dans l'Yonne et dans le Loiret.

10 h 50 - A l'aide d'un tableau diffusé sur grand écran, Michel Polidoro détaille l'ensemble des échanges téléphoniques relevés le 11 mars 2008 entre notamment Jean-Michel Bissonnet, Amaury d'Harcourt, la gendarmerie...

11 h - S'en suit la lecture précise des appels émis le 12 mars 2008, au lendemain de l'assassinat de Bernadette Bissonnet. Michel Polidoro à la barre : "Le 12 mars, à 9 h 16, les téléphones de M. Bissonnet et celui de M. d'Harcourt s'appellent." Les jurés ont sous les yeux une copie de ces relevés téléphoniques. Concentrés, ils suivent sérieusement l'exposé de Michel Polidoro. Ce dernier commente ces échanges téléphoniques jusqu'au 21 mars 2008.

11 h 15 - Sa conclusion : on ne relève, à aucun moment, d'appels entre les téléphones de M. d'Harcourt et M. Belkacem. Il explique qu'il a également analysé les téléphones de la famille Belkacem, sur lesquels il n'a repéré aucun appel vers M. d'Harcourt. "En 3 mois et demi d'utilisation (NDLR : entre fin décembre 2007 et le 21 mars 2008), M. Bissonnet et M. d'Harcourt sont souvent en communication et ont eu la possibilité de se rencontrer à trois reprises. Une partie des déclarations de M. Belkacem et M. Harcourt sont confirmés par ces relevés téléphoniques."

11 h 20 - Suspension d'audience.

11 h 50 - Reprise de l'audience.
Le président M. Mocaer : "Est-ce que M. Belkacem n'était pas susceptible d'utiliser une autre puce ?"
M. Polidoro : "Oui, je me suis posé la question. Mes constatations me poussent à penser le contraire. Je ne vois pas pourquoi il aurait une autre puce. Mais c'est possible néanmoins. (...) Cela étant, je n'ai pas d'autre numéro pour M. Belkacem."
M. Mocaer : "Lors de sa fouille en garde à vue, M. Belkacem était en possession d'une autre puce. Est-ce que vous avez croisé, avec vos données, les éléments de cette deuxième puce ?"
M. Polidoro : "J'ai dû les croiser. Si vous me donnez le numéro de téléphone, je peux le retrouver dans mes notes."
M. Mocaer : "M. Belkacem, pouvez-vous nous donner le numéro de cette carte SIM ?"
M. Belkacem se lève dans le box et prend le micro : "Le numéro, je ne m'en rappelle plus."
L'avocat général Georges Gutteriez cite le numéro de cette seconde puce à la cour. M. Polidoro le note pour vérifier qu'il apparaît dans ses recherches.

12 h - 13 appels entre M. Bissonnet et M. Belkacem du 1er janvier au 11 mars 2008
M. Mocaer : "Entre le 1er janvier et le 11 mars 2008, pouvez-vous nous dire combien de conversations téléphoniques il y a eu entre M. Belkacem et M. Bissonnet ?"
M. Polidoro : "Je ne peux pas vous dire exactement. Mais, il y en a eu plusieurs." L'officier de police judiciaire allume son ordinateur portable. Il cherche à répondre à la question du président. Il énumère tous les appels échangés.
- Le 1er janvier 2008, appel d'une durée de 78 secondes, du portable de Belkacem vers M. Bissonnet,
- Le 3 février, appel de 60 secondes,
- Le 4 février, appel de 67 seconde, de M. Bissonnet vers M. Belkacem.
- Le 8 février, appel de 62 secondes entre M. Bissonnet et M. Belkacem.
- Le 11 février, appel de 6 secondes de M. Belkacem vers M. Bissonnet.
- Le 11 février, appel de 31 secondes de M. Bissonnet et M. Belkacem.
- Le 22 février, appel de 54 secondes de M. Bissonnet vers M. Belkacem.
- Le 22 février, appel de 64 secondes de M. Belkacem vers M. Bissonnet.
- Le 26 février, appel de M. Bissonnet vers M. Belkacem.
- Le 26 février, appel de 51 secondes de M. Belkacem vers M. Bissonnet. M.Belkacem tombe sur le répondeur.
- Le 2 mars, appel de 122 secondes de M. Bissonnet vers M. Belkacem.
- Le 6 mars, appel de 76 secondes, appel de M. Bissonnet vers M. Belkacem. M. Bissonnet tombe sur le répondeur.
- Le 6 mars, appel de 39 secondes de M. Belkacem vers M. Bissonnet.
Soit 13 appels entre le 1er janvier et le 11 mars 2008.

12 h 15 - Michel Polidoro liste les appels émis entre M. Bissonnet et M. d'Harcourt. Il procède de la même manière en indiquant les dates des appels et leur durée.

12 h 24 - M. Mocaer : "Y a-t-il eu un appel entre M. Bissonnet et M. d'Harcourt le 9 mars ?"
M. Polidoro recherche dans ses notes. Il peine un peu à répondre à la questions. Au bout de quelques minutes, il confirme que les deux hommes se sont entretenus le 9 mars 2008. Il relève un appel de 39 secondes de M. Bissonnet vers M. d'Harcourt.

12 h 30 - L'officier de police judiciaire dresse la liste des appels échangés par M. d'Harcourt et M. Solignac au début du mois de mars 2008. Le 11 mars 2008, le téléphone de M. d'Harcourt déclenche le relais de Prades-le-Lez (Hérault). Ce qui prouve, que le 11 mars, le vicomte était arrivé dans la région de Montpellier.

12 h 45 - Le président de la cour M. Mocaer demande à M. d'Harcourt le numéro de son ex-épouse. Ce dernier recherche dans son téléphone et explique qu'il n'a que son numéro de portable. Or, après recherche dans les pages blanches, la rédaction de Midi Libre note que l'ex-épouse de M. d'Harcourt a bien une ligne fixe sous le nom de "d'Harcourt".

13 h - 13 h 15 - La cour scrute les fadettes du téléphone de M. Belkacem
L'avocat général Pierre Denier demande à M. Polidoro de vérifier les fadettes de M. Belkacem et, notamment, l'appel qu'aurait passé M. Bissonnet à son "jardinier" le 26 février, à 11 h 11. Selon le magistrat, à ce moment-là, le téléphone de Belkacem a déclenché un signal sur le relais de Montpellier. Où était-il véritablement ? à Montpellier ou à Castelnau-le-Lez (chez ou à proximité de la maison des Bissonnet) ?

M. Poulidoro relit les relevés téléphoniques et décrit, sur quels relais téléphoniques, a été repéré le signal du téléphone de Méziane entre janvier et mars 2008. Selon les fadettes, ce portable a émis un signal à Montpellier les 9, 10, 11, 12, 14, 15, 25, 26 et 28 février 2008, ainsi que les 2, 3, 6 et 10 mars 2008. Le 13 février 2008, il a été repéré au Castelnau-le-Lez et Montpellier. Le 11 mars 2008, on note un signal à Castelnau-le-Lez.

13 h 25 - Me Iris Christol, avocate de M. Belkacem, note que le téléphone de son client a émis un signal au Pontet, dans le Gard, le 12 mars 2008. Elle en déduit que M. Belkacem et M. Bissonnet ne se sont donc pas rencontrés à ce moment-là.

13 h 30 - Me Gérard Christol, avocat de M. Belkacem, note que le matin des obsèques de Bernadette, M. Bissonnet et M. d'Harcourt se sont appelés huit minutes à une heure de l'enterrement.
M. Bissonnet : "Que peut-on avoir comme conversation à une heure des obsèques à votre avis ?"
Me Christol : "Dites-nous !"
M. Bissonnet : "On a parlé des enfants, de la mort de Bernadette...".
Me Christol : "Huit minutes à une heure de suivre le corbillard."
M. Bissonnet : "Votre question est déplacée, je ne vous répondrai pas !"

13 h 35 - Me Vérine, avocat de M. Bissonnet, note qu'une seconde puce a été découverte sur Méziane Belkacem lors de sa garde à vue le 20 mars 2008. Elle aurait disparu "pendant six mois". M. Polidoro note que cette seconde puce figure dans ses notes informatiques, et qu'elle a bien fait l'objet d'une analyse lors de l'enquête.

13 h 54 - Me Vérine relève que des numéros de téléphones ont été masqués dans le PV transmis au juge d'instruction. Il s'agit des numéros des gendarmes. M.Poulidoro explique que c'est pour une question de confidentialité que ces numéros ont été masqués.

Suspension d'audience. Reprise à 15 h.

15 h 10 - Reprise de l'audience : zoom sur les analyses d'ADN
Christian Doutremepuich, professeur, vient à la barre. Il a été missionné pour analyser les ADN. Il explique ce qu'est un ADN.

L'expert explique que deux procédures d'analyses d'ADN ont été effectuées dans ce dossier. S'en suit un exposé scientifique au cours duquel il décrit la démarche menées lors de ces deux analyses.

15 h 15 - Le scientifique a étudié plusieurs scellés prélevés notamment au domicile de la victime. Sur certains d'entre eux, la recherche de sang a été positive, elle révèle l'ADN de Meziane Belkacem.

15 h 22 - Dans le véhicule RAV 4, deux prélèvements ont été réalisés. "La recherche de sang est positive. On retrouve l'ADN de M. Belkacem", explique Christian Doutremepuich. Par contre, il note que la recherche d'ADN est négative sur le fusil de chasse.

15 h 30 - "On retrouve le profil ADN de M. Belkacem sur des prélèvements effectués par les enquêteurs dans le véhicule et sur certaines cellules. On retrouve le profil ADN de M. Amaury d'Harcourt dans le sang sur le tapis de coffre. On retrouve le profil ADN de Bernadette Bissonnet sur la serpillière et sur le bord du verre. On retrouve un mélange ADN masculin-féminin au niveau de la serpillière. Il s'agit des ADN de Meziane Belkacem et Bernadette Bissonnet", révèle l'expert.

15 h 35 - Du sang de M. Belkacem et Mme Bissonnet sur la serpillière
Le président M. Mocaer questionne l'expert. "Sur la serpillière, pouvez-vous nous donner des éléments sur l'importance du sang ?"
Diffusion sur grand écran d'un visuel de la serpillière.
M. Doutremepuich explique que, sur des faces de la serpillière, on observe une trace de 12cm x 4cm. Il s'agit du sang de la victime. Sur la seconde face, on retrouverait quelques tâches correspondant aux ADN de M. Belkacem et de Mme Bissonnet.

15 h 45 - L'adjudant Laurent Dupré, de la section de recherche de Montpellier, s'avance à la barre. Il fait le serment de dire toute la vérité. Expert des nouvelles technologies, il a assisté les enquêteurs au cours des recherches sur téléphones portables et ordinateurs.

15 h 50 - "Concernant l'iPhone, j'ai rencontré un problème technique. Cet appareil de marque Apple était incompatible avec le matériel que j'utilise habituellement"
"J'ai participé à la perquisition au domicile du couple le 13 mars 2008. Ma mission : relever les éléments correspondant à mon domaine de compétence", déclare l'officier de police judiciaire.

"Concernant l'iPhone (NDLR : de M. Bissonnet), j'ai rencontré un problème technique. Cet appareil de marque Apple était incompatible avec le matériel que j'utilise habituellement", note-t-il. "J'ai procédé ensuite à l'exploitation du téléphone de Bernadette Bissonnet. N'ayant pas le code PIN, nous avons donc requis l'opérateur pour obtenir ce code et récupérer les éléments dans le téléphone." Deux autres téléphones ont exploité à l'issue de la perquisition. "Il n'y avait pas d'élément. C'étaient de vieux téléphones."

Dans le portable de M. Belkacem, il explique que l'on retrouve le contact de M. Bissonnet, mais qu'il est mal orthographié, sous "Buissonnier".

15 h 55 - "Recherche compagnie sur Montpellier. Besoin de tendresse."
"J'ai également étudié l'environnement internet du couple Bissonnet. Au cours de l'enquête, il a été décelé des mails" sur le compte de messagerie affilié à l'ordinateur des Bissonnet. Ces messages provenaient notamment de sites de rencontre.

Il note que trois sites de rencontres ont été repérés. Sur les fiches enregistrées sur ces websites, on retrouve le profil de M. Bissonnet sous "lefennec34". L'un d'eux indique : "Recherche compagnie sur Montpellier. Besoin de tendresse."

16 h 10 - Le président M. Mocaer se tourne vers Jean-Michel Bissonnet.
Jean-Michel Bissonnet : "Il n'y a pas que ces sites de rencontres, il y en a d'autres. Quand je cliquais, je cliquais n'importe quoi."
M. le président : "C'est bien vous qui avez créé ces comptes ?"
Jean-Michel Bissonnet : "Oui, absolument !"
M. Mocaer : "Concernant les messages sur ces sites, vous admettez que c'est bien vous qui les avez écrit ?"
Jean-Michel Bissonnet : "Oui, Oui. J'ai souvent dit que je regardais ces sites avec mon épouse. C'est moi qui écrivais les messages car je tapais plus rapidement. Je n'ai pas formaté mon ordinateur pour cacher cela. Donc, c'est que je ne cache rien."
Le président relit les messages postés sur le profil de M. Bissonnet sur certains websites comme Meetic. "C'est bien vous qui avez écrit ceci ?"
Jean-Michel Bissonnet : "Oui."
M. Mocaer : "Ma question est d'ordre sexuel."
Jean-Michel Bissonnet : "Je n'ai jamais eu d'attirance pour les hommes, mais je n'y vois aucun inconvénient. Mais, M. le président, il y a plein d'autres site de rencontres (sur lesquels j'ai été) ?"
M. Mocaer : "Pourquoi ?"
Jean-Michel Bissonnet : "Pour balayer large !"

16 h 28 - 17 h - "Mon intime conviction est que ces personnes se sont vues avant, ont décidé de ce qui allait se passer."
Véronique B., psychologue, vient à la barre pour une déclaration spontanée. Au cours d'un long monologue, elle incrimine Jean-Michel Bissonnet et Amaury d'Harcourt. "Je suis là à votre demande. Pour moi, il a été évident dès que j'ai su. J'ai eu rendez-vous avec Amaury mercredi à midi (le 12 mars), puisque je devais travailler à 13 h 30 à la clinique. Je n'arrivais pas à le joindre. J'ai alors appelé M. Solignac. C'est là que M. Solignac m'a appris le décès de Mme Bissonnet. J'étais un peu sonnée.(...) Dès j'ai su cela, je suis désolé pour Amaury, mais je pensais qu'il était lié à cette affaire. Pourquoi ? C'est une question de conviction intérieure. Avec Amaury, nous étions amis depuis plusieurs années. Un été, en vacances avec lui, il n'était pas dans un état normal. Il a fait un malaise à un moment. On a dû appeler les pompiers pour l'emmener à l'hôpital. (...) A plusieurs reprises, je l'ai trouvé agressif, tenant des propos étranges liés à la vie, à la mort, sur les armes. Jamais, il n'avait parlé comme ça. En tant que psychologue, je pensais qu'il était en train de vivre un début de démence sénile. (...) Quand j'étais en vacances, chez lui, en juillet, j'ai appelé son médecin car il faisait de l'hypoglycémie en fin de matinée. Son médecin m'a dit : "On ne peut rien faire, il est âgé". J'ai appelé sa fille pour trouver une auxiliaire de vie. Sa fille m'a répondu : "Mais comment voulez-vous que l'on fasse ?" Après, il a eu un épisode importante : un jour, en rentrant chez lui, Amaury m'a lancé un poêle avec de l'eau bouillante. J'ai réussi à l'éviter. (...) Je suis partie suite à cet épisode. J'avais peur. (...) Je ne sais pas combien de mois se sont passés depuis cet évènement avant que je le recontacte. Après plusieurs mois, je l'ai rappelé. Je lui ai dit que je voulais bien le voir dans un lieu neutre. Le dimanche avant l'assassinat, je ne me souviens pas où il était. C'est à ce moment-là que nous avons convenu d'un rendez-vous pour le mercredi suivant.
(...)
J'ai rencontré Amaury alors que je vivais un moment difficile. Mon ami venait de me quitter. Je le considérais un peu comme un grand-père pour mes enfants. Amaury m'a dit : "ça serait bien que tu rencontres Jean-Michel Bissonnet, il pourrait t'aider pour ton association"(NDLR : Association Invitation à la vie). Je l'ai rencontré lors d'un dîner avec Amaury. Il était convenu que je rencontre M. Bissonnet un autre jour pour que l'on parle de l'association au sein de laquelle je participe. (...)
(...)
De ce que me disait Amaury, c'est qu'il n'avait pas trop d'argent. Il vivait sur les terres qui appartenaient à son neveu et à sa fille Diane. J'avais l'impression qu'il n'était pas soutenu par sa famille. Il avait peu de choses. Amaury m'a aidé à payer une facture auprès de mon avocat.
(...)
Il m'a expliqué que M. Bissonnet avait fait une tentative de suicide dans son garage quelques années auparavant. Il m'a expliqué : "J'ai passé un temps fou à le convaincre de ne pas faire cela".
(...)
Pour la partie de Jean-Michel Bissonnet, je suis donc allée au restaurant avec lui à Castelnau. Très vite, au début du repas, il m'a dit : "vous êtes pas mal, je suis timide, je ne sais pas draguer. Je vous propose d'être ma maîtresse". Je me suis ressaisie. Je lui ai dit que ce n'est pas possible. Je me suis mise dans une écoute différente, dans une écoute de psychologue. Je lui demande pourquoi il ne quitte pas sa femme. Il explique qu'il ne peut pas, qu'il va perdre sa maison, qu'il n'a plus de rapports avec son épouse. Je n'ai rien dire à Amaury de cet épisode.
(...)
Ce qui me choque profondément, c'est que les accusés ont des statuts différents. On a parlé du bourgeois ou de l'aristocrate qui ont de l'argent. Mais, en fait, on n'en sait rien. Je comprends que, pour les enfants de M. Bissonnet, ça doit être épouvantable. Mon intime conviction est que ces personnes se sont vues avant, ont décidé de ce qui allait se passer."

17 h 05 - Le président l'interroge. "Je connais Amaury depuis 7 à 8 ans", explique Véronique B.
M. Mocaer : "M. d'Harcourt, avez-vous eu des rapports sexuels avec Véronique B. ?"
M. d'Harcourt : "Oui."
Véronique B. : "Ma réponse est non !"
Bouhaha dans la salle.

17 h 20 - M. Mocaer : "Vous avez été entendue par les services de gendarmerie le 7 avril 2008 ?"
Véronique B. : "Je ne me souviens pas de la date."
M. Mocaer : "Oui, mais vous vous souvenez d'être entendue par les gendarmes ?"
Véronique B. : "Oui".
Elle explique qu'elle a rendez-vous le 12 mars 2008 avec Amaury d'Harcourt à Montpellier vers midi, dans la rue de Verdun. Il lui a parlé du drame qui s'est produit la veille chez M. Bissonnet. "Je lui ai demandé : "Mais comment cela est-il possible ? C'est un cambriolage ?" Amaury d'Harcourt lui aurait exposé une hypothèse. Au cours de la conversation, le vicomte lui aurait expliqué qu'il rentrait le soir même. Ce qu'elle trouve bizarre.

17 h 25 - Véronique B. note que M. Bissonnet lui aurait dit qu'il avait été voir une voyante. Cette dernière lui aurait déclaré que son épouse "mourrait de mort violente".

17 h 30 - Diffusion d'un échange téléphonique entre Amaury d'Harcourt et Véronique B. A cette époque, le vicomte a été placé sous contrôle judiciaire. Ils tentent de convenir d'un rendez-vous, alors qu'ils ne devraient pas se voir.
Au cours de la conversation, Véronique B. indique : "La juge a dit que l'on pouvait se rencontrer par hasard. On dit rendez-vous vers 9 h, mais c'est un rendez-vous par hasard."
Rires dans la salle.

17 h 40 - 17 h 50 - L'avocat général Pierre Denier : "Le 12 mars, vous vous souvenez qu'Amaury d'Harcourt est à Montpellier ?"
Véronique B. : "Le 12, c'est le mercredi ?"
Pierre Denier : "Oui."
Véronique B. : "Ben oui !"
Pierre Denier : "Mais, il y a un cafouillage (NDLR : dans les propos de ce témoin). Vous avez dit que vous avez pris un café avec Amaury d'Harcourt, mais c'est plus long qu'un café ?"
Véronique B. : "Mais prendre un café, c'est une expression !" La psychologue réexplique le déroulement de son rendez-vous avez le vicomte le 12 mars à Montpellier.
Le magistrat Georges Guttierez : "Vous nous avez indiqué, qu'après ce rendez-vous du 12 mars, vous pensez qu'Amaury est impliqué dans cet assassinat ?"
Véronique B. : "Oui."
M. Guttierez : "Le 9 avril, soit moins d'un mois après le crime, vous revenez voir les gendarmes pour leur dire que M. Bissonnet vous avez proposé d'être sa maîtresse. Quand vous venez faire cette déclaration aux gendarmes, est-ce que vous la faites pour faire plaisir à quelqu'un ou est-ce spontané ?"
Véronique B. : "J'en ai parlé à ma superviseur. Après réflexion, je téléphone (aux gendarmes) et je dévoile ça."
M. Guttierez : "Vous faites donc cette déclaration à cette époque, alors que l'on ne sait pas encore qu'Amaury va être impliqué dans cette affaire ?"
Véronique B. : "Ben, oui !"

18 h 08 - Me Seynik, avocat de Jean-Michel Bissonnet : "Vous avez dit que M. Bissonnet s'ennuyait ?"
Véronique B. : "Non, c'était Mme Bissonnet qui s'ennuyait."
Rires dans la salle.
Me Seynik ne comprend pas. D'après elle, la psychologue a tenu des propos inverses. Elle relit les déclarations du témoin et hausse le ton.
Véronique B.: "Mais pourquoi vous vous énervez comme ça ?"
Me Seynik : "Je m'énerve car on parle de choses sérieuses !" Elle relit un extrait des déclarations de Véronique B. : "Il ne s'entendait plus avec son épouse. En tout cas, je l'ai ressenti comme ça", aurait dit la psychologue aux gendarmes.(...) "Cette histoire de voyante, vous la confirmez devant la cour ?"
Véronique B. : "Oui !"

18 h 15 - Un courrier recouvert de matières fécales
Me Vérine, avocat de Jean-Michel Bissonnet : "On a passé sous silence un épisode bien curieux, qui s'est déroulé le 23 juin 2008. "
Véronique B. explique qu'elle a reçu une lettre de la juge. Bizarrement, l'enveloppe était recouverte de matières fécales. "J'ai appelé les gendarmes. Ils m'ont dit que si j'étais inquiété, je devais les contacter", déclare la psychologue, qui rajoute qu'elle a peur de M. Bissonnet et du vicomte.

18 h 25 - 18 h 30 - Jean-Michel Bissonnet contredit la psychologue
Le président M. Mocaer donne la parole à Jean-Michel Bissonnet : "C'est stupéfiant. Je ne suis jamais allé voir de voyants. En plus, Bernadette ne croyait pas du tout aux voyants. Je n'ai pas cherché à avoir de maîtresse. Quant aux problèmes d'Amaury, qu'on ne peut pas lui dire non, c'est faux. C'est, c'était le homme le plus ouvert. (...) Bernadette ne s'est jamais ennuyée, c'est faux, elle était hyper active. (...) Et puis, cette histoire qui revient selon laquelle j'aurais voulu me tirer une balle dans la tête. C'est faux, mes enfants vous le diront."
Le président lui demande s'il s'intéresse à la voyance : "Pas du tout", explique M. Bissonnet.
M.Mocaer : "Et l'astrologie?"
M. Bissonnet : "Comme tout le monde, je lis dans la presse, dans Midi Libre."
Le président de la cour dresse une petite liste de sites d'astrologie que M. Bissonnet aurait consulté sur internet. L'accusé ne nie pas.
M. Mocaer : "Tout ce que dit Véronique B. sur les rencontres qui ont eu lieu, vous estimez que c'est faux, que c'est une invention ?"
M. Bissonnet : "Oui, elle inverse les rôles."

18 h 40 - Suspension d'audience.

19 h - Reprise de l'audience. Le fils de Meziane Belkacem, Reynald, s'avance vers la barre.
"C'est dur autant pour les enfants Bissonnet que pour nous. Mon père a toujours tout fait pour nous. Si on en est là, c'est grâce à lui. On n'a jamais manqué de rien. (...) Je n'aurais jamais pensé qu'une chose pareille puisse arriver. (...) Je suis navré pour Mme Bissonnet. J'ai aussi beaucoup de rancoeur. Mon père a toujours été gentil, trop gentil avec tout le monde. Il a été manipulé, endoctriné. C'est horrible ce qui s'est passé. J'en suis conscient. Mais, je ne peux pas faire grand chose. (...) Pendant un an, j'ai coupé les ponts avec mon père. Le voir à la télé, ça a été difficile."
Le président M. Mocaer : "Vous avez été élevé par qui Monsieur ?"
Reynald Belkacem : "Par mes deux parents, puis ils ont divorcé. On vivait dans le nord, lui était dans le sud. C'est lui qui m'a poussé dans les études."
Le président M. Mocaer : "Vous aviez quel âge quand vos parents ont divorcé ?"
Reynald Belkacem : "Vers 5 ans. J'ai retrouvé mon père vers 14 ans. A l'époque, il s'était remarié avec Claudine Belkacem. Il avait 4 enfants."
Le président M. Mocaer : "Et vous avez quitté le foyer parental à quel âge ?"
Reynald Belkacem : "A 18 ans."
M. Mocaer : "En mars 2008, vous habitez où ?"
Reynald Belkacem : "rue Boussairolles à Montpellier."
M. Mocaer : "En mars 2008, votre père se sépare de Claudine, pouvez-vous nous dire dans quel état il était ?"
Reynald Belkacem : "C'est très difficile. Le travail et la famille, c'est ce qu'il y avait de plus important."
M. Mocaer : "Où habitait-il à ce moment là ?"
Reynald Belkacem : "A Avignon, et il passait chez moi régulièrement."
M. Mocaer : "Vous saviez qu'il travaillait chez M. Bissonnet ?"
Reynald Belkacem : "Je savais qu'il avait des boulots, mais je ne sais pas exactement chez qui."

19 h 25 - M. Mocaer : "Est-ce que vous vous souvenez dans quelles circonstances vous avez appris le décès de Mme Bissonnet ?"
Reynald Belkacem : "Quand j'ai été convoqué par les gendarmes." (Il a été entendu le 20 mars 2008).
M. Mocaer : "A ce moment-là, on vous demande s'il a dormi dans la nuit du 11 au 12 mars 2008 ?"
Reynald Belkacem : "A l'époque, j'étais persuadé qu'il avait dormi à la maison. Mais, je me suis rétracté, car je ne me souviens pas de l'avoir vu avec le pouce endommagé."

19 h 30 - "Un tueur à gage pour éliminer un de ses associés"
M. Mocaer : "Dans un premier temps, ce n'est pas votre père qui vous a demandé de dire qu'il avait passé la nuit chez vous, pour lui constituer un alibi ?"
Reynald Belkacem : "Comme je vous l'ai dit, sa famille, c'est ce qui comptait le plus pour lui. C'est n'est pas possible. C'est une erreur de ma part. En aucun cas, mon père m'a influencé pour un faux témoignage."

Reynald explique qu'au cours d'une conversation, Claudine Belkacem (la seconde épouse de son père) lui fait une révélation : quelques années auparavant, Meziane lui aurait dit que "M. Bissonnet recherche un tueur à gage pour éliminer un de ses associés".

19 h 40 - Me Abratkiewicz, avocat du frère de la victime : "Est-ce que votre père vous a fait des confidences sur ce qui s'est passé ?"
Reynald Belkacem : "Non !"
Me Abratkiewicz : "Est-ce que votre père vous avez dit qu'il se confiait à M. Bissonnet ?"
Reynald Belkacem : "Il m'a dit que c'était un bon ami."
Me Abratkiewicz :  "Votre père vous a expliqué qu'il voulait acheter une voiture."
Reynald Belkacem : "Oui."
Me Abratkiewicz : "Votre père était en interdit bancaire."
Reynald Belkacem : "Il m'a dit qu'un ami allait lui prêter de l'argent."
Me Abratkiewicz : "Pensez-vous qu'il aurait été capable de quitter ses enfants pour aller vivre à 700 km d'ici ?"
Reynald Belkacem : "Non."

19 h 45 - L'avocat général, Georges Guttierez, prend la parole. "Le dimanche 9 mars, votre père vous dit qu'il a trouvé une Laguna d'occasion. Pour l'acheter, un ami lui prêterait de l'argent ?"
Reynald Belkacem : "Oui."
Me Balling, avocat du vicomte : "Est-ce que votre père vous aurait parlé de M. d'Harcourt s'il l'avait rencontré ?"
Reynald Belkacem : "Oui."
Me Balling : "Vous en êtes sûr ?"
Reynald Belkacem : "Oui, j'en suis sûr!"

19 h 50 - Me Leclerc, avocat de M. Bissonnet : "Vous avez eu une conversation de près de 5 minutes avec votre père le 14 mars, vous vous en souvenez pas ?"
Reynald Belkacem : "Non, pas du tout."

19 h 55 - 20 h 05 - Claudine Belkacem, la seconde épouse de Meziane Belkacem, vient à la barre. Elle se sent mal, et ne répond pas à la première question du président de la cour. Elle s'assied et boit un verre d'eau.
M. Mocaer : "Est-ce que vous savez quelque chose à propos de cette affaire ?"
Claudine Belkacem : "Une fois, en rentrant du boulot, il m'a dit que M. Bissonnet recherchait quelqu'un pour assassiner une autre personne."
M. Mocaer : "On sait que c'est douloureux, mais les enjeux sont importants. Vous devez vous exprimer."
Claudine Belkacem répète ce qu'elle vient de dire.
M. Mocaer : "Est-ce que c'était peu de temps avant les faits ?"
Claudine Belkacem : "C'était plusieurs mois avant."
M. Mocaer : "Parlez-nous un peu de lui."
Claudine Belkacem : "C'est quelqu'un de serviable, gentil. C'est un bon père. Il a toujours été là pour les enfants." Elle a la voix tremblante.
M. Mocaer : "Et combien d'enfants vous avez eu avec lui ?"
Claudine Belkacem : "Quatre."
M. Mocaer : "Etait-il violent, notamment avec vous ?"
Claudine Belkacem : "Non, pas du tout."
M. Mocaer : "Qu'est-ce qui a provoqué votre séparation ?"
Claudine Belkacem : "Je n'avais plus de sentiment pour lui."
Elle explique qu'elle avait engagé une procédure de divorce qu'elle a interrompue lors de son arrestation. "C'était trop pour moi. J'avais trop de choses dans la tête. Et puis, il y avait les enfants."
M. Mocaer : "Vous lui reprochiez des voyages en Algérie. Pourquoi ?"
Claudine Belkacem : "Je préférais qu'il reste avec nous."
M. Mocaer : "Qu'allait-il faire en Algérie ?"
Claudine Belkacem : "Il allait voir sa mère."
M. Mocaer : "Quand vous êtes-vous séparés ?"
Claudine Belkacem : "En octobre 2007.

20 h 10 - M. Mocaer : "Le jour de l'arrestation de Meziane Belkacem, vous ne faites pas part aux gendarmes de cette conversation avec son époux ?"
Claudine Belkacem : "Non, je ne savais pas ce qui s'était passé."
Le président explique que, selon les procès-verbaux, elle aurait parlé aux gendarmes de cette conversation le deuxième jour.

20 h 20 - Me Seynik, avocat de Jean-Michel Bissonnet. "Vous avez vu Meziane le 17 mars 2008. Comment était-il ?"
Claudine Belkacem : "Il avait beaucoup maigri et avait une blessure au doigt."

20 h 25 - Suspension d'audience. Reprise ce vendredi à 8 h 30.


Depuis les assises de l'Hérault, Vanessa ASSE
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