Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau Index du Forum
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau :: 99 11-01-21 - France3 : Audience n°10
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau
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99 11-01-21 - France3 : Audience n°10

 
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JFD
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MessagePosté le: Ven 21 Jan - 10:56 (2011)    Sujet du message: 99 11-01-21 - France3 : Audience n°10 Répondre en citant

http://languedoc-roussillon.france3.fr/proces-bissonnet/index.php?page=arti…

Le témoignage des fils Bissonnet
L’audience s’ouvre sur le témoignage poignant du plus jeune fils Marc. Depuis le drame, il ne travaille plus, ne dort plus. Il explique à la cour que si elle condamne son père elle doit le faire sur des éléments factuels et non pas sur des interprétations. Florent l’aîné décrit à son tour sa vie bouleversée par le drame. Il exprime ses doutes ses interrogations mais ne croit pas que son père aurait pu en vouloir à sa mère. Le scénario ne tient pas. L’ après-midi, Diane d’Harcourt, la fille du vicomte intervient par visio conférence, son état dépressif lui interdisant un déplacement, selon son médecin.
Compte rendu de Laurence Creusot.

 







18 h 00 Tu verras, Ghislaine, je la tuerais
Le président demande au témoin de redire les accusations qu’elle porte à propos de Jean-Michel Bissonnet.
Tu verras Ghislaine je la tuerais. L’ex madame d’Harcourt répète mot pour mot la même phrase. 
A cet instant Bissonnet renverse la tête en arrière en soufflant.
Mme d’Harcourt explique que Bissonnet disait qu’elle était chiante, qu’elle ne s’occupait pas de lui.
Elle en avait parlé à Amaury. Il avait répondu "je sais, il n’arrête pas de me bassiner avec cela" ;
Elle en parle aussi à un couple, les Courtine qui viendra témoigner.
L’ex-épouse dit qu’elle ne peut pas imaginer son ex mari comme un criminel. Elle ne peut pas comprendre. Malgré le degré d’amitié.
Est-ce que c’est un homme qui sait dire non ? demande le président.
Pas très bien.
Elle confirme que d’Harcourt est très fidèle en amitié. 

17 h 28 L’audience reprend après 20 minutes de suspension ;

Le président indique que la journée de lundi sera consacrée aux parties civiles qui n’ont pas pu s’exprimer. 
Ghislaine de Montengon, l’ex femme de d’Harcourt s’avance à la barre. Blonde très élégante. elle a une voix douce. la soixantaine. Elle élève les enfants de sa fille.

"Je suis d’une famille d’officier où j’ai appris l’honnêteté et la rigueur".
Elle a vécu 25 ans avec Amaury d’Harcourt de 80 à 2005. Et est resté en bon terme avec son ex mari, il ne lui verse aucune pension alimentaire.
Elle explique que sa fille a eu un accident terrible l’a laissant lourdement handicapée. Elle a donc éduqué les deux enfants de sa fille qui étaient petits.
"Nous avons été un couple très uni, il m’a aidé alors que j’avais déjà trois enfants. Mes enfants lui sont très attachés ainsi que mes petits enfants".
Elle décrit Amaury comme un homme qui apprécie les femmes mais leurs rapports étaient toujours vrais et sincères. 

Le témoin connaît aussi Jean-Michel Bissonnet depuis 87, il venait dans l’Yonne. Il chassait avec d’Harcourt.
Elle relate un moment marquant. Un jour après la chasse, Bissonnet explique qu’il en marre de sa femme et qu’il veut la tuer. Tout le monde en sourit, mais il répéte en particulier à Ghislaine :

"Tu verras je la tuerais, parce que si je dois divorcer, je devrais quitter sa maison."
Elle relate aussi un autre moment son mari qui était à Montpellier l’appelle au téléphone.

"J’ai passé la nuit à empêcher Jean-Michel de se tuer ". il lui raconte une dispute violente du couple Bissonnet à propos de leur fils. Bissonnet était dans une dépendance de la maison et voulait se supprimer.
L’ex-épouse d’Amaury d’Harcourt appartenait à l’association IVI.
Elle réfute le terme de pique assiette. Et parle au contraire de générosité.
15 000 euros. Son mari voulait faire un voyage en Australie avec une jeune femme. Elle était séparée de lui à ce moment. Elle sait que Bissonnet avait prêté cet argent à son mari. Elle pense que d’Harcourt ne devait rien rembourser.
Dans le box secoue la tête ;
Le président demande au témoin de redire les accusations qu’elle porte à propos de JM Bissonnet
Tu verras Ghislaine je la tuerais. 
A cet instant Bissonnet reverse la tête en arrière.

16 h 37 Diffusion de l’écoute entre Diane et sa mère : Y a plus que la sérotonine.
Diane d’Harcourt raconte à sa mère le rapport d’expertise et sa conclusion : l’incapacité de d’Harcourt à montrer des remords et des regrets.
"En fait elle l’a très bien compris, dit la mère d’une voix aigüe, elle dit tout de ce que nous pensions.
Sa fille renchérit : "elle a été frappée par tous les mauvais côtés du personnage".

" Heureusement que nous sommes encore en vie, ajoute même la mère de Diane." 
Pour les deux femmes, il ne reste plus que la sérotonine ; En d’autres termes faire passer Amaury d’Harcourt pour fou ou incapable de se contrôler.
Commentaire de Diane d’Harcourt après la diffusion de ce coup de fil : "j’étais effarée par le résultat, effarée de voir que l’on peut conduire mon père à devenir complice d’un assassinat.


16 h 00 Diane d’Harcourt écoutée par les gendarmes
 La défense de Bissonnet demande la diffusion d’une conversation téléphonique entre Diane d’Harcourt et sa mère.
Mais un problème technique empêche la diffusion simultanée dans la salle et à distance pour Mme d’Harcourt.
16 h 10 Diffusion en remplacement, d’une conversation téléphonique entre d’Harcourt et sa fille Diane. Ils se vouvoient.
Diane dit qu’elle a eu connaissance de l’expertise psy qui est catas trophique. Ce rapport indique que d’Harcourt est incapable de remords ou de regrets et en plus vous n’avez pas pu vous empêcher de parler de l’association IVI. (invittion à la vie.)

Elle conseille à son père de raconter ses fatigues et faiblesses dues à son âge. car " vous êtes épouvantablement normal ..."Elle glisse aussi que tout cela lui gâche la vie.
puis vient dans la conversation, l’idée du manque de sérotonine. ce qui expliquerait que le pauvre homme n’a plus toute sa tête.

Diane d’Harcourt après la diffusion, reconnaît qu’elle voulait que son père passe pour fou.

 Diane d’Harcourt reconnaît aussi "qu’elle souhaitait rallier le camp du jardinier " puisque Belkacem disait la vérité.
L’avocat général demande à Mme d’Harcourt si elle était consciente d’accentuer la responsabilité pénale de son père en l’incitant à changer de version et à suivre la thèse de Belkacem. elle répond oui mais voulait surtout que son père assume ses actes et retrouve ainsi sa dignité.


15 h 39 Question des avocats à la fille du vicomte
 L’avocat du frère de Bernadette demande à Diane si elle peut confirmer que son père ne voulait pas aller aux obsèques de Bernadette "pour ne pas voir la tête de son mari". Ce qu’elle avait déclaré aux gendarmes, ce qu’elle confirme ici.
" En disant la vérité et en assumant ses actes, mon père retrouve de la dignité"explique Diane d’Harcourt au cours de l’audition.
Diane d’Harcourt confirme que son père lui disait que Belkacem, était le seul dans cette affaire à dire la vérité.

Elle avoue avoir lu des pièces de la procédure. Mais elle ne sait plus où ni comment.
La défense d’Amaury change à partir d’octobre 2008. la défense de Bissonnet s’en étonne et lit une écoute téléphonique tendant à montrer que la fille a eu connaissance des confidences de son père à l’une des experts qui l’interrogeait sur sa personnalité, avant la justice.

15 h 10 La fille de d’Harcourt en visio conférence.
Diane d’Harcourt est la fille issue du premier mariage du vicomte. Elle témoigne à distance. Ses médecins lui ont déconseillé de se rendre devant la cour du fait de son état dépressif.
Elle vit à Paris et ne travaille pas. Elle s’exprime d’une voix claire, utilise un vocabulaire châtié. Elle est proche de la soixantaine et est habillée de couleur sombre.
La fille a du mal à décrire son père. Elle parle de la propriété familiale.

Elle parle tout de même, d’un homme foncièrement bon, gentil, mais resté adolescent et dépendant de l’ensemble de la famille.
Diane d’Harcourt explique qu’elle n’a pas vu son père pendant 12 ans car elle ne s’entendait pas avec sa deuxième belle-mère et à cause l’association IVI. "C’est beau d’être croyant " mais elle considère IVI comme une secte qui n’a rien à voir avec une église normale.
Le vicomte n’était pas l’aîné donc il n’a pas bénéficié de toute la fortune des d’Harcourt. Il ne vit pas dans le château : "mon père vit dans une petite habitation qui était la maison du régisseur".
"Sa garde à vue a été un choc abominable. J’ai sauté dans ma voiture et suis arrivée dare dare à St Eusoge." Après sa garde à vue, elle l’emmène dans un monastère. Elle n’a reçu aucune confidence de sa part.
" Il était question d’un fusil et d’un sac de raquette de tennis qu’il devait jeter dans le Lez. Ses déclarations étaient fluctuantes. Il disait qu’il n’était au courant de rien avant."
un rôle actif dans la défense du père ?

" j’ai pensé que mon père était fou. Et je souhaitais même qu’il le soit".
Le vicomte écoute ce récit sans broncher.
Le président rappelle que Diane d’Harcourt parle d’un manque de sérotonine, substance qui agirait sur le contrôle de soi, elle confirme et ajoute qu’elle s’occupait de lui. La fille trouve aussi un avocat à son père. 
Le président demande si Diane est intervenue auprès de sa famille. Elle dit que non sauf pour dire à chacun de dire la vérité.


14 h 17 l’audience reprend avec le témoignage d’un ami de d’Harcourt


Michel Curtis 87 ans, ami de d’Harcourt depuis 60 ans, cheveux blanc, costume gris, très élancé et en grande forme arrive à la barre. L’homme, ancien avocat s’exprime parfaitement.

Il rencontre d’Harcourt en 46 au Congo au moment où le vicomte enregistrait des voix d’afrique, il vendait même des disques. il a rencontré Bissonnet chez d’Harcourt.

L’ancien avocat Curtis décrit la vie personnelle de d’Harcourt, son premier mariage avec une fille de son milieu, ils auront une fille. Sa seconde épouse l’a aidé à mettre en place le parc à loups de Marvejols en Lozère. Michel Curtis sera le témoin du 3 ième mariage du vicomte avec Ghislaine de Montengon qui avait déjà 3 enfants. " Le drame est arrivé en 2009, et l’accident de l’une des enfants qui depuis vit dans un état végétatif ".
Il y a aussi les deux enfants de la fille de sa première femme qu’il a élevé dans l’Yonne. Mais le couple n’y résistera pas selon M. Curtis. 
Un homme affable qui a toujours eu beaucoup d’attirance pour les femmes" "j’ai ri quand on m’a demandé si il était porté sur les jeunes hommes"explique l’ancien avocat.

Il décrit quelqu’un de sensible vulnérable, "il ne flaire pas le piège dans lequel on veut l’embarquer". Quelqu’un de droit, courtois, sachant recevoir d’une façon admirable
Il termine magistral en paraphrasant De Gaulle :

"Ce n’est pas à 85 ans que l’on commence une carrière d’assassin" .


12 h 26 Marc : Mes parents, deux sales caractères. Bissonnet : j’ai deux enfants extraordinaires.

Florent explique que ses parents avaient du caractère. " Deux sales caractères mais ils étaient faits pour s’entendre".
Il exclut que l’un puisse prendre l’ascendant sur l’autre.
Il les décrit comme impulsifs, incapables d’attendre. "On m’aurait dit que mon père avait tiré sur ma mère, oui, mais attendre pendant un an et pour une maison...
La cour remercie le fils et à ce moment-là Bissonnet sort de son box en crianten direction de la cour :

"Vous voulez que je fasse du mal à des enfants aussi extraordinaires que cela ? C’est une histoire de fou.
L’audience suspendue à 12 h 40 reprendra à 14 h 00. 


11H 51 La suite du témoignage du fils ainé Florent Bissonnet
Florent explique qu’il a revu son père à Paris après les obsèques le 19 mars, il l’a conduit à son travail et ne le reverra plus avant le 9 mai. Il ne pensait pas que son père serait incarcéré.

"Nous, nous n’avions aucun élément reproche-t-il. La justice devrait s’inspirer du droit des victimes. Elle aurait à y gagner."
"Moi je veux comprendre le ressenti des gendarmes, détaille-t-il. Le pire pour un homme c’est de reconnaître ses erreurs. Ils se sont enferrés dans une version. ils ne veulent pas revenir en arrière."

 "J’ai vieilli 10, 15 ans avec cette affaire conclut-il. J’ai appris beaucoup sur la nature humaine."
"Je ne suis pas ici pour vous dire que mon père est inoccent poursuit Florent. Et plus loin :"Condamnez-le, mais sur quelque chose qui nous aide. On se pose des questions comme personne ici dans la salle. "
Florent explique que le drame l’a fait passer d’enfant au statut d’orphelin en 8 mois. " C’est un miracle que l’on est pas perdu la tête" précise-t-il. Florent dit qu’il s’exprime moins bien que son frère.
Un scénario stupide

Il explique qu’il n’arrive pas à croire que son père en voulait à sa mère. Quant au scénario de l’assassinat : " Ca ne colle pas !"Il ajoute que petit il avait deux peurs, que ses parents soient tués ou divorcent.
Interrogé sur les disputes du couple avec son frère, de l’épisode du hammam, de la dispute au restaurant, il minimise les faits. Pour lui son père n’a jamais menacé de se suicider suite à la dispute du hammam.Il évoque le caractère entier de sa mère. Elle pouvait partir en cas de dispute, pour un instant.
Méziane Belkacem
Il en parle avec son père. Cela revenait en boucle. Son père en parlait sans arrêt et en même temps son père disait que ce ne pouvait pas être lui, il est trop gentil.
Les questions des avocats 
Me Abratkiewicz revient sur son souci de découvrir la vérité : de quelle preuve avez-vous besoin ? Ce seraient des aveux de votre père ?
"C’est difficile ce que je dis va se retourner contre moi. Quand mon père me parle, il n’a pas de regard fuyant. Je suis peut-être naïf ... confie-t-il.
Allez voir mon père en prison c’est chiant. Mais, je ne voudrais pas que mon père soit coupable seulement parce qu’il est insupportable ?
Ce serait plus simple si il était coupable termine-t-il.

Il revient comme son frère sur la longueur du procès.
Interrogé sur l’attitude de son père à l’audience par Mtre Chalié son avocate. Florent reconnaît qu’il parle trop. Mais c’est lui, conclut-il
D’harcourt ?
C’était l’exemple à ne pas suivre. Ils ne se voyaient plus depuis le mariage de mon père. sa mère ne l’aimait pas, elle le recevait par politesse. Son visage se fermait.

11 h 34 Florent Bissonnet prend le relais
Il a 30 ans et vit à Paris. Plus petit que Florent, le fils aîné, se tient droit les mains plantées dans la barre.

Il dit ne pas croire en la destinée et pourtant. Cette histoire avait commencé le 6 mars. Une voiture m’a renversé en scooter. "J’ai rien eu et j’aurais pu mourir ce jour-là"
"Le 7 mars, sa voix se brise, ma compagne est tombée en enceinte.
Il revient sur Paris après un déplacement en Espagne et en ouvrant son portable, il a au téléphone un ami qui lui parle d’un drame à Castelnau. Une femme retrouvée morte. Il appelle son père aussitôt.
" Tout le monde a vécu un deuil mais quelque chose comme ça"... Florent pleure son père l’écoute en silence
Après l’annonce du deuil par téléphone.

"J’avais une seule question , comment on vit sans sa mère, comment on fait ?"répéte-t-il
Florent pris par les larmes, ne peut plus parler. Il revoit son père quand il est arrivé chez lui à Montpellier. "Il était petit comme écrasé"
"On nous a volé notre insouciance poursuit-il. Chaque fois que je repense à mes parents : " Je me dit est-ce qu’il est coupable, est-ce qu’il est innocent ?"
Florent évoque ensuite sa mère pharmacienne qui a abandonné son travail pour s’occuper ses enfants.
Il évoque les obsèques et cette image de son grand-père près du cercueil de sa mère ouvert,tenant la main de sa fille morte. L’image qu’il ne voulait pas voir.
Le lendemain il ira au cinéma avec son père. " Comment peut-on nous reprocher cela ? s’interroge-t-il.

11H 05 L’audience reprend après 20 minutes d’interruption. C’est le temps des questions des avocats à Marc Bissonnet.

Me Phung redemande à l’accusé Jean-Michel Bissonnet si il confirme qu’il a eu son fils Marc au téléphone, le soir du drame. (Marc n’a parlé à l’audience que de l’échange téléphonique avec sa mère).
Bissonnet se lève dans le box énervé.
"C’est la troisième fois que je le dis en trois jours. Puis il lance en s’excusant des termes. ""Quand on a aucun argument, on passe son temps à fouiller la merde".

Mtre Chalié demande à Marc Bissonnet de parler de d’Harcourt
Marc dit que son père respectait l’époque passée avec le vicomte.
" Après les personnages ont évolué différemment. Ce qui les réunissait c’était la chasse. La chasse au sanglier, la passion de mon père.
Marc explique qu’avec son bracelet, son association, ce chamanisme, d’Harcourt les faisait sourire. Il ne partageait pas la même conception de vie que le vicomte, la valeur travail.

"Ma mère ne se cachait pas qu’elle n’aimait pas M. d’Harcourt, ce pique assiette qui se vantait de faire le tour d’Europe sans rien débourser." ajoute le fils.

Elle n’aimait pas non plus, d’après Marc, son regard sur les femmes." Il faut dire qu’il regardait mes petites amies bizarrement pas comme un grand père ajoute le fils Bissonnet."
Mtre Balling revient sur le terme de pique assiette concernant le vicomte

Marc Bissonnet va plus loin parle du vicomte comme d’un spécialiste de la manipulation qui essaie de se faire de passer pour un grand-père à l’audience.
Il n’y croit pas. D’Harcourt parlait de réseau de prostituées, de trafic d’armes. Marc Bissonnet parle d’une cinquantaine d’armes qui existe dans le moulin dans sa propriété de l’Yonne. Il les a vues.
"Que penser d’un homme qui possède en permanence une dague dans sa ceinture. Et qui se vante de passer les contrôles avec cette dague dans sa ceinture sans être pris ?" 
Le retour dans le Sud
Marc Bissonnet évoque sa décision de revenir dans le sud. Son père était contre et voulait qu’il poursuive sa carrière à paris. mais le jeune homme lui préférait revenir auprès de son grand-père Pieere Juan. "Un homme qui a travaillé toute sa vie ". Sa mère l’appelait chaque jour pour lui donner envie de continuer en dépit de la perte de sa femme, la grand-mère de Marc décédée à 78 ans.



10 h 30 Marc Bissonnet met en cause le système judiciaire et la presse.
Le fils de Jean-Michel Bissonnet met en cause la longueur de ce procès. 5 semaines, c’est trop.
Le président lui demande pourquoi ?
Si il y avait des preuves formelles, on aurait pas eu autant de débats.

Il estime que l’on perd son temps sur certains témoignages.
Il met en cause une nouvelle fois la presse mais aussi la possibilité de suivre sur internet le compte-rendu de l’audience en temps réel ; il en vient aux photos de la presse qui sont celles du dossier , au viol du secret de l’instruction.
"Nous déplorons que des fuites aient lieu dans les enquêtes en cours. Mais ce n’est pas la première".
Les jurés prendront une décision au regard de ce qui se dira ici et non pas ce qui se dit à la presse, assure le président Mocaer".


9 h 40 L’épisode du hammam et la colère du père.

Marc raconte que cette histoire a été largement exagérée. La maison venait d’être finie et avec deux copains, il essaie le hammam.
Son père lui reproche d’avoir utilisé sa salle de bains personnelle
"Je voyais pas où était le problème" explique Marc. Son père est en colère. Il lui répond. Le père ne le supporte pas.

Le lendemain, il s’est excusé au petit déjeuner et a pris son père dans les bras " comme on le faisait à chaque fois qu’il y avait une dispute."
Marc minimise aussi un autre incident au restaurant, le 19 février. Marc avait quitté la table . Parce qu’il avait répondu à son père. sa mère avait essayé de temporiser les choses. Comme à son habitude.

"C’était la mère pied noir. Elle avait la joie d’avoir des petits enfants plus tard. On avait un cerisier pour plus tard avoir la joie de cueillir les cerises." Là Marc se remet à pleurer. Son père, dans le bos est comme assommé, la tête penchée.
Marc Bissonnet ne se souvient plus très bien du dernier appel téléphonique de sa mère. Le soir du drame. 


9 h 15 Marc Bissonnet : "je ne pardonnerai pas mon père si il est coupable"
Le fils cadet de Jean-Michel Bissonnet témoigne depuis une demie heure devant la cour. La colère fait suite aux sanglots. La salle est silencieuse.

Marc accuse la justice d’avoir menti, sur le couple, sur la fortune de son père.
"Quand je lisais la presse, j’avais l’impression qu’ils parlaient en francs et pas en euros. Tous les chiffres de la fortune étaient faux." il insiste sur la bonne entente de ses parents. "Même d’Harcourt le disait".

Le fils ne comprend pas pourquoi son père a été incarcéré. Et d’Harcourt laissé en liberté"Je croyais en la justice française."
"Mon père a toujours dit la vérité. C’est lui qui a parlé de Belkacem. Il a résisté aux gendarmes et ils l’ont laissé en prison.

Il raconte les 3/4 d’heures de parloir à Béziers dans des conditions déplorables.


Il critique toute la presse et ses articles. " je payerai cher pour que les journalistes ne soient pas là aujourd’hui" Il accuse les journalistes de faire peser une pression supplémentaire sur cette affaire.

 "Cela fait deux ans et demi que l’on prête à mon père une liaison à tort. (Il fait allusion au témoignage de Véronique qui était à la barre la veille. )"Au moins je pensais voir arriver une très belle femme, je n’en dirais pas plus."

Le fils Bissonnet s’énerve et parle avec dépit d’un scénario stupide. Il est inconcevable selon lui que son père fasse courir autant de risques à Belkacem dans un scénario stupide. il répète l’adjectif plusieurs fois.

"On fait descendre un vieux de 82 ans juste pour se débarasser de l’arme. Et il la jette juste à côté dans le Lez"

"Tout ce que l’on veut c’est la vérité" crie Marc Bissonnet crie en pleurant face à la cour.

"Je suis catholique sinon je souhaiterai qu’on les tue ceux qui ont touché un seul cheveu de la tête de ma mère. "Je veux que tous ils paient" conclut Marc dans un sanglot.
Dans son box, le père est tassé au fond de sa chaise sans réaction.

"J’ai tout perdu ma mère, mon père, ma vie. Je n’ai plus envie de me marier"dira -t-il en pleurant. Si on me prouve que mon père est coupable je ne lui pardonnerai pas"Non je n’excuserai pas mon père si il est coupable". "Je veux que tous ils paient" conclut Marc dans un sanglot.
"Si mon père est condamné qu’il le soit sur des éléments factuels et non des interprétations", poursuit-il.
Le président précise que la cour est bien consciente que lui et son frère sont les premières victimes de ce drame atroce. Sa voix est empreinte d’émotion.


8 H 45 L’audience s’ouvre par le témoignage poignant de Marc Bissonnet
Il a 28 ans habite Carnon et n’a plus de profession depuis les faits. Il était directeur commercial à Suresnes à l’époque. Grand, élancé. C’est le plus jeune et le plus grand des deux.

Marc raconte comment il a appris les faits. Son supérieur lui dit qu’un accident est arrivé. Son père au téléphone lui dit de venir à Montpellier .

"J’imaginais ma mère dans un coma, j’imaginais pas ça". Il pleure et son frère assis pleure aussi. Bissonnet essuie ses yeux dans le box.
Marc continue dans un sanglot. Il raconte son arrivée à Montpellier.Il voit son père effondré. Il comprend l’incroyable drame. Il ajoute que là il n’est pas question de Belkacem ou de son numéro de téléphone. "Et pourtant tout est gravé dans sa mémoire".
Arrivent les obsèques. Marc s’est acheté des vêtements " pour être beau, pour ma mère."Son père est effondré.
Il parle du cercueil." Je voulais pas voir ça c’est tellement glauque. C’était du domaine de l’inconcevable pour nous."
En pleurant, le fils explique qu’il ne plus dormir depuis sans prendre une drogue. Il ne peut plus voir de films violents, de faits divers. Il ne supporte plus la violence.

Marc raconte qu’il n’a reçu aucune aide, lors de sa déposition à la gendarmerie. Seul, incompris.
"Puis arrive l’épisode de l’arrestation de son père. pourquoi l’avoir interpellé à 10 sur une place fréquentée de Castenau. Alors que d’Harcourt est convoqué par lettre recommandée et Belkacem prévenu par téléphone ? s’interroge le fils Bissonnet.
A la gendarmerie, le jour de l’interpellation, Marc doit aller récupérer la voiture et le chien. à la section de recherche Le gendarme chargé de l’enquête annonce :"Votre père est coupable. On a toutes les preuves. Et pourtant mon père n’avait toujours pas été entendu en garde à vue" ajoute-t-il avec dépit.
Les sanglots ont cessé. Le fils raconte son audition par la capitaine Emmanuelle Leclerc, on lui annonce que son père est coupable, il faudra qu’il s’y fasse. On lui assène cette vérité. Lui a apporté une liste de témoins, un dossier pour aider pour aller plus vite.La gendarme lui indique ses diplômes, rappelant que c’est elle qui enquête.
_________________
Résistez ! (Marie Durand, Aigues Mortes, la Tour de Constance)
La Justice existe, ne vous laissez pas briser par ses errements


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