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Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau :: 99 11-01-24 - MidiLibre : Audience n°11
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau
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MessagePosté le: Mar 25 Jan - 09:49 (2011)    Sujet du message: 99 11-01-24 - MidiLibre : Audience n°11 Répondre en citant

http://www.midilibre.com/articles/2011/01/24/A-LA-UNE-Le-proces-Bissonnnet-…

Édition du lundi 24 janvier 2011

Procès Bissonnet« Il faut que Jean-Michel avoue »



DR





La troisième semaine du procès Bissonnet commence. Sont notamment attendus aujourd'hui Jean-Pierre Juan, le frère de Bernadette, son épouse et leurs deux enfants, qui se sont portés partie civile.


10h 05 : reprise du procès. Jean-Pierre Juan s'approche du micro et décline son identité. "Je suis retraité, 67 ans, partie civile et je suis parfaitement triste de cette affaire qui a conduit à l'exécution de ma soeur".

10 h 20 : "Jean-Michel ne veut pas sortir de son tombeau".
La voix est grave, remplie d'émotion. Le frère de Bernadette Bissonnet s'exprime de façon claire et posée. Pour lui, pas de doute, son beau-frère est bien impliqué.

"Ici, tout doit se dire, tout doit se faire devant la cour d'assises. L'enquête a été impartiale, on ne peut pas mettre en cause le travail des forces de l'ordre. La qualité essentielle de ma soeur c'était le courage, elle avait du coeur et voulait défendre les sentiments qu'elle avait. Cette perte est irréparable et la famille est divisée. Le ressenti de la douleur de Marc et Florent (les deux enfants du couple Bissonnet NDLR), m'interpelle, je les sens emprisonnés de cet état de doute insupportable, cet état doit cesser... Il passe par... (Il sanglote). Ils se sont enfermés dans une boîte, dans un tombeau, avec leur père, lui ne veut pas en sortir, c'est son problème, mais il n'a pas le droit d'enfermer ses enfants".

10 h 30 : "Il faut que Jean-Michel avoue".
Jean-Pierre Juan poursuit le récit de son ressenti. Et demande à Jean-Michel Bissonnet de tout reconnaître. Ce dernier reste impassible dans le box.
"J'ai senti une honnêteté chez Belkacem, chez d'Harcourt aussi, j'entends les regrets et les remords.Je ne les excuse pas, mais je les entends. Cette dignité leur permet de garder encore le terme d'être humain. Jean-Michel n'a d'autre choix de que de dire la vérité. Je demande que Jean-Michel entende le cri de ses enfants, qu'il arrive à les libérer, qu'il fasse une chose simple, qu'il rejoigne le camp des hommes, qu'il avoue. C'est simple, et il ne perdra pas l'amour de ses enfants, qui est fort".

11 h 05. "Il me sort déjà l'hypothèse Belkacem".
Le témoin continue son récit. Le président Mocaer lui demande d'évoquer les relations du couple  en 2007-2008. "A la période de Noël, les relations entre Jean-Michel et Bernadette étaient apaisées, il y avait une certaine sérénité. Ils venaient d'avoir leur appartement à Paris, elle était contente d'être près de ses enfants".
"Et vos relations avec votre beau-frère ?"
"Elles étaient placées sur le plan de la courtoisie, c'était le mari de Bernadette et avait droit à tout mon respect, même s'il n'y avait pas une grande proximité, nos relations sont restées superficielles".

La cour revient sur les heures qui ont suivi le soir du drame, où Bissonnet rencontre Jean-Pierre Juan.
"Nous étions sous l'emprise d'un chagrin qui nous étouffait. Il me dit qu'il n'a pas fermé la porte, qu'il n'a pas mis l'alarme, encore des éléments troublants" relève le frère de Bernadette. On a évoqué les hypothèses, celle d'un cambriolage et puis il me sort déjà cette hypothèse de Belkacem alors que je m'y attendais pas du tout. Il m'a dit "j'ai des soupçons sur Belkacem, il m'a demandé de l'argent pour une voiture". Je lui ai dit tu te trompes. Pour moi, il était incapable de commettre un acte pareil, il faut beaucoup de moyens pour accomplir un tel acte".

11 h 30 - Une famille déchirée.
Jean-Pierre Juan poursuit son témoignage. Il évoque la déchirure de sa famille, surtout avec Florent et Marc Bissonnet.
"Je me suis porté partie civile très tard, j'attendais le moment où l'on puisse se constituer partie civile tous ensemble, mais je ne voyais rien venir, rien ne se faisait. A partir d'un moment, en juin 2008, je me suis constitué partie civile tout seul. Cet acte a été mal perçu par mes neveux. Ils ont considéré que je portais l'accusation sur leur père, que je portais la responsabilité de sa mise en détention. Et puis les pressions sont venues à travers des coups de téléphone, et des courriers".

"Un point fondamental".
Le président Mocaer fait préciser au témoin des propos tenus par Bissonnet le12 mars.
 "C'est un point fondamental : Monsieur Bissonnet vous a dit que d'Harcourt est passé à la maison de Castelnau-le-Lez le 11 mars au soir, avant qu'il ne le contacte dans la nuit ?".
"Oui Jean-Michel m'indique que d'Harcourt est passé chez lui le soir du drame entre 20 h et 20 h 30, qu'il a sonné pour récupérer sa veste polaire auprès de Bernadette... Il aurait pu la sauver".
Me Chalié, partie civile aux intérêts des deux fils Bissonnet, fait remarquer que Jean-Pierre Juan n'a pas parlé de cette histoire de polaire lors de son audition du 12 mars.

L'arme dans la rivière, le téléphone de Belkacem.
Deux points sont soulevés par le président Mocaer, un de ses deux assesseurs, et même des jurés qui posent des questions à Jean-Pierre Juan.
Un : les étonnantes paroles de Bissonnet par rapport à l'arme du crime, le 12 mars, au petit déjeuner, alors que le fusil à canon scié n'a pas été retrouvé. "Nous évoquions la possibilité que Bernadette ait été tuée par des coups de fusil, on se posait des questions, parce que pour moi, l'arme était un élément essentiel. Et là, Jean-Michel nous sort tout de go, comme ça, que dans sa jeunesse, il avait jeté un fusil à canon scié dans la rivière, que c'était facile de s'en débarrasser".
Deux : la question récurrente du numéro de Belkacem, que Bissonnet dit avoir effacé le 11 mars et qu'il n'a donné aux gendarmes que le 14 mars au soir, alors que son nom était évoqué. "Le 12 au soir, Jean-Michel Bissonnet est en possession de ce numéro, quand ma femme le lui a donné. Je vois ma femme lui donner ce numéro de téléphone. Et bien sûr que nous parlions des hypothèses du meurtre, c'était une priorité à ce moment là" dit Jean-Pierre Juan.

12 h -03 "La vérité est sortie".
Jean-Pierre Juan répond aux questions des parties civiles et de l'accusation. Ses paroles sont accablantes pour Jean-Michel Bissonnet.
"Que pensez-vous de cette thèse de d'Harcourt commanditaire, aidé par Belkacem ?" interroge Me Abratkiewicz.
"Pour moi, ce n'est pas du tout crédible. Nous sommes à la troisième semaine du procès, ce qui apparaît, c'est que la vérité est sortie : Belkacem dit la vérité, simplement, il donne tous les détails. Il n'y a qu'un camp, celui de la vérité, il n'y a qu'une vérité".

Les 30 000 euros d'étrennes en question
Me Abratkiewicz demande quelles étrennes  a reçu Bernadette Bissonnet, de la part de son père, à noël 2007.
"30 000 €" répond Jean-Pierre Juan. Soit l'argent qu'aurait promis Bissonnet à Belkacem pour tuer Bernadette, selon les affirmations du jardinier. Me Abratkiewicz s'étonne de la similitude de ces sommes.
"Oui ça m'a toujours fait frémir de savoir que le cadeau de mon père à ma soeur aurait pu servir à provoquer son assassinat".

12 h 15 - "Pourquoi Bissonnet a-t-il voulu faire supprimer sa femme ?"
Georges Gutierrez, un des deux avocats généraux lance deux questions directes à Jean-Pierre Juan, entendu depuis deux heures.
"Pourquoi Bissonnet a-t-il voulu faire supprimer sa femme ?".
"C'est le mystère... Je ne peux pas imaginer que l'on puisse avoir le désir de tuer ma soeur. Je ne comprends pas, hormis peut-être le souhait d'avoir une vie différente de celle qu'il avait, je ne vois pas d'autre chose".
"Mais quand même, vous faites partie de la famille, quelle est votre explication ?"  insiste le représentant de l'accusation.
"Je me pose la question, je ne comprends pas. Hormis des problèmes psychologiques qui me dépassent, c'est pas normal, ça relève de la psychiatrie, de la psychologie... Il y a une perversion complète de la vérité, on dit que l'on ment et ainsi de suite".

"Mon père se retrouve à défendre le meurtrier de sa fille".
Les débats tournent autour de la position de Pierre Juan, le père de Bernadette, qui était très proche de sa fille. Il ne devrait pas venir témoigner à la cour d'assises, en raison de son état de santé. Mais il a toujours défendu Jean-Michel Bissonnet, persuadé qu'il n'a pas pu faire tuer sa femme.
"Vous pensez que votre père a été manipulé ?" demande Georges Gutierrez à Jean-Pierre Juan.
"Oui. Mon père a perdu sa fille, et son amour s'est reporté complètement sur ses petits fils (Florent et Marc Bissonnet - NDLR), il voulait les protéger, il est malheureux de les voir malheureux, c'est une cascade qui n'en finit pas, qui s'accélère... Je regrette que mes neveux soient dans cette position et il faut les en sortir. La position de mon père, c'est d'être absolument auprès de ses petits-fils, et donc c'est d'adhérer à leur thèse. Et il ne voit pas l'implication, il est en position de défendre le meurtrier de sa fille ! Moi je suis là pour protéger mes neveux".
Dans le box, Jean-Michel Bissonnet lève les yeux au ciel.

12 h 50 - "Vos déclarations évoluent".
L'interrogatoire de Jean-Pierre Juan se termine par les questions des avocats de JM Bissonnet. Me Cénik insiste sur cette veste polaire que d'Harcourt serait venue chercher chez Bernadette le soir du crime. "Vos déclarations évoluent, que pensez-vous de ces évolutions, plus vous vous éloignez dans le temps, plus votre information est certaine ?".
Me Leclerc pose à nouveau des questions sur les relations de Jean-Pierre Juan avec son père. Jusqu'à l'énerver : " la question n'est pas de savoir si mon père ment, mais celle du droit à la vie qui a été atteint" répond le frère de Bernadette Bissonnet.

12 h 57 - L'audience est suspendue. Reprise 14 h 30.

14 h 39 - Reprise des débats. Dominique Juan, 55 ans, la femme de Jean-Pierre Juan et belle soeur de Bernadette Bissonnet, prend la parole.
"Je ne me suis jamais exprimé jusqu'ici et je veux dire ma profonde tristesse. J'ai entendu la tristesse et la détresse de tout le monde, mais ce qu'on a fait à ma belle soeur, je ne peux pas le concevoir, c'est immonde et injuste, je suis indignée et triste".

14 h 50 - "Votre témoignage est important madame"
Le président Joël Mocaer pose une première question à Dominique Juan : "c'est une question essentielle dans le dossier c'est pour ça que votre témoignage est important madame. A quel moment avez-vous appris que monsieur d'Harcourt était passé au domicile des époux Bissonnet le soir des faits ?". Le détail est d'importance puisque Bissonnet n'a pas été en contact avec d'Harcourt avant le milieu de la nuit suivant le crime.
Dominique Juan : "quand on s'est rendus sur place, un policier nous a dit que ma belle soeur avait été assassinée dans des conditions horribles, que c'était peut-être un cambriolage qui avait mal tourné, que c'était peut-être des gens de l'Est. Puis Jean-Michel est arrivé, il nous a parlé de son chien, de l'alarme qu'il n'avait pas mis. Et dans la soirée, il nous a dit que d'Harcourt était venu à la maison chercher sa polaire, qu'il avait sonné et n'entendant rien, il était reparti : ça m'a beaucoup surpris, qu'est-ce qu'il était venu chercher cette polaire alors qu'il avait fait chaud ce jour là?".
"Le soir à quelle heure avez-vous appris pour d'Harcourt ?" poursuit le président.
"La deuxième fois où nous voyons Jean-Michel".
"Vous avez déclaré dans une audition qu'il pouvait s'agir du lendemain au petit déjeuner" remarque le magistrat.
"Les policiers m'ont mis une pression,c'était une question insistante, pour savoir quand est-ce que je l'avais appris. Ce soir là, je sais que c'était avant que l'on rentre chez nous".

15 h 13 - "Est-ce que ce n'est pas un souvenir reconstitué ?".
Dominique Juan est toujours questionnée sur cette question du passage de d'Harcourt à Castelnau-le-Lez et de l'heure où elle l'a su. Le président rappelle que ses certitudes ont fluctué : "vous passez de "je pense que je l'ai su le soir" à "j'affirme que je l'ai su le soir", est-ce que ce n'est pas un souvenir reconstitué ?".
"Non, moi depuis trois ans je revis cette nuit,  cette nuit là reste gravée dans l'effroi".

15 h 27 - "Mais enfin Jean-Michel, je te le donne le numéro de Belkacem"
La cour interroge la belle soeur  de Jean-Michel Bissonnet sur cet autre épisode crucial : celui du numéro de téléphone de Méziane Belkacem. Parce que Bissonnet ne l'a fourni aux enquêteurs que le 14 mars au soir. Alors que l'étau se resserrait depuis le 12 mars sur le jardinier.
"Vous lui avez donné ce numéro le 12 mars au soir, lendemain des faits ?" questionne le président Mocaer.
"Je confirme que je lui ai communiqué ce soir là. J'avais le numéro dans mon téléphone portable, il me dit "j'ai pas le numéro", je lui ai répondu : "mais enfin Jean-Michel, moi je l'ai le numéro de Belkacem, je te le donne et tu le communiques tout de suite à la police. Il me dit qu'il le fera plus tard, devant tout le monde, ses enfants, mon beau-père".

15 h 43 - "Tendre un piège à Belkacem".
Autre point étrange souligné par la cour d'assises. Dominique Juan a assisté, toujours ce 12 mars au soir, à une conversation entre Bissonnet et d'Harcourt où le premier demandait au second d'appeler Belkacem.
"Jean-Michel m'a dit qu'une femme policier lui aurait dit qu'il fallait appeler Belkacem pour lui tendre un piège"  répond le témoin.
Et ça m'a surpris : Jean-Michel n'appelle pas son jardinier ? Je ne comprenais pas pourquoi, il demandait à d'Harcourt, il voulait absolument que ça soit lui".

 L'épisode du funérarium.
Dominique Juan évoque le comportement étrange de son beau-frère juste après le décès de sa femme. Qu'il passe d'un état de pleurs à celui d'excitation. Et puis il y a cet épisode du funérarium. Lorsque Dominique Juan et ses proches veulent aller se recueillir auprès du corps de Bernadette Bissonnet.
"On y est allé le matin. J'ai été choquée par le visage de Bernadette, je ne l'ai pas reconnue, j'ai vu un masque de cire... Sa mort a été effroyable, j'y pense chaque jour.  Et Jean-Michel était très énervé, il nous a demandé de sortir de la pièce, qu'il voulait se recueillir auprès d'elle, il disait qu'il fallait vite fermer, passer à autre chose, que c'était la vie qui reprend, que Bernadette aurait voulu ça. Il passait des larmes au rire, je me suis dit :"il a pété les câbles".

16 h - "On est dans une histoire incroyable, j'ai besoin de réponses".
Georges Gutierrez, avocat général, demande à Dominique Juan : "à quel moment avez-vous eu des doutes sur Jean-Michel Bissonnet ?".
"Son attitude était contradictoire... J'ai vu des choses incroyables, j'ai entendu des choses incroyables. Mais je ne suis pas là pour juger. L'horreur, on l'a touchée de près, et elle va nous suivre toute notre vie. On est dans une histoire incroyable, on souffre tous, j'ai besoin de réponses".

16 h 25 - Bissonnet va prendre la parole.

16 h 27 - "Je vais déposer plainte !" menace Bissonnet.
Jean-Michel Bissonnet semble fatigué. Son flot de parole est un peu confus tout comme ses explications. Il évoque son chien Pit ; affirme qu'il n'a jamais demandé à Amaury d'Harcourt de téléphoner à Belkacem le 12 mars au soir; et raconte que le funérarium était trop petit pour accueillir tout le monde d'où son attitude. Il met en cause les déclarations de Jean-Pierre et Dominique Juan, son beau-frère et sa belle-soeur... Qu'il menace de poursuites !
"Je vais être obligé de déposer plainte pour ces propos faux, c'est facile de dire je me suis trompé en changeant de version".
"Allez jusqu'au bout : qu'est-ce qui sous-tendrait cette action d'accusation de votre beau-frère et votre belle-soeur ?" le reprend le président.
"Un sentiment de jalousie. J'étais très proche de mon beau-père, ça a été mal vécu".

16 h 43 : Me Leclerc vole au secours de Bissonnet.
La parole est à Me Phung, l'avocat du couple Juan. Il demande à Jean-Michel  Bissonnet de confirmer : "D'Harcourt vous a bien dit le lendemain matin du crime qu'il était passé la veille à votre domicile pour chercher sa polaire ?".
"Oui".
"Alors monsieur pourquoi Amaury-d'Harcourt qui a participé la veille à l'assassinat de votre femme, à votre insu, pourquoi le 12 mars il vous fait la confession que la veille il est passé chez vous ?" assène l'avocat.
"C'est un problème que je me suis toujours posé !" répond Bissonnet, surpris par l'attaque.
"Moi aussi !" rétorque Me Phung, provoquant les rires de la salle.
Me Leclerc intervient alors et, en sauveur, se retournant, il demande gravement à son client : "ne vous-êtes  vous pas dit que d'Harcourt vous a dit ça parce qu'il craignait d'avoir été vu près de la maison ce soir là ?".
"C'est ce que je me suis dit !" lance Bissonnet, provoquant du brouhaha dans la salle d'audience.

17 h 02 - Suspension d'audience pour vingt minutes.

17 h 23 - Reprise. Josselin Juan, fils de Dominique et Jean-Pierre Juan, neveu de Jean-Michel Bissonnet est à la barre.

17 h 32 - "Jean-Michel me dit qu'il veut refaire sa vie"
Le neveu de Bernadette croit également en la culpabilité de son oncle. Il raconte comment sont nés ses doutes : "le soir du 12 mars, Jean-Michel se préoccupe de Belkacem et au moment où ma mère lui a donné son numéro, il a refusé d'appeler les gendarmes, il m'a dit "ils sont assez grands". C'est mon premier doute. Et le second, je me trouvais dans sa voiture, il me dit qu'il veut refaire sa vie et qu'il ne veut pas que son fils qui travaille à Paris revienne à Montpellier, parce qu'il veut refaire sa vie sans que personne n'ai de regard sur ce qu'il va faire".

17 h 53 - Nouvelle partie civile.
Alexandra, 29 ans, fille de Dominique Juan, partie civile également, vient donner son témoignage.

18 h - "Un épisode terrible".
La jeune femme raconte plusieurs événements étonnants juste après le drame. Surtout ce moment où c'est elle qui va chercher son cousin Marc, fils des époux Bissonnet, à l'aéroport, en provenance de Paris.
"C'est un épisode terrible. Je ne sais pas pourquoi c'est moi qui suis allée le chercher... Jean-Michel ne lui avait rien dit parce qu'il avait peur qu'il ai un accident de scooter en allant à l'aéroport. Marc en arrivant me disait : "où est-elle ? A quel hôpital ? Elle a été opérée ?". J'ai réalisé qu'il n'était pas au courant, qu'il croyait que sa mère était encore vivante. Je me suis dit c'est pas possible, il faut que je lui dise. Je me suis retournée et je lui ai dit :"écoute Marc, ta mère est morte, on l'a retrouvée morte à Castelnau... Je ne sais pas comment j'ai pu lui dire".
Interrogé par Me Balling, l'avocat du vicomte, qui lui demande pourquoi il n'est pas allé chercher son fils à l'aéroport, Bissonnet répond : "j'étais en audition avec les gendarmes, je leur ai demandé une permission pour aller le chercher, ils n'ont pas voulu". Le directeur d'enquête présent dans la salle souffle de mécontentement.

18 h 12 - "Si Bernadette avait eu un souci dans son couple, je l'aurais su"
C'est au tour de Gaëlle, 32 ans, la compagne de Florent Bissonnet, également partie civile, de venir évoquer ce qu'elle sait de l'affaire. Elle parle de Jean-Michel et Bernadette Bissonnet comme d'un couple sans histoire : "ils se câlinaient, c'était important pour moi de voir un couple s'aimer comme ça après tant d'années. Bernadette me parlait beaucoup, je pense que s'il y avait eu un souci dans son couple, je l'aurais su".

18 h 30 - "Ma conviction : Jean-Michel n'est pas coupable".
La belle-fille de Jean-Michel Bissonnet le défend sur le comportement qu'il a pu avoir après le décès de Bernadette, notamment lorsqu'il va voir "Bienvenue chez les Chtis", le lendemain des obsèques.
"On ne savait plus quoi faire, on a alors insisté pour qu'il vienne au cinéma,  et ça a été mal interprété. Le choix du film, il est ce qu'il est, on a opté pour une comédie. Pour nous, sur le moment, ce n'était pas de mauvais goût".
"Quelle est votre conviction sur Jean-Michel Bissonnet ?" demande le président.
"Je comprends que les gens se posent des questions. Je me suis posée des questions, j'ai lu la presse, les interrogations livrées. Je me suis trouvée une réponse qui a forgé ma conviction : je ne pense pas qu'il soit coupable".

18 h 43 - "Jean-Michel était dévasté".
Marianne, 24 ans, la seconde belle-fille de Jean-Michel Bissonnet, compagne de Marc Bissonnet, prend à son tour la parole. Pour défendre son beau-père qui selon elle est innocent.
"J'ai été touchée par son attitude, il était dévasté, il ne tenait plus debout. Il était soucieux pour sa famille. Il n'y a pas de mobile, je ne comprends pas pourquoi Jean-Michel aurait voulu que sa femme décède, ça n'a pas de sens. C'était un couple harmonieux, exemplaire, j'ai beau chercher, je ne vois pas de dissension dans le couple".

18 h 56 - Florent Bissonnet : "Je peux comprendre la conviction de mon oncle"
Florent Bissonnet demande à prendre la parole. Pour revenir sur son rapport avec son oncle Jean-Pierre Juan, entendu ce matin et qui est convaincu de la responsabilité de Jean-Michel Bissonnet.
"La famille est divisée, c'est dur à vivre, c'est difficile. Je comprends la conviction de mon oncle, que mon père est le commanditaire de l'assassinat de ma mère, mais d'autres ont la conviction qu'il est innocent, nous avons cette conviction et notre grand-père aussi".

19 h 09 : Marc Bissonnet : "Pas de pression sur mon oncle"
La fin de journée est houleuse. Marc Bissonnet se défend d'avoir fait des pressions sur son oncle. "A aucun moment on n'a voulu faire pression sur lui, on recherche la vérité". Mais les débats s'enlisent et le fils de l'accusé s'en prend aux médias et à Me Abratkiewicz, l'avocat de Jean-Claude Juan. Le président stoppe les débats et le début de polémique.

19 h 20 : L'audience est suspendue et reprendra demain à 9 h.
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Résistez ! (Marie Durand, Aigues Mortes, la Tour de Constance)
La Justice existe, ne vous laissez pas briser par ses errements


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