Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau Index du Forum
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau :: 99 11-01-26 - France3 : Audience n°13
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau
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99 11-01-26 - France3 : Audience n°13

 
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JFD
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MessagePosté le: Mer 26 Jan - 14:35 (2011)    Sujet du message: 99 11-01-26 - France3 : Audience n°13 Répondre en citant

http://languedoc-roussillon.france3.fr/proces-bissonnet/index.php?page=arti…

L’ex-codétenu de Bissonnet est confus. Sébastien Prevel est un escroc, qui à la lecture de la presse, depuis sa prison de Mende, imagine faire chanter le riche Bissonnet puis va se rétracter. Quelque temps plus tard, il recroise Bissonnet à la prison de Béziers et intercepte les lettres destinées à un autre prisonnier, voisin de cellule de Bissonnet, Laurent Fissot, dit Lolo. A chaque fois, le scénario est presque identique, il s’agit de charger d’Harcourt en expliquant que le vicomte cherche un tueur à gages, dès 2006, pour tuer une certaine Bernadette. Prevel gardera une partie de la correspondance pour la donner à la police. La production de ces pièces provoquera le départ des avocats de Bissonnet et le renvoi du procès. Bissonnet, lui , reconnaît ses lettres mais invoque son état mental de l’époque, proche de la folie. Le second détenu dit n’y être pour rien, ne rien savoir, ne jamais avoir reçu de lettres mais avoir indiquer à Bissonnet, l’existence de Prevel, quelqu’un qui pourrait lui être utile. L’homme parle vite, de façon incompréhensible, ce qui fait sourire la salle, et met en doute la crédibilité de son témoignage. En fin d’audience, Bissonnet sort de ses gonds et comme la veille, crie dans le box, que la cour se livre à de véritables interrogatoires. Il accepte tout ce qui a été écrit et avance un peu plus dans l’explication des faits. Pour lui Belkacem est complice mais pas tueur parce qu’incapable de tuer froidement. Qui alors ? d’Harcourt ? Malheureusement. répond-il au président. Compte rendu de Laurence Creusot.

 20 h 23 Suspension de l’audience qui reprendra vendredi par l’audition des derniers témoins, notamment les spécialistes de l’association IVI, Invitation à la vie.


19 H 53 Reprise de l’audience à propos du scénario proposé par Prevel, le détenu rencontré à Béziers

Me Balling revient sur le scénario de Prevel
"D’Harcourt voulait un tueur à gages pour tuer ma femme"explique Bissonnet

L’avocat relit un passagedu courrier envoyé par Bissonnet depuis sa cellule.
Bissonnet répond avec moultes détails.

"J’ai toujours voulu enfoncer le clou pour savoir à quels fins M. Prevel voulait en venir.
Iris Christol interroge ensuite Bissonnet sur ce souci de vérification de la véracité de ce scénario.
"Je lui donne un scénario petit à petit pour lui tendre un piège explique l’accusé

"J’habille un fond de vérité. je ne suis pas en train de bâtir un scénario"assure-t-il.
Mais alors si Prevel, comme il le prétend, a déjà rencontré d’Harcourt, pourquoi lui donner sa photo ?
"Parce qu’il me l’a demandé. J’ai déjà répondu : oui au départ je croyais Prevel. Oui, j’ai vu M. Prevel dire des choses plausibles. Oui, je le croyais. Petit à petit il m’a embrigadé dans ses mensonges." 
"Je n’ai pas hésité à dire oui je suis l’auteur", répète pour la nième fois Bissonnet, visiblement très agacé par la question de l’avocate.
" Me Malgras ne doit pas être dans la combine, il faut qu’il croit que c’est la vérité." relit Me Christol. Elle se demande dans la foulée, pourquoi avoir abusé d’un avocat ?
"Je ne voulais pas embarquer mes avocats de l’époque dans des combines tordues"répond sèchement Jean-Michel Bissonnet.

"J’aurais tellement voulu que vous reconnaissiez votre mensonge, conclut l’avocate.
"Ce n’est pas un mensonge répond Bissonnet. C’est fou le temps que vous passez à défendre d’Harcourt", ajoute-t-il en s’asseyant dans le fond du box en signe de désapprobation. 
Les avocats de Bissonnet sont restés muets pendant toute la démonstration de leur client.
A la fin Me Leclerc précise qu’il est là, principalement pour répondre de l’accusation de commandite d’assassinat qui pèse sur Bissonnet.
Cependant Me Leclerc revient sur le domicile de d’Harcourt, le code du portail mentionnés dans le courrier.
"Si vous lui donnez ce numéro à Prevel,dit-il à son client, alors qu’il n’y a pas de digicode, c’est bien pour le confondre" Bissonnet n’a plus qu’à acquiescer.
L’audience est levée à 20 h 23. Elle reprendra vendredi.



 18 h 58 Belkacem innocent et d’Harcourt coupable ? La version de Bissonnet.
Le président revient sur la culpabilité de Belkacem mise en cause dans ces écrits.
Bissonnet enchaîne aussitôt : " Je ne crois pas Belkacem capable de tuer froidement. Hier j’ai dit Belkacem innocent. Je suis allé un peu loin. Complice mais pas tueur."
Le président rebondit  : "Et un ami de 40 ans est capable de tuer ?
Malheureusement, répond Bissonnet.
Pour quelle raison ?
"Je ne sais pas ce je dois le dire. Si mes avocats me le permettent". répond Bissonnet comme un petit garçon.
Les avocats donnent le feu vert.
Bissonnet commence alors une description de son ami qui le considère comme son fils et que lui considèrait comme un père, qui aime tellement, le soleil, la camargue, les taureaux ..." Il aimait ma présence calme et joyeuse, il voulait que je sois avec lui. "
Bissonnet décrit aussi un d’ Harcourt qui n’est pas un gentil papy . Il montre le fauteuil du vicomte "ce n’est pas Amaury, qui est là. Il existe un autre Amaury"

Puis Bissonnet assure en tant que chasseur que le fusil a été rechargé. Il rentre dans une explication de spécialiste et fait la différence entre cartouches neuves et cartouches plus anciennes.

Le président repose sa question d’Harcourt assassin potentiel ?

Bissonnet repart dans son portrait du vicomte.

Aviez-vous besoin d’un commanditaire de substitution ?
Non... Bissonnet est troublé et dit "on reprend" comme s’ il avait peur d’oublier quelque chose.
Et finalement après un long développement, il accepte de répondre : " Vous pensez que Belkacem a pas pu agir seul ?
Non dit dans un souffle Bissonnet.
l’audience est suspendue à 19 h 35 pour dix minutes.


18 h 36 "J ’étais en dessous de zéro, je n’en pouvais plus."
Me Chalié lit un autre passage des courriers de Bissonnet, à Lolo.
"Enfin une lecture impartiale Maître, je vous remercie" s’écrit Bissonnet

L’avocat général revient sur le code d’accès de la propriété de d’Harcourt, cité dans ces courriers. Bissonnet répond à côté. Pierre Denier repose sa question dit qu’il est fatigué.
"Les jurés aussi sont fatigués. Il ne faut pas les perdre c’est grave ! dit aussitôt Bissonnet."
Bissonnet agacé, lance à l’avocat général : " vous ne voulez pas comprendre, considérez que je suis fou."
Le ministère public demande aussitôt communication contradictoire du dossier médical.

18 h 16 " J’ai déjà répondu, passons à autre chose".
Bissonnet sort de ses gonds face à Me Abratkiewicz. Il ne veut plus répondre.
"je n’ai pas honte. je suis stupéfait de voir... je suis tombé sur des...quand on me traite de menteurs à longueur de temps..." Il parle des gendarmes.

"Qui devait médiatiser ce faux témoignage ? Quel journaliste ?" poursuit l’avocat.

"Vous ne connaissez donc pas les journalistes , répond du tac au tac Bissonnet et il l refuse de donner le nom du journaliste en question.
"Aviez-vous votre libre arbitre quand vous écrivez ?"

"Je voudrais crie-t-il à ses avocats que vous lui remettiez le dossier médical".
Me Abratkiewicz insiste : "pourtant le plan est précis, les détails précis et vous passez votre temps à insulter les institutions".

"Vous n’y arriverez pas j’ai pris ma petite pilulle. Je ne répondrais plus."

 18 h 00 Le prix du faux témoignage.
Bissonnet reconnaît avoir proposé de l’argent à Prevel pour le faux témoignage.
" oui, lui payer son avocat
- 30 000 euros
-Oui mais après j’ai baissé. Je voulais pas trop baissé ...
-Mais le principe vous l’admettez ? coupe le président.
-OUI.


 17 h 18 L’audience reprend avec Bissonnet
"On a assisté des interrogatoires et on a pas beaucoup avancé," juge Bissonnet comme s’il menait les débats.

Il explique comme si personne ne le savait ce qui se passe en prison.

"Personne ne parle de sa peine, parce qu’on est tous dans la même galère."
"M. Fissot m’a toujours aidé. j’étais perdu dans ce monde."
"On essaie d’utiliser n’importe quoi contre moi."dit-il aussi.

Il confie qu’il n’est plus lui-même depuis 3 ans. Il explique ainsi son cri et son attitude d’hier. Bissonnet propose qu’on enregistre non seulement les gardes à vues, mais aussi les audiences. Il parle de torture et met au défi l’assistance de se souvenir de tout. 
Il accuse de nouveau la presse de violer le secret de l’instruction. Et demande aux jurés de ne pas s’arrêter à des broutilles, à des détails.
Le président demande à Bissonnet :
-est-ce que vous êtes naïf ?
- des fois, répond Bissonnet.
Bissonnet explique qu’il aurait pu déposé plainte dès la première fois. "mais je me suis dit, ce pauvre bougre n’est pas très intelligent, je laisse tomber".
Bissonnet explique un peu après qu’il avait corrigé le plan de Prevel. Ce qui étonne fortement le président.

"Quand vous êtes dans le noir, qu’on ne vous reçoit pas chez le juge d’instruction, que l’on devient fou, vous voyez une possibilité de se sauver, oui vous le faites "
"Il vous semble admissible de pouvoir écrire à un homme en prison qui peut-être un témoin ?" demande le président Mocaer.
"est-ce que vous avez été dans mon cas une fois répond Bissonnet, vous croyez que dans un cas comme cela , on raisonne beaucoup ?
Bissonnet reconnaît ses écrits et énervé parle de Prevel comme d’un minable, "Ce n’est même pas un escroc !"
le président relit un extrait d’un courrier
Bissonnet crie : "C’était un courrier où je disais à Prevel ce qu’il devait dire. Oui j’accepte tout, j’avoue que j’essayais de me sortir de ce trou noir." 
Bissonnet demande que soit relu le feuillet 12 qui lui ait plus favorable.

"Je me battrais jusqu’au bout pour montrer avec quel acharnement sadique on m’accuse depuis 3 ans." explose une nouvelle fois Bissonnet.
-le plan c’est vous ? demande plus loin le président Mocaer ?
-je vous l’ai déjà dit.

 Le président rappelle à Bissonnet que le procès a été renvoyé parce qu’il n’avait plus d’avocat.
Bissonnet met un temps à le reconnaître. Et il implore Bernadette. " Mes avocats étaient dans un état de coup fourré tels qu’ils n’avaient 

16 h 03 "Vous le croyez sur le coup !"
Me Balling met en doute la naïveté affichée de Fissot. Cet ex-détenu semble avoir une belle expérience de la prison. L’avocat ne croit pas que Fissot ait cru dur comme fer la thèse de Prevel : d’Harcourt cherche un tueur à gages pour tuer Bernadette.
Fissot concède qu’il ne l’a pas cru tout de suite (après une multitude de phrases alambiquées)
Me Leclerc s’insurge : on maltraite le témoin ! Le président Mocaer n’a pas l’impression que ce soit plus qu’à d’autres moments de l’audience, en se retournant vers Me Leclerc. 
Me Iris Christol s’étonne que Laurent Fissot ait pu téléphoner à l’intérieur de la maison d’arrêt à un détenu Christophe Borg sur son portable, pour le charger de demander  de transmettre un courrier de Plevel. Cet homme a été condamné à 13 ans de prison pour enlèvement et séquestration de personne avec actes de barbarie.
Me Christol demande si Fissot est naïf ? comme il le prétend.
Laurent Fissot répond : "cela ne m’intéresse pas."


15 h 06 L’ex-détenu Laurent Fissot témoigne.
"Absolument rien"

Ce sont les premiers mots de Laurent Fissot. Il ne veut rien dire sur l’affaire.
L’homme trapu, 45 ans, était le voisin de cellule de Bissonnet à Béziers. "Je l’ai vu en mars 2008, quand il est arrivé, j’étais à 2 cellules de lui".

Plus loin il explique qu’il l’a aidé à s’adapter. Il lui a donné des tuyaux pour la cantine, les cigarettes. Le mode d’emploi de la prison.

Le témoin parle vite dans ses dents, il est difficile à comprendre.
Prevel lui explique qu’il a pris 300 000 euros à Bissonnet. Que d’Harcourt cherchait un tueur à gages. (le récit est confus).
Fissot écrit un courrier à Bissonnet pour lui raconter sa rencontre avec Prevel.
Il sait que Prevel a continué une correspondance avec Bissonnet en signant en son nom Lolo.
Le reste est un galimatias parfaitement incompréhensible.
"Quel est le surnom de Sébastien Prevel en prison ? " demande le président 
"L’escroc " répond Fissot
" Au début je lui dis que quelqu’un peut lui servir. Sans citer Prevel."
Fissot croit en l’innocence de Bissonnet.
Il parle de M. le baron à la place du vicomte, celui qui aurait commandité le crime.
Pour la première fois durant ces trois semaines d’Harcourt sort de son impassibilité, passe sa main sur son crâne.
"Qui est Lolo ? demande le président.
"C’est moi". "Mais moi je n’ai jamais reçu de papier tapé à la machine. Jean-Michel m’écrivait à la main". 
Fissot affirme ainsi qu’il n’a jamais vu ces courriers adressés à Lolo. Les lettres manuscrites elles, sont restées en prison. Prevel a continué après lui, sans lui.
Le président fait remarquer que M. Bissonnet n’a remis à la justice aucun courrier manuscrit. 
"Les quatre lettres que je lui faisais, parlait de Prevel, de ce qu’il proposait, qu’il voulait de l’argent."
-Vous êtes un peu le relais de Prevel ?

-Je l’ai pas vu à Béziers, je l’ai croisé à Villeneuve-les-Maguelone. 


13 h 12 Bissonnet a la parole
Il remet une pièce médicale à la cour car le 6 juin 2010, le médecin voulait le faire hospitaliser en psychiatrie.
"J’étais au fond du trou. Parce que je suis innocent. Depuis 2 ans et demi, je cherche à comprendre. "
Il rencontre Fissot en prison. "Mon but, c’était d’avoir des renseignements, de lui en donner pour en avoir."
"J’en ai parlé à mes avocats" " Je croyais que ce Prevel voulait revenir sur ses déclarations et je me suis trompé.""En juillet je dis à mes avocats laisser tomber car je me rends compte de la situation."
Il accuse au passage Midi Libre d’avoir violé le secret de l’instruction ; on a donné des éléments aux journalistes et on me traite de fou.
L’audience est suspendue à 13 h 19. Elle reprendra à 14 h 45.



12 h 50 Le témoin sébastien Prevel de plus en plus confus.
"Bissonnet est un manipulateur, il sourit tout le temps".
L’ex détenu qui a communiqué au SRPJ les courriers de Bissonnet a beaucoup de mal à donner une seule version claire des faits.
Il assure à l’avocat général qu’il ne voulait pas faire chanter Bissonnet.
Me Balling avocat de d’Harcourt :
-"Vous vous souvenez de moi M. Prevel ? L’avocat fait référence à une confrontation devant le juge d’instruction.
Prenel affirme qu’il a rencontré Bissonnet et d’Harcourt à Bordeaux. Me balling met en doute ses dires.
A l’époque, Prenel se plaint d’avoir reçu des pressions en prison et dit que le directeur des prisons de France s’appelle Claude D’Harcourt.
Le témoin se tient bras croisés et finit par dire qu’il a menti.
"Quand allez-vous nous dire la vérité ? crie l’avocat.
"Tout çà c’était des bêtises, aujourd’hui je dis la vérité..."
Me Christol défenseur de Belkacem prend la parole et confie s’y perdre un peu.

Vous êtes un escroc ?

Oui
La salle rit. Me Christol reprend l’affaire, explique qu’un jour le commerçant ambulant Prenel, propose à Bissonnet un scénario où vous auriez rencontré un certain d’harcourt à Bordeaux qui cherchait un tueur.
Dans un second temps, vous reprenez contact avec Bissonnet en prison et vous reprenez la thèse de d’Harcourt.
Qui écrit ses lettres ?
M. Bissonnet.

11 h 00 Reprise de l’audience, le président reprend la lecture des courriers écrits par bissonnet depuis sa cellule sur son ordinateur.
Bissonnet parle de nouveau de la haine qu’il porte aux gendarmes : " ce sont des enculés, écrit-il. " La phrase suite, il explique qu’il aime Bernadette et qu’il formait avec elle un couple merveilleux.



10 h 18 Les fameux courriers adressés en prison à Lolo.

Le président demande au témoin, Sébastien Prevel, de ranger par ordre chronologique les lettres de Bissonnet. L’huissier lui remet une quinzaine de courriers. Opération difficile car le détenu en a reçu en réalité une quarantaine.

Prevel raconte comment Bissonnet a fait pression pour que soit détruit les autres.

 Bissonnet bouge la tête en signe de protestation.

Le président lit les courriers en précisant que ce sera long. Les assesseurs prennent le relais

Bissonnet s’adresse à Laurent Fissot dit Lolo.

"Lolo, je te fais confiance, je préfère que tu gardes tout."

"On est ami. pour moi c’est sacré." Bissonnet lui demande de se méfier de l’autre détenu, Prevel.

Il est question d’argent : " Bissonnet explique qu’il ne peut pas payer, il faudra vendre ma maison de rêve foutue en l’air" Bissonnet se porte garant du versement ; " Dis -moi combien dit -il à Fissot."

Plus loin : "Je ne crois pas que Belkacem ait fait tout cela tout seul" "l’autre con s’est laissé emporté"." Belkacem et d’Harcourt ont jeté l’arme ensemble".

"Dire à quelqu’un de tuer c’est difficile mais recruter pour faire peur et cambrioler c’est plus facile " écrit plus loin Bissonnet dans ce courrier à Lolo.

Ses avocats : " J’en veux à Darrigade qui me laisse seul dans la merde"Bissonnet fait référence à un entretien avec le juge d’instruction en présence de l’avocat.

"J’ai le moral en dessous de zéro, j’en peux plus."

Les gendarmes : "Des salauds, des menteurs, du jamais vu. Je ne pense qu’à une chose, c’est de me venger d’eux. " Toute ma vie, je combattrais ces pratiques".

le président de la cour d’assises : "J’espère qu’il aura les couilles de mettre en cause les gendarmes".

Son beau-frère : "Me Abratkiewicz (l’avocat de son beau frère) leur pique leur fric pour médiatiser l’affaire".

"Je ne peux rien sortir, mais OK pour l’avocat. Dehors tu auras fric et aide"

Dans un autre courrier à Laurent Fissot, Bissonnet détaille par le menu, les faits et gestes de d’Harcourt, le vieux comme il le nomme. Il décrit le domicile de D’harcourt avec force détail. Fait référence à d’Harcourt organisateur des chasses de Giscard, ami de Mme Claude ... "Il trompait toutes les femmes". Bissonnet fait allusion à une masseuse attitrée que connaît aujourd’hui d’Harcourt.

Bissonnet conseille très précisément Fissot, ne pas en dire trop à l’audience lors du faux témoignage, ne pas cité de date. " Il faut pas être trop précis, ce n’est pas une leçon"

Plus loin il dit "qu’il est obnubilé par le dossier". Bissonnet explique que Me Catala lui demande de réaliser un dossier sur les incohérences des témoignages de Belkacem et d’Harcourt "J’ai rempli 84 pages, affirme-t-il avec fierté dans le courrier". "les 2 cons se contredisent".

Bissonnet écrit des phrases complètes que Fissot devra lire à l’audience ;

Tous ces courriers ont été écrits sur le portable en prison sauf une mention manuscrite : " tu vois que je te fais confiance car des trucs comme cela peuvent me tuer "

L’audience est suspendue pour 20 minutes.



9 h 59 l’ancien détenu Prevel voulait une remise de peine.

En communiquant les courriers de Bissonnet aux policiers , Prevel espère une remise de peine. Il reconnaît son passé lourd d’escroc. " Avant j’ai fait 3 demandes demises en liberté, 3 refus".

Prevel explique qu’il avait la chance d’avoir accès à l’infirmerie, la cuisine, le parloir grâce à l’auxiliaire du centre de détention. Ce qui lui a permis d’intercepter les lettres de Fissot qui était dans le même bâtiment, le centre de détention alors que Bissonnet est dans le secteur maison d’arrêt.

Les lettres écrites par Bissonnet étaient uniquement destinées à Fissot, mais Prevel se faisait passer pour lui.

" I l s’agit d’un faux témoignage, il s’agit d’accabler d’Harcourt, de le faire passer pour le commanditaire de l’assassinat de Bernadette " précise le témoin. Il fallait faire une lettre à Me Catala ( le défenseur de Bissonnet ) en disant que je connaissais d’Harcourt.""On devait l’envoyer juillet août avant le procès".

"Il avait tout préparé. ( Bissonnet) Y compris mes déclarations précédentes et le fait que je sois revenu la première fois sur mes déclarations".

9 h 19 L’audience reprend : Sébastien Prevel le faux témoin témoigne

Le président Mocaer rappelle en préambule :" Le témoignage mensonger est puni de 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros"

Sébastien Prevel, blouson de cuir, barbu, cheveux dégarnis, a 41 ans et se dit commerçant.

"Je vais commencer par Bissonnet, je l’ai rencontré à la maison d’arrêt de Béziers. Pour faire un témoignage qui pourrait le mettre hors de cause. Et charger d’Harcourt. Cela a duré 4 5mois"

"Je devais préparer quelque chose. J’ai été transféré à Perpignan. Je n’ai pas donné suite."

Son récit est imprécis.

"En 2008 j’avais écrit à Bissonnet, j’avais suivi les infos, j’avais l’intention de jouer avec lui. "Sébastien Prevel est alors détenu à Nantes. Il voulait faire chanter Bissonnet.

"Ma première intention, c’était de tirer profit de la situation, d’obtenir un petit peu, d’escroquerie quoi ...

Laurent Fissot était le codétenu de Bissonnet à la vielle prison de Béziers.

"Fissot m"en voulait de vouloir utiliser Bissonnet."

Pendant 6 mois il (Bissonnet ) m’a expliqué où habitait d’Harcourt, les lieux, la secte, la carte bleue. Tout était préparé pour le faux témoignage

 "J’ai vu Belkacem à Villeneuve ( la prison) qui m’a dit qu’il avait fait une bêtise. J’ai fait ma petite enquête à moi. Belkacem était différent de M. Bissonnet", conclut Sébastien Prevel.

Le président demande à Prevel de préciser. Prevel dit qu’il a écrit sciemment à Bissonnet en prison en sachant que son courrier serait intercepté par l’administration pénitentiaire et serait interrogé par les gendarmes.

Prevel dit qu’il avait lu dans la presse le récit de l’assassinat et avait compris que Bissonnet avait de l’argent.

Prevel explique aux gendarmes qu’il a rencontré le vicomte d’Harcourt à Paris. ce dernier lui a demandé de se débarrasser d"une personne. Il est en possession d’une photo de femme qui serait la maîtresse de Bissonnet, la femme à abattre, et d’un somme de 10 000 ou 15 000 euros que lui avait donné Bissonnet.

Devant une juge d’instruction, Sébatien Prevel se rétracte de lui-même : " je me désiste, je me désiste parce que ça va trop loin pour moi".

Fin du premier acte.

"Cela repart suite à mon transfert en mars 2009 quand je suis transféré à Perpignan.

Fissot rencontre Bissonnet dans l’infirmerie à Béziers. Bissonnet explique que Prevel avec ses déclarations lui a porté préjudice, l’a empêché d’être mis en liberté et qu’il faut qu’il répare. Plus tard Prevel fait comprendre à Bissonnet qu’il croise au parloir de Béziers qu’il va l’aider.


Tous les 2 jours j’avais un courrier adressé à Laurent Fissot mais Bissonnet ne savait pas que c’était moi qui lisait et qui répondait.

Prevel obtient tous les renseignements, les lieux, les noms des gens. J’ai quitté Béziers pour Perpignan. Il conserve ces courriers.

Pour cette deuxième fois, Prevel assure qu’il ne veut pas d’argent de la part de Bissonnet.
_________________
Résistez ! (Marie Durand, Aigues Mortes, la Tour de Constance)
La Justice existe, ne vous laissez pas briser par ses errements


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