Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau Index du Forum
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau :: 99 11-01-28 - MidiLibre : Audience n°14
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau
Ce forum a été fermé le 9 septembre à la demande des enfants de Jean-Michel Bissonnet - vous pouvez néanmoins continuer à vous inscrire
 
 FAQ  Rechercher  Groupes  Membres  Profil  Se connecter pour vérifier ses messages privés  S’enregistrer  Connexion
99 11-01-28 - MidiLibre : Audience n°14

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau Index du Forum -> Le Procès Janvier 2011 -> Revue de presse janvier 2011
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
JFD
Lecture

Hors ligne

Inscrit le: 28 Juin 2009
Messages: 403
Localisation: Région de Grenoble

MessagePosté le: Ven 28 Jan - 15:09 (2011)    Sujet du message: 99 11-01-28 - MidiLibre : Audience n°14 Répondre en citant

http://www.midilibre.com/articles/2011/01/28/A-LA-UNE-Suivez-en-direct-le-p…

Édition du vendredi 28 janvier 2011
Hérault Suivez en direct le procès Bissonnet


Photo F. V.





EN DIRECT - Les débats, interrompus hier - la salle d'audience était occupée par un autre procès - reprennent ce matin. L'association IVI (invitation à la vie), assimilée à une secte par ses détracteurs, va être décortiquée : le vicomte d'Harcourt y était adhérent. Tout comme plusieurs témoins de l'affaire. IVI a-t-elle joué un rôle ?
 Dans l'après-midi, le président devrait interroger une nouvelle fois les trois accusés sur l'assassinat de Bernadette Bissonnet. Les trois protagonistes vont-ils maintenir leurs versions ? Et Jean-Michel Bissonnet va-t-il toujours accuser son vieil ami Amaury d'Harcourt comme il l'a fait mardi et mercredi ?

9 h 14 - reprise des débats. 
Le président prend la parole pour annoncer le planning de la journée et de la semaine prochaine où seront examinées les personnalités des trois accusés.

9 h 18 - Le président d'IVI à la barre.
Le premier témoin de la journée : Daniel Chauvin, PDG d'une société basée aux Angles (Gard) mais surtout président de l'association IVI (invitation à la vie), dont faisait parti le vicomte Amaury d'Harcourt.
"Je n'ai pas d'avis sur l'affaire, si ce n'est que c'est sordide et je regrette d'être impliqué indirectement. Je suis président d'IVI depuis onze ans et je connais monsieur d'Harcourt".

9 h 29 - "Les gens sont libres chez nous"
Le président Mocaer interroge le président : "votre association a été assimilée à une secte ?"
"Ben oui, par la liste de l'assemblée nationale de 1995, sans faire d'enquête, une liste a été établie par les renseignements généraux des associations considérées comme sectaires. Je ne considère pas IVI comme sectaire, chez nous les gens sont libres, pas contraints à rester ou à payer des choses. Y'a pas de secret chez nous".

9 h 43 - "On ne prône que l'amour du prochain"
Daniel Chauvin détaille le rôle de son association. "On ne prône que l'amour du prochain. Nous sommes une association à but non lucratif créée en 1983, nous avons un millier d'adhérents et 17 centres en France. Nous sommes présents dans une quarantaine de pays. Notre principe c'est l'harmonisation : une gestuelle, un léger touché, un massage sur la personne qui est allongée sur le dos, habillé, pour se détendre, relâcher le stress, pour rétablir une harmonie, pour redonner de la confiance et de l'espérance. Mais on ne se substitue pas aux médecins. Notre inspiration est aussi christique et chrétienne, on fait aussi partie d'un groupe de prière".
Me Chalié, l'avocate des fils Bissonnet intervient : "pourquoi vous-a-t-on qualifié de secte ?"
"On nous a qualifié de secte guérisseuse dangereuse, les gens estimaient que ça pouvait déraper mais ce n'est pas le cas. C'est pour ça que des médecins de notre association ont été poursuivis en justice, mais ils ont gagné tous leurs procès".

9 h 51 - "Amaury s'occupait  de la maison en Australie, Nouvelle-Zélande"
Le président d'IVI s'exprime maintenant sur le vicomte.
"En 2008, il n'avait pas de responsabilité. Avant, il était responsable de maison, c'est-à-dire qu'il va visiter nos maisons dans le monde, où nous sommes présents. Amaury voyageait en Australie, Nouvelle-Zélande, Papouasie, dans ces pays là. Il n'a jamais été un donateur à ma connaissance" détaille Daniel Chauvin.

9 h 58 - La question des finances.
La cour s'intéresse aux finances d'IVI  : un des scénarios un temps évoqué par la défense de JM Bissonnet évoquait la volonté de d'Harcourt de vouloir faire des dons importants à l'association par le biais de l'assassinat de Bernadette Bissonnet.
"On était en léger déficit en 2009, légèrement bénéficiaire en 2007, 2008, vous savez on gère ça comme un club sportif, c'est de la trésorerie. On a un budget de 600 000 €, composés de cotisation des adhérents qui payent 495 € par an, de dons pour environ 100000 €, on vend aussi des livres et des cassettes".

10 h 09 - "Ni escroquerie, ni captation d'héritage" dit le spécialiste des sectes.
Georges Fenech, président national de la Milivud, chargée de lutter contre les sectes, est maintenant appelé à la barre. Il est cité par l'accusation et décrypte IVI.
"Il n'y voit pas des problèmes financiers. 'Nous n'avons jamais eu à examiner de problème de captation d'héritage ou d'escroquerie. Il y a des flux financiers, mais pas d'exigence financières exorbitantes, à IVI, il ne semble pas que le moteur soit l'argent. Ce sont plutôt des gens convaincus du message divin".

10 h 20 - "Mais IVI fait l'objet d'une vigilance particulière sur les soins"
Le spécialiste du phénomène des dérives sectaires prévient pourtant la cour : "la créatrice d'IVI, a écrit un livre que l'on ne trouve plus, et qui expliquait que des souffrances pouvaient être soulagées par imposition des mains et vibrations, pour soulager et guérir. Ils ont changé d'attitude et disent qu'ils n'excluent pas l'intervention des médecin. Mais IVI fait l'objet d'une vigilance particulière parce que ces pratiques peuvent conduire à une rupture du soin traditionnel et ça, nous le surveillons. Nous avons eu des cas de rupture familiale, il y avait eu des poursuites contre des parents dont l'enfant malade était décédé, mais ils ont été relaxés".

10 h 30 - "Destruction des cellules cancéreuses par imposition des mains"
Jean-Pierre Jougla, autre spécialiste des sectes au sein de l'ADFI locale, prend la parole, cité par l'avocate des enfants de Bissonnet. Son discours est beaucoup plus tranché que son prédécesseur sur IVI : cette association est dangereuse.
"Dans le cadre des soins appelés harmonisation, se répète, dans plusieurs cas, des décès que j'ai eu à connaître. On y parle de destruction des cellules cancéreuses par imposition des mains. Ils ont accompagné les gens jusqu'à la mort en croyant faire procéder à un acte de guérison".

11 h 00 - "Avez vous un exemple de soins par deux décharges de chevrotine ?"
Jean-Pierre Jougla termine sa longue analyse des dérives sectaires. Dans sa globalité. Me Phung, partie civile aux intérêts du frère de Bernadette, convaincu de la culpabilité de JM Bissonnet, entend recentrer les débats. Quitte à provoquer.
"Quel est le lien entre le groupe sectaire dont vous parlez et l'assassinat de Bernadette Bissonnet ?"
"J'en sais rien".
"Est-ce que dans votre connaissance du phénomène sectaire, vous avez un exemple de soins par deux décharges de chevrotine ?" lance Me Phung provoquant du remous dans la salle.
"Mais ça n'a pas de sens" répond l'expert.
"C'est ridicule !" lance Jean-Michel Bissonnet qui s'agite dans le box.

11 h 17 - "ça a existé dans le dossier du temple solaire"
Me Abratkiewicz, avocat aux côté de Me Phung, questionne à son tour l'expert et va droit au but sur la manipulation supposée de d'Harcourt par IVI.
"Est-ce qu'un adepte peut aller jusqu'à l'assassinat ?"
"ça a existé dans le dossier du temple solaire".

11 h 18 - "C'est du grand guignol !"
Le ton monte. Jusqu'à l'incident. Me Chalié, partie civile, qui a fait citer Jean-Pierre Jougla précise pourquoi elle a fait appel à lui.
"Je tiens à préciser qu'il n'est pas question de faire dire que d'Harcourt a été manipulé par IVI pour commanditer l'assassinat de Bernadette Bissonnet, c'est du grand guignol ! ".
Elle n'a pas le temps de finir sa phrase. Me Abratkiewicz se lève et crie :"c'est écrit dans les mémoires, il est écrit qu'un des accusés pense qu'Ivi a commandité l'assassinat de Bernadette Bissonnet par d'Harcourt ! On me met en cause, je réagis !".
Me Chalié est furieuse. "C'est les mémoires de la défense !".
 Un brouhaha s'ensuit. Le président calme tout le monde.
"Quelqu'un qui appartient à ces mouvements et qui vient à la barre et qui prête serment, peut-il se parjurer à la barre, faire un témoignage de combat ?" demande Me Chalié.
"Oui".

11 h 33 - Confusion. Audience suspendue.
Me Balling, l'avocat du vicomte, traque Jean-Pierre Jougla sur l'influence des sectes. Le témoin se braque. Chaque avocat s'y met... C'est la foire d'empoigne verbale entre les robes noires. Mais tout se calme rapidement.
Le président Mocaer : "de nombreuses oreilles et yeux vous voient et pour paraphraser Me Leclerc, chacun se fera une opinion". L'audience est suspendue 15 minutes.

11 h 58 - Reprise. "Monsieur Belkacem faites vous parti d'IVI ?
L'audience redémarre. Le président va faire procéder à l'écoute audio d'une conversation téléphonique entre la fille du vicomte et sa mère. Juste avant, Me Iris Christol se lève.
"Je voudrais juste poser une question à monsieur Belkacem : monsieur Belkacem avez-vous fait parti d'IVI ?"
"Non jamais".
"Ah, je voulais être sûr que votre version n'est pas le fruit d'un autre témoignage de combat" ironise Me Christol.
L'écoute est mise en route.

12 h 24 - écoute entre la fille et l'ex-épouse du vicomte
L'écoute se poursuit. La fille et l'ex-femme de d'Harcourt parlent de lui. Son ancienne épouse se plaint du vicomte, séducteur invétéré, avec qui les relations se sont dégradées rapidement. Parce que dés le voyage de noces en Italie, il ne faisait plus attention à elle. "Pour moi, ça a été une blessure épouvantable en tant que femme, j'étais très amoureuse de ton père" entend-on notamment.

13 h - Le vicomte "J'ai tué huit personnes"
D'Harcourt  va être interrogé sur une partie de l'écoute demandée par la défense de JM Bissonnet : les deux femmes évoquent une conversation où d'Harcourt a expliqué à sa petite-fille qu'il avait déjà "tué huit personnes".

L'audience est suspendue. Reprise à 14 h 15.

13 h - Le vicomte à sa petite fille : "J'ai tué huit personnes"
D'Harcourt  va être interrogé sur une partie de l'écoute demandée par la défense de JM Bissonnet : les deux femmes évoquent une conversation où d'Harcourt a expliqué à sa petite-fille qu'il avait déjà "tué huit personnes".

"Il semble que vous ayez confié lors d'une conversation avec votre petite-fille qu'il vous est arrivé de tuer des personnes ? " interroge le président Mocaer.
"J'ai fait la guerre, j'étais dans les commandos, j'ai tué plusieurs Allemands pendant la guerre. Avant j'étais dans la résistance, puis en 44 au deuxième bataillon de choc. Dans un village, les Allemands avaient tué un de nos amis, il était nu, accroché à une porte, on était révoltés... Je suis armé, on a tiré sur les Allemands, c'est la première fois que j'ai tué".
" Mais est-il judicieux de parler de ça à votre petite-fille alors que vous étiez impliqué dans une affaire judiciaire ?" poursuit le magistrat.
 "Ma petite fille était horrifiée par ce qui s'était passé. Elle m'a demandé si j'avais déjà tué des personnes, je lui ai raconté cette période de la guerre où j'ai été amené à tuer des gens".
"Vous avez tué huit Allemands ?"  demande Me Chalié, partie civile.
"Onze" répond le vicomte.
" J'ai l'impression que l'on fait dire à cette petite fille qui parle de huit personnes de parler de la guerre soupçonne Me Chalié. Avez-vous tué d'autres personnes dans votre vie ?"
"Je ne sais pas à quel moment j'aurai pu tuer des gens !" rétorque Amaury d'Harcourt.
"Vous avez vécu combien de temps en Afrique ?" reprend Me Vérine, pour Jean-Michel Bissonnet.
"25 ans".
"Complétons la question : avez-vous tué des gens en Afrique ?" intervient le président Mocaer.
"Jamais en Afrique".


L'audience est suspendue. Reprise à 14 h 15.

14 h 30 - Reprise.
Est appelé à la barre, le patron d'une boîte de nuit du Cap-d'Agde, qui a partagé sa cellule avec Jean-Michel Bissonnet pendant deux mois et demi. Ce témoin n'a rien à dire. Me Phung intervient et lui rappelle les déclarations qu'il a livré aux gendarmes.

14 h 45 -  Un ex-taulard : "Bissonnet m'a dit : "je suis cuit, je vais prendre perpet'"
L'avocat lit. "Vous dites : " il m'a tout le temps dit qu'il était innocent jusqu'au moment où d'Harcourt a été arrêté et mis en examen. Il m'a dit : je suis cuit, je vais prendre perpet' avec ces deux témoignages".
"J'ai jamais dit un truc pareil !" réagit le témoin. J'ai demandé une confrontation avec les gendarmes sans l'avoir".
Me Phung continue. "vous déclarez : "Jean-Michel m'a dit qu'il avait un contrat de mariage, s'il divorçait, sa femme prenait la moitié de la maison de Castelnau, la moitié des bureaux, la moitié de Paris. Il disait aussi que le père de Bernadette était vieux et riche".
"Je suis pas au courant" tranche l'ex-taulard.
"Et que quelqu'un qui se présente comme votre frère téléphone pour demander le déblocage de 500 000 € ça vous parle ?" interroge Me Phung.
"J'ai jamais demandé à Jean-Michel Bissonnet de me faire cadeau de 500 000 € !".

15 h - La décoratrice : "monsieur Bissonnet me parlait de la position du corps, ça partait dans tous les sens".
Agnès, une décoratrice est appelée à la barre. Elle avait reçu le couple Bissonnet quelques jours avant les faits pour des travaux de peinture.
"Ils n'étaient pas d'accord sur le choix des couleurs, je leur ai proposé de prendre rendez-vous. Le lundi, on est arrivés, il était décontracté. Je lui ai dit :" votre femme n'est pas là, on va l'attendre ?". Il m'a dit : "non, ma femme n'est pas là. Vous n'avez pas entendu parler du meurtre de Castelnau ?" J'étais très embêtée, j'ai dit qu'on annulait, qu'on partait. Il m'a répondu : "non, non, on va le faire, ma femme voulait absolument". A l'intérieur, il nous parlait  de la position du corps de sa femme, ça partait dans tous les sens, il nous disait que sa femme n'aurait pas du se défendre, que sinon ça ne serait pas arrivé. Je me suis dit " cet homme fait son deuil comme il peut".

15 h 25 - Bissonnet interrogé : "D'Harcourt a accompli l'acte qui a donné la mort de votre épouse ?"
Le président va interroger Jean-Michel Bissonnet.
 "Pour rebondir à ce que vous disiez avant-hier, vous considérez que non seulement le commanditaire de l'assassinat c'est monsieur d'Harcourt, mais vous soutenez aussi qu'il a participé directement, qu'il aurait accompli l'acte qui a donné la mort de votre épouse ?"
"C'est mon sentiment".

15 h 40 - Bissonnet mis à mal sur la question des 30 000 €
"A quel moment est né ce sentiment ?" poursuit le magistrat.
"A partir de juin 2008, il fallait bien que je trouve une explication, ça n'a pas été facile".
"Mais en mai devant le juge vous n'évoquez pas cette somme de 30 000 € que d'Harcourt vous aurez demandé, ni lors de la confrontation avec lui. Quand on est confronté à son accusateur et que l'on pense que c'est lui, c'est l'occasion de dire :"il m'a demandé 30 000 € un mois avant la mort de ma femme" s'étonne le président.
"Je l'avais dit avant" esquive l'accusé.
"Je n'en trouve pas trace dans le dossier, la première fois que vous en parlez c'est en septembre 2008" le tacle le président.
"Il me semblait... Pourtant... On ne m'a pas posé la question. J'étais abruti par les médicaments et on ne m'a pas posé la question" bafouille Jean-Michel Bissonnet.
"Mais monsieur, ce n'est pas un détail, c'est le mobile de d'Harcourt, ce n'est pas en marge du dossier, on est au coeur du dossier !" lui rappelle le président.
"Mais le motif de la dispute c'était les 30 000 €"
Le magistrat enfonce le clou sur ces 30 000 €. Il rappelle que Bissonnet, entendu par le juge sur une dispute familiale en date de février 2008, un mois avant le drame, n'en a pas souvenir. "C'était tellement grave que je ne m'en souviens plus" dit-il à l'époque.
"Mais le motif de la dispute c'était les 30 000 €, que Bernadette n'aurait pas voulu que vous prêtiez, vous en avez parlé après !" rappelle le président Mocaer.
Bissonnet ressort alors l'excuse médicale. "Mais j'étais dans un tel état ! Le juge venait de me traiter de menteur à longueur de temps, j'étais ébranlé, on voulait m'emmener en psychiatrie !".

16 h 03 - Le coup de fil du 9 mars 2008
Le président pose une dernière question à Jean-Michel Bissonnet. Sur la journée du 9 mars, deux jours avant le crime. L'accusé, son épouse et deux couples d'amis déjeunent dans un restaurant de Lasalle (Gard). Et les études de téléphonie montrent qu'il a appelé le vicomte d'une cabine téléphonique. Pour lui demander de venir non pas le 12 mais le 11 mars selon l'accusation. JM Bissonnet nie. Et s'explique sur l'utilisation de la cabine :
"vous allez au restaurant et vous voyez si le téléphone passe, s'il passe je suis un menteur, si ça passe pas, on m'accuse pour rien".


 Bissonnet : "Midi Libre vend 10% de plus"
Le président demande aux parties de poser leurs ultimes questions aux accusés, Jean-Michel Bissonnet en tête. Me Abratkiewicz, partie civile,  prend la parole. Et pose cette question : "je sais que ça va vous mettre en colère. Mais lors d'une demande de remise en liberté, vous avez affirmé, et je lit la phrase dans Midi Libre où vous parlez du vicomte : "c'était mon jardin secret, j'avais 20-25 ans, il a voulu abuser de moi" de quoi s'agit-il ?"
Comme il le fait depuis plusieurs jours, Bissonnet s'en prend aux médias en général et à Midi Libre en particulier.
"La presse m'a toujours été défavorable pour me rendre plus responsable. Avec le procès, Midi Libre vend 10% de plus. Avec cette phrase, les ventes ont du augmenté. Mais mon jardin secret c'était une fille de Madame Claude, voilà, je l'ai jamais dit à mes enfants, c'était en 1970. L'homosexualité, je n'y vois pas d'inconvénient, mais je ne suis pas homosexuel, mes propos ont été mal rapportés". 

16 h 30 :  Bissonnet : "Vous voulez que je sois à bout, mais je tiendrai !"
 L'avocat général attaque, Me Balling, défenseur du vicomte enchaîne et reparle de la question des 30 000 €. L'accusé semble las, et commence à s'énerver. D'un ton dramatique, toujours très théâtral, il lance :
"Je suis à bout, vous voulez que je sois à bout, mais je tiendrai ! Vous sortez toujours la phrase ambigüe... Je demande une suspension de séance, je suis fatigué d'entendre des questions comme ça".

16 h 31 - L'audience est suspendue 15 minutes

16 h 50. Reprise
Me Balling reprend son interrogatoire de Jean-Michel Bissonnet.

17 h 01 - Belkacem : "Bissonnet, c'est entre lui et sa conscience"
L'examen des faits touche à sa fin. Méziane Belkacem est appelé à la barre.
"Qu'avez-vous à rajouter ?" lui demande le président.
"A part exprimer mes regrets, je n'ai rien à rajouter".
Me Abratkiewicz est le seul à lui poser des questions :
"vous avez bien tiré à deux reprises ?"
"Oui".
"Vous étiez seul ?"
"Oui, dans le hall, au moment des faits j'étais seul, monsieur d'Harcourt je ne l'ai vu qu'à l'extérieur".
"Que pensez-vous de l'attitude de monsieur Bissonnet qui vous avez dit qu'il se dénoncerait si ça tournait mal ?"
"Qu'il vaut mieux dire la vérité. Monsieur Bissonnet c'est entre lui et sa conscience".

17 h 10 - D'Harcourt fixe Bissonnet et lance : "Je souhaite que Jean-Michel avoue ce qu'il a fait"
C'est au tour d'Amaury-d'Harcourt d'être appelé à la barre. Veste marron, pull à col roulé vert, il se lève du siège d'où il suit les débats. II explique : "il m'a fait venir exprès, sa soirée au Rotary c' était une couverture. Nous étions tous les trois dans le garage, il a montré l'arme à Belkacem et où mettre l'arme dans la maison". Et puis, comme il ne l'avait encore quasiment jamais fait, il  hausse la voix et il  tourne son regard en direction du box de ses co-accusés. Il fixe droit dans les yeux Jean-Michel Bissonnet et le pointe même du doigt. Et lance gravement :
"Je sais que j'ai fait une chose inadmissible. Je souhaite maintenant que Jean-Michel Bissonnet avoue ce qu'il a fait, qu'il dise la vérité et comment il peut supporter ça vis-à-vis de ses enfants".
Dans le box, Bissonnet reste impassible.

17 h 35 - Me Leclerc : "Nous revenons à l'état de contradiction ! "
Me Leclerc, l'avocat de Jean-Michel Bissonnet pose les ultimes questions de la journée et même celles relatives à l'examen des faits. Il interroge le vicomte et  il réussit une nouvelle fois à le faire se contredire...
"Pourquoi monsieur lors de votre première déclaration vous n'avez pas dit la totale vérité ? Pourquoi vous avez attendu le lendemain pour changer ?" commence le pénaliste.
"J'ai toujours dit que Belkacem disait la vérité, non je n'ai pas changé de position" répond Amaury d'Harcourt.
"Monsieur Belkacem a demandé 5000 € à monsieur Bissonnet le jour des faits ?" poursuit Me Leclerc.
"Absolument" dit le vicomte. Brouhaha dans la salle (d'Harcourt avait affirmé que cet épisode n'existait pas NDLR).
"Monsieur Belkacem vous avez demandé 5000 € ?" interroge aussitôt l'avocat d'un ton malicieux.
"Non, j'ai jamais demandé ça" rétorque l'accusé.
"Ah, mais nous revenons à l'état de contradiction ! conclut le défenseur, visiblement satisfait. Nous verrons pourquoi il y a ces contradictions !".

17 h 55 - Fin des débats
Les parties n'ont plus de questions. Le président Mocaer suspend les débats de cette troisième semaine. Ils reprendront lundi matin à 9 h 30. La quatrième semaine sera consacrée à l'examen de la personnalité des trois accusés. Et, sauf retard, le début des plaidoiries devrait commencer le lundi suivant, pour un verdict attendu le mercredi 9 ou jeudi 10 février.



Yanick PHILIPPONNAT


Yanick PHILIPPONNAT
_________________
Résistez ! (Marie Durand, Aigues Mortes, la Tour de Constance)
La Justice existe, ne vous laissez pas briser par ses errements


Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau Index du Forum -> Le Procès Janvier 2011 -> Revue de presse janvier 2011 Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation

Powered by phpBB © 2001, 2017 phpBB Group
affiance theme by sparsely
Traduction par : phpBB-fr.com