Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau Index du Forum
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau :: 99 11-02-02 - MidiLibre : Audience n°17 - mercredi
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau
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99 11-02-02 - MidiLibre : Audience n°17 - mercredi

 
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MessagePosté le: Mer 2 Fév - 19:16 (2011)    Sujet du message: 99 11-02-02 - MidiLibre : Audience n°17 - mercredi Répondre en citant

http://www.midilibre.com/articles/2011/02/02/A-LA-UNE-Amis-et-membres-du-Ro…

Édition du mercredi 2 février 2011
 

DR


Procès Bissonnet Me Luc Abratkiewicz à un journaliste : "Tout ceci est dégueulasse"



EN DIRECT - 17e audience du procès Bissonnet aux assises de l'Hérault. Ce mercredi, la cour va entendre nombre de témoins cités par la défense. Au programme : plusieurs membres du Rotary et amis de Jean-Michel Bissonnet. Une manière de poursuivre l'audience d'hier. Ce mardi, psychologues et psychiatres avaient tenté de dresser un portrait de Jean-Michel Bissonnet.

9 h 15 - Reprise de l'audience. Michèle Henry, l'aide ménagère de la famille Bissonnet, est invitée à s'exprimer devant la cour. "Le couple Bissonnet était très uni, très proche de leurs enfants. Je les voyais deux à trois fois par semaine."

Cheveux blonds, lunettes à monture écaillée, âgée d'une cinquantaine d'année, Michèle Henry explique qu'elle se rendait chez les Bissonnet régulièrement. "Pour moi, c'est inconcevable (que M. Bissonnet ait tué son épouse, NDLR)", déclare le témoin au président M. Mocaer. Elle rappelle que le couple avait effectué, quelques semaines avant les faits, un voyage en Afrique du Sud. D'après elle, si M. Bissonnet souhaitait assassiner Bernadette, il n'aurait pas attendu d'être à Montpellier pour exécuter son terrible acte.

9 h 35 - Une suspicion sur le jardinier
Me Abratkiewicz, avocat de Jean-Pierre Juan, frère de Bernadette : "Lors de votre audition du 13 mars 2008 auprès des gendarmes, à la question "Avez-vous remarqué quelque chose d'inhabituel ces derniers jours ?", vous n'évoquiez à aucun moment la suspicion que vous aviez du jardinier."
L'aide ménagère : "A ce moment-là, ce n'était pas un élément important d'après moi. Je ne voyais pas l'intérêt."

9 h 40 - Me Chalié, avocate des enfants de la victime : "Au retour de son (M. Bissonnet, NDLR) opération, en février, vous nous confirmez que le couple ne faisait pas chambre à part ?"
Le témoin : "Oui, c'est moi qui faisait les chambres."
Me Chalié : "Ils avaient des marques d'affection l'un pour l'autre ?"
Le témoin : "Oui, je les ai vus. En plus, à son retour de l'hôpital, Bernadette était encore plus au petit soin pour lui."

9 h 45 - M. Bissonnet : "J'en peux plus, j'en peux plus"
Me Balling, avocat du vicomte : "A la question des gendarmes : "Avez-vous vu des armes chez M. Bissonnet ?", vous avez répondu que vous n'en aviez jamais vu."
Mme Henry : "M. Bissonnet est chasseur, mais je n'ai jamais aperçu d'armes à la maison."
Me Balling : "Pourtant, dans la maison des Bissonnet, il y avait une arme décorative."
(...)
Me Balling : "Selon vous, si M. Bissonnet voulait tuer son épouse, il l'aurait poussée dans un ravin en Afrique du Sud ?"
Le témoin : "Oui, un coup de coude."
Rires dans la salle.
Me Balling : "Vous n'avez pas imaginé qu'ils étaient accompagnés d'amis, et que cela aurait été impossible ?"

Jean-Michel Bissonnet s'énerve dans le box : "J'en peux plus, j'en peux plus. M. Le président, ce matin, on n'a pas voulu me donner de médicaments pour me calmer."
Me Leclerc : "M. le président, M. Bissonnet est sous anxiolytique. Il n'en a pas eu depuis 48 heures."
M. Mocaer : "M. l'huissier va appeler SOS médecin qui interviendra lors d'une suspension d'audience."

Me Balling poursuit : "La rue de la Grenouillière (où se situe la demeure des Bissonnet à Castelnau-le-Lez, NDLR) est une impasse ou une rue passante ?"
Le témoin : "C'est une rue relativement calme."

10 h - Me Vérine, avocat de M. Bissonnet : "Concernant le chien, est-ce que vous avez déjà constaté que ce chien, alors qu'il est dans la maison, porte fermée, peut sentir la venue d'une personne au portail, situé à 30 mètres ?"
Le témoin : "Non, il aboyait quand ça sonnait."

10 h 05 - Suspension d'audience.

11 h 20 - Reprise de l'audience.
M. Mocaer : "M. Bissonnet, vous avez vu un médecin, on peut continuer ?"
M. Bissonnet : "Oui, il m'a donné deux comprimés."

11 h 25 - Jacqueline Beaussart, cousine éloignée de Jean-Michel Bissonnet, psychologue, s'avance à la barre. Devant la cour, elle jure de dire toute la vérité. "Jean-Michel n'y est pour rien dans cette affaire. Je ne comprends pas. J'aimerais savoir, comprendre. Je ne comprends rien."
Le président M. Mocaer : "Parlez-nous de vos relations avec Jean-Michel Bissonnet."
Jacqueline Beaussart : "Avec Jean-Michel Bissonnet, nous avons cinq ans de différence. A Oran, petits, nous avons eu des relations de cousins très proches."
(...)
"Je connaissais Bernadette beaucoup moins que Jean-Michel. Je l'aimais bien, nous avions des points communs. Je m'entendais bien avec elle."

11 h 30 - M. Mocaer : "Qu'est-ce qui vous permet d'être aussi affirmative quand vous dites qu'il n'a rien avoir dans cette affaire ?"
Jacqueline Beaussart : "Je ne sais rien, mais je ne crois pas. Je ne vois pas la raison, je ne vois pas le mobile. C'est mon intime conviction. Bernadette adorait les voyages, nous préparions des voyages ensemble. Il y avait cette belle maison (à Castelnau, NDLR). Enfin, c'est une belle maison, mais ce n'est pas Versailles. Ils avaient une relation, pas idyllique, mais normale. Jean-Michel n'est pas un type à faire ça. Ca ne lui ressemble pas. Depuis quelque temps, il est complètement déstructuré. Si j'étais à sa place, je serais pareille."

11 h 37 - Diffusion de la conversation téléphonique de Jacqueline Beaussart avec Jean-Michel Bissonnet le 17 mars 2008 (soit six jours après le décès de Bernadette Bissonnet, deux jours après ses obsèques, NDLR). L'homme relate l'ensemble des projets qu'il avait avec son épouse. Quelques extraits :
M. Bissonnet : "A partir de maintenant, je vais essayer de continuer comme si de rien n'était pour les enfants".
Mme Beaussart : "Tu as tout à fait raison."
(...)
M. Bissonnet : "Elle m'a tellement emmerdé, elle est inoubliable."
Mme Beaussart : "Oui, oui." (...)

11 h 43 - Jacqueline Beaussart revient à la barre.
M. Mocaer : "Aux gendarmes, vous avez évoqué un coup monté contre M. Bissonnet."
Jacqueline Beaussart : "Oui, peut-être."
M. Mocaer relit les déclarations de Mme Beaussart aux gendarmes, déclarations dans lesquelles elle note qu'elle ne comprend pas qu'un fusil à canon scié ait été utilisé. Elle ne comprend pas non plus comme M. Bissonnet aurait fait appel à un "Arabe", "leurs habitudes étant d'étrangler ou de trancher la gorge", a-t-elle souligné devant les gendarmes. Jacqueline Beaussart tente de s'expliquer devant la cour. "Je ne suis pas raciste. (...) J'ai longtemps vécu en Algérie après l'indépendance, j'ai beaucoup d'amis arabes."

11 h 55 -"Je ne vais pas aux enterrements"
Me Abratkiewicz, avocat de Jean-Pierre Juan, frère de Bernadette : "Aux yeux de M. Bissonnet, vous n'êtes pas la psychologue, mais la grande soeur. Que pouvez-vous nous dire de son comportement ?"
M.Beaussart : "Il a un discours cohérent. Cette façon de parler de la pluie et du beau temps est une manière de rentrer dans le déni du réel. C'est sa façon à lui de réagir. Vous, nous, on a tous notre manière de réagir."
Me Abratkiewicz : "Si la thèse de l'accusation est bonne, comment l'analysez-vous ?"
Le témoin : "Je ne peux pas l'imaginer, je ne peux pas répondre à une telle question."
Me Abratkiewicz : "Etiez-vous présente lors des obsèques de Mme Bissonnet ?"
Le témoin : "Vous m'avez déjà posé cette question (lors du procès, en septembre 2010, NDLR). Non, je ne vais pas aux enterrements."

12 h 05 - Luc Ribaud, notaire, connaissait Jean-Michel Bissonnet avant les faits. Il est invité à s'exprimer à la barre. "Je suis prêt à répondre devant la cour, mais dans la limite du secret professionnel. Je suis le notaire de M. Bissonnet."
Le président M.Mocaer : "Quelles sont les conséquences patrimoniales suite au décès de Mme Bissonnet."
Le notaire : "Il y avait une donation."
M. Mocaer : "Que se passe-t-il lorsqu'un des conjoints est déclaré responsable de la mort du second ?"
Le notaire : "Il serait déchu de ses droits."
M. Mocaer : "Vous avez rencontré la famille Bissonnet après les faits."
Le notaire : "Oui, pour faire le point."
M. Mocaer : "Oui, dans de telles circonstances, il est normal de faire le point avec un notaire."

Me Vérine explique que M. Bissonnet n'a pas souhaité profité de l'usufruit qu'il avait sur la maison après le décès de son épouse.

12 h 15 - Marie-Françoise Tardieu, témoin, s'exprime de façon spontanée à la barre. "Je connais bien Bernadette, nous étions dans le même club de gym. J'ai rencontré Jean-Michel au cours d'un dîner en 2006."
(...)
"C'était un couple uni, au caractère bien trempé."
(...)
"La dernière fois que nous l'avons vu..., c'était le dimanche 9 mars 2008. Ils nous ont rejoint au restaurant." (Le 9 mars 2008, depuis ce restaurant, Jean-Michel Bissonnet a échangé un appel téléphonique avec Amaury d'Harcourt, NDLR)
(...)
"Bernadette nous a parlé de son souhait de devenir grand-mère, de l'éventuelle mariage de Florent avec Anne-Gaëlle."

12 h 20 - M. Mocaer : "Quelqu'un s'est-il levé durant le repas ?"
Mme Tardieu : "Je ne me souviens pas."
M. Mocaer : "FVous parlez d'un couple détendu, autant elle que lui ?"
Mme Tardieu : "Je n'ai pas perçu de tensions."

12 h 35 - Une commission rogatoire a été demandée afin de trouver un quelconque lien d'Amaury d'Harcourt avec la présidence de la République et les chasses présidentielles. La réponse : "Les recherches entreprises pour retrouver un lien d'Amaury d'Harcourt avec les chasses présidentielles se sont avérées vaines compte tenu de l'ancienneté des faits."

12 h 40 - Suspension de l'audience. Reprise à 14 h 15.

14 h 15 - Reprise de l'audience. Michèle Payan-Kasbach, amie de Bernadette, est appelée à la barre. La jeune femme est très émue. Toutes deux se voyaient régulièrement, elles couraient ensemble les samedis matin. "Elle parlait beaucoup de ses enfants, de son père, elle évoquait souvent les disputes entre Jean-Michel et son fils Marc."
(...)
"A un moment, en 2003-2004, elle s'ennuyait un peu. Elle souhaitait reprendre le travail. Elle ne voulait plus être la femme de."

14 h 30 - Le président M. Mocaer : "Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur les disputes entre Jean-Michel et Marc ?"
Michèle Payan-Kasbach : "Elle était plus qu'embêtée."
M. Mocaer : "Vous l'avez vu les jours qui ont précédé sa mort ?"
Michèle Payan-Kasbach : "On se voyait tous les samedis matin. Ce jour-là, on était également ensemble le samedi soir." (...) "Le samedi matin, je l'ai trouvé resplendissante. Je lui ai dit. Elle a été étonnée que je lui fasse ce compliment. Elle m'a demandé si je lui disais cela pour lui faire plaisir. Ca m'a étonnée qu'elle ait si peu confiance en elle."

M. Mocaer : "Vous n'avez pas été témoin de disputes entre Jean-Michel Bissonnet et Bernadette ?"
Le témoin : "Non, ils faisaient beaucoup de choses ensemble."

14 h 45 - Un nouveau témoin à la barre : Thomas Romero, boulanger. "Je n'ai pas grand chose à dire sur cette affaire", déclare-t-il. L'homme hésite à s'exprimer car il estime que, lors de son audition auprès des gendarmes, les questions étaient orientées et ses réponses interprétées.
Le président  M. Mocaer : "Les jurés n'ont pas connaissance de l'audition dont vous faites allusion. Dites-nous ce que vous savez de M. Bissonnet."
M. Romero : "M. Bissonnet est quelqu'un de serviable, de gentil." L'accusé se rendait tous les jours dans sa boulangerie.

14 h 50 - Me Chalié, avocate des enfants et de père de Bernadette Bissonnet : "Vous dites que les questions des gendarmes étaient orientées. Dites-nous pourquoi."
Le témoin : "J'ai expliqué aux gendarmes que M. Bissonnet venait dans mon commerce tout seul. Les gendarmes m'ont alors déclaré : "S'il est tout seul, c'est donc qu'il a des problèmes de couple." J'ai trouvé tout ceci absurde."

15 h - Julien Mignot, journaliste. "Je ne sais pas pourquoi je me retrouve ici. A l'époque, je travaillais pour une agence de presse spécialisée justice/fait divers. Je n'ai sorti aucun article sur cette affaire."
M. Mocaer : "Vous avez engagé ce travail de votre propre initiative ?"
Le témoin : "Dans cette histoire, les éléments que j'ai pu trouver, les témoignages que j'ai eu n'avaient pas suffisamment de plus-value pour que je sorte un article."
M. Mocaer : "Combien de temps avez-vous travaillé sur cette affaire ?"
M. Mignot : "Un peu plus d'un mois. J'ai rencontré des proches de M. Bissonnet, de M. d'Harcourt, et de M. Belkacem. Dans ce genre d'affaire, on est soumis aux gens qui nous parlent."
M. Mocaer : "Au cours de votre travail, auriez-vous été heurté au secret défense lors de vos recherches sur Amaury d'Harcourt ?"
M. Mignot : "Non, je n'ai pas été heurté au secret défense."

15 h 15 - Me Abratkiewicz au journaliste : "Tout ceci est dégueulasse"
Me Abratkiewicz, avocat de Jean-Pierre Juan, frère de Bernadette, s'en prend au journaliste, l'accusant d'avoir émis des théories "non-valables", d'avoir enquêté à décharge. "Tout ceci est dégueulasse", lance-t-il.
Me Leclerc, avocat de M. Bissonnet : "M. le président, on ne peut pas tenir ce genre de propos."
M. Mocaer : "Ca a le mérite de la clarté."
M. Mignot : "Dans cette affaire, je n'ai jamais prétendu avoir en ma possession des éléments que personne n'avait trouvé. C'étaient des rumeurs. Je les ai indiqué aux gendarmes."

15 h 20 - Eclats de voix et insultes dans la salle
Me Abratkiewicz : "Que venez-vous de dire M. Bissonnet. Vous dites que je suis une "pourriture"?"
M. Bissonnet : "Quand j'ai quelque chose à dire, je le dis en face."
Les enfants Bissonnet s'emportent. "Ca fait trois ans que vous nous cherchez." Marc Bissonnet insulte M. Abratkiewicz.
Me Chalié : "Ca, Marc, je l'interdit."
Marc Bissonnet sort de la salle.

15 h 30 - Julien Mignot explique que les gendarmes pensaient qu'il était instrumentalisé par la famille Bissonnet.

15 h 35 - Me Balling attaque Julien Mignot, notant qu'il aurait révélé aux gendarmes des éléments sur M. d'Harcourt (marchand d'armes, chasses présidentielles...), qui ne sont que des rumeurs. "Pourquoi ne pas avoir utilisé le conditionnel ?"
M. Mignot : "C'est ce que j'ai fait."

15 h 40 - "La rumeur est alimentée par la famille d'Harcourt elle-même"
Me Chalié : "M. d'Harcourt, avez-vous été marchand d'armes ?"
M. d'Harcourt : "Non."
Me Chalié rappelle une écoute téléphonique entre Diane d'Harcourt (fille du vicomte) et Michel, son ex-époux. Déclaration dans laquelle Michel demande à Diane de lui confirmer que le vicomte était marchand d'armes.
Me Chalié : "N'auriez-vous pas répété ce type de propos à vos proches, propos qui sont apparus vrais pour eux ?"
M. d'Harcourt : "Oui peut-être. on dit tout ce que l'on veut en famille."
Rires dans la salle.
Me Chalié : "Vous emportez vos proches dans vos délires, délires parmi lesquels il y a peut-être des vérités. (...) Au final, la rumeur est alimentée par la famille d'Harcourt elle-même."

15 h 50 - "Je vais être court et calme"
M. Bissonnet prend la parole : "Je vais être court et calme. On aurait mis fin à toutes ces rumeurs sur le vicomte d'Harcourt si la demande de Me Darrigade avait été acceptée. Il souhaitait que l'on enquête sur le passé de M. d'Harcourt. A propos de son lien avec l'affaire Omar Haddad, je ne suis pas paranoïaque. Au cours de ma détention, j'ai lu un ouvrage sur cette affaire." Jean-Michel Bissonnet y aurait découvert le nom d'un marchand d'armes, homme qui aurait travaillé un temps avec Amaury d'Harcourt.

16 h - Un médecin succède à Julien Mignot à la barre. Il connaissait le couple Bissonnet depuis 2003. Il était leur médecin traitant. La cour n'a aucune question à lui poser. L'homme s'en va bredouille.

16 h 05 - 16 h 20 - Bernard Olivier est appelé à s'exprimer devant la cour. "Je considère Jean-Michel comme un homme incapable de faire un tel acte. Il y avait dans le couple Bissonnet une vraie complicité. J'ai connu Jean-Michel dans le cadre du Rotary."
(...)
L'homme décrit les activités au sein du Rotary. En période hivernale, les membres se retrouvent les mardis soir à l'hôtel Mercure à Montpellier.
(...)
Il évoque les critères pour devenir membre du Rotary. "Le critère principal est la réussite professionnelle."
(...)
"Je connais mieux Jean-Michel que Bernadette. C'est un homme au caractère très fort. Il a eu des succès professionnels."
(...)
"Au sein du Rotary, Jean-Michel a été trésorier."
(...)
"Le soir du 11 mars 2008, je n'ai rien trouvé de particulier chez M. Bissonnet."

16 h 25 - Me Balling : "Vous avez dit que le couple Bissonnet était très complice. Mais, vous ne connaissiez les Bissonnet que dans le cadre du Rotary ?"
M. Olivier : "Oui, uniquement dans le cadre du Rotary."

16 h 27 - Suspension d'audience.

16 h 50 - Reprise de l'audience. Mohammed Cherna est appelé à la barre. L'homme a effectué quelques travaux pour M. Bissonnet. Il n'a rien à dire sur cette affaire. Le président le questionne sur les travaux qu'il a réalisé chez les Bissonnet.

Aucune question de la cour.

17 h - Armero Segundo est invité à s'exprimer devant la cour. "Je connais le couple Bissonnet depuis trente ans. Pour moi, c'était un couple qui s'aimait. J'ai effectué des travaux dans leur maison à Castelnau-le-Lez. Je suis artisan depuis 1989. J'ai connu M. Bissonnet au moment où il a construit son premier bâtiment de bureaux (au Millénaire, NLDR). Par la suite, j'ai travaillé chez lui."
M. Mocaer : "Vous avez dit aux gendarmes que M. Bissonnet pouvait s'énerver pour une petite bricole."
M. Segundo : "Ah oui, plusieurs fois, je l'ai vu s'énerver très fort."
M. Mocaer : "Vous déclarez à propos de M. Bissonnet : quand il avait quelque chose à dire, il ne prenait pas de gants."
M. Segundo : "Ah oui."
M. Mocaer : "Qu'avez-vous pensé quand vous avez appris que M. Bissonnet était soupçonné" de l'assassinat de Bernadette Bissonnet ?
M. Segundo : "Moi, je ne l'ai pas cru. Quand on faisait des travaux chez eux, je ne les ai jamais vu se disputer."

17 h 10 - Fin de l'audition de M. Segundo. Il laisse sa place à Didier Casteran à la barre. "Jean-Michel est un homme bon. Enfin, le fond est bon. La forme est parfois difficile. Concernant son couple, il n'y a strictement rien qui laisse penser qu'ils auraient pu se séparer."
M. Mocaer : "Vous connaissiez Mme Bissonnet ?"
M. Casteran : "Oui, j'ai eu l'occasion de la rencontrer notamment au Rotary. Nous pratiquions le golf ensemble."
M.Mocaer : "Comment définiriez-vous la personnalité de Mme Bissonnet ?"
M. Casteran : "C'était une femme très agréable. Tous deux avaient leur personnalité."
M. Mocaer : "Vous étiez présent le soir du 11 mars 2008 au Rotary ?"
M. Casteran : "Oui, j'étais là. Rien, durant cette soirée, n'a laissé penser qu'il se passait quelque chose. "
M. Mocaer : "Comment avez-vous appris le décès de Mme Bissonnet ?"
M. Casteran : "Je l'ai appris le lendemain."
M. Mocaer : "Vous êtes convaincu de l'innocence de Jean-Michel Bissonnet ?"
M. Casteran : "Absolument !"

17 h 25 - Pierre Massotte s'avance à son tour à la barre. "Avec J.-M.,nous avions des relations amicales. Nous nous voyons régulièrement au Rotary."
"M. Bissonnet était une personne agréable, méthodique, il travaillait beaucoup. J'ai eu l'occasion de le rencontrer à deux ou trois reprises, quand il était venu installer des logiciels informatiques."
(...)
"Un jour, nous avons cambriolé. Quand Mme Bissonnet l'a appris, elle nous avait dit : "Si un jour ça m'arrivait, je ne me laisserais pas faire."

17 h 10 - M. Mocaer : "Que diriez-vous des relations de M. Bissonnet ?"
M. Massotte : "Des relations très franches. Quand il avait quelque chose à dire, il le disait. C'était parfois un peu brutale."
M. Mocaer : "Et le couple ?"
M. Massotte : "Tout se passait normalement. On n'a rien remarqué d'anormal. Ils s'aimaient tendrement. Rien ne laisser présager ce qui est arrivé."
M. Mocaer : "Vous avez l'image d'un couple uni ?"
M. Massotte : "Lors d'un appel téléphonique après le drame, M. Bissonnet m'a dit :"On nous a volé Bernadette. On veut tout nous prendre, même notre bonheur." (...) "Plus tard, lors de l'interpellation de M. Bissonnet, un gendarme a déclaré aux enfants du couple : "Vous devriez vous porter partie civile contre votre père." Ca m'a stupéfait !"

17 h 40 - "J'ai le sentiment que cette affaire est tellement bête qu'il ne peut pas l'avoir conçue"
René Andrieu, notaire, membre du Rotary, s'approche à la barre. "Jean-Michel Bissonnet est un homme généreux, sympathique, mais colérique. J'ai le sentiment que cette affaire est tellement bête qu'il ne peut pas l'avoir conçue."
M. Mocaer : "Que pouvez-vous nous dire de Mme Bissonnet ?"
M. Andrieu : "C'était une femme charmante, passionnée par ses enfants. Elle nous parlait souvent des voyages qu'elle faisait avec M. Bissonnet. Elle fréquentait souvent ma femme car elles ont exercé le même métier (pharmacienne, NDLR)."
M. Mocaer : "Vos relations sont nées autour du Rotary ?"
M. Andrieu : "Oui, au Rotary, puis après en-dehors."
M. Mocaer : "Vous étiez présent à la réunion du 11 mars 2008 au Rotary ?"
M. Andrieu : "Oui, j'étais installé face à lui. Je n'ai rien vu d'anormal. Un type intelligent comme lui ne peut pas faire une chose pareille. Une chose invraisemblable, je n'y crois pas. C'est mon intime conviction."

17 h 50 - Fin de l'audience. Reprise ce jeudi à 9 h.


Depuis les assises de l'Hérault, Vanessa ASSE
_________________
Résistez ! (Marie Durand, Aigues Mortes, la Tour de Constance)
La Justice existe, ne vous laissez pas briser par ses errements


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