Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau Index du Forum
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau :: 99 11-02-02 - France3 : Audience n°17 - mercredi
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau
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JFD
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MessagePosté le: Mer 2 Fév - 19:19 (2011)    Sujet du message: 99 11-02-02 - France3 : Audience n°17 - mercredi Répondre en citant

http://languedoc-roussillon.france3.fr/proces-bissonnet/index.php?page=arti…

La personnalité de Bissonnet suite
La Cour continue l’étude de la personnalité de Jean-Michel Bissonnet. Deuxième journée d’audition des témoins. l’employée de maison décrit un couple uni, amoureux. Tout au long de la journée, les témoins, amis ou connaissances de Bissonnet décrivent le couple sans histoire. Rien ne laissait présager un tel drame. Compte rendu de Laurence Creusot et Valérie Luxey.

9 h 14 Reprise de l’audience avec l’audition d’une employée de maison Michèle Henry.

"Très uni, très amoureux", ainsi commence d’emblée, la description du couple Bissonnet chez lequel cette dame travaillait.En parlant des marques d’affection :"C’était plus que la moyenne après tant d’années de mariage"

L’employée faisait le ménage trois matins par semaine. Elle est blonde, petite, dynamique. Elle dialoguait fréquemment avec Mme Bissonnet. " Entre femmes c’était plus simple". "Tout en travaillant, on plaisantait beaucoup."

Elle croisait Belkacem de temps en temps. "D’Harcourt n’était pas le bienvenu à la maison" . Mme Bissonnet le traitait de pique assiette.
"Ils n’ont jamais fait chambre à part " assure d’une voix forte le témoin en parlant des Bissonnet.
"Je n’ai jamais vu Mme Bissonnet sur l’ordinateur. C’était M. Bissonnet."
L’employée avait pour consigne de bien fermer les portes.
Quand le président lui demande si M. Bissonnet serait capable de vouloir tuer sa femme, l’intéressée répond : "C’est impensable".
Mme Henry confirme qu’une arme était accrochée sur un mur de la cuisine. Quand Me balling fait référence au Remington caché dans le tiroir des chemises. Elle ne l’avait jamais vu.
"De toute façon s’ il voulait la tuer, il aurait pu la jeter dans un ravin."(Comme ceux vus sur les photos d’Afrique du Sud, le dernier voyage des Bissonnet)
A ce moment-là :

"J’en peux plus, j’en peux plus, quand j’entends cela." Bissonnet explose et dit qu’on lui a refusé son traitement, ce matin" Me leclerc demande au président d’intervenir. Le président demande à l’huissier d’appeler SOS médecins pour régler le problème à la prochaine suspension d’audience. 
Même réaction lorsqu’il est question de Pit le chien. Le fils cadet Marc crie aussi.
Me Vérine, l’un des trois défenseurs de Bissonnet, veut revenir à l’essentiel.
Tout à coup, Bissonnet, depuis le box, demande à Me Phung d’arrêter de rire avec agressivité.
L’audience est suspendue à 10 h 05 pour permettre à un médecin d’intervenir.

11h17 : l’audience reprend.

Retour dans le box de Jean-Michel Bissonnet. Le médecin vient de lui donner deux comprimés. L’audience peut reprendre.
Audition de Jacqueline Beaussart, cousine de Bissonnet, bénévole dans une association de malades, qui "a pratiquement élevé Jean-Michel quand il était petit, j’étais un peu sa grande soeur".
"Spontanément, je dirais qu’il est innocent et que je ne comprends pas mais que je voudrais bien comprendre".
"On se voyait pour les vacances". "Bernadette, je l’aimais bien, on avait des points communs, même si je la connaissais moins que Jean-Michel".
Elle ne juge pas le mobile crédible. "Leur vie était une vie normale de gens qui s’entendaient bien, leur maison était bien mais ce n’était pas Versailles !"
Jean-Michel Bissonnet et elle ont eu un échange téléphonique quelques jours après l’assassinat de Bernadette. "Il m’a dit du n’importe quoi". Elle est psychologue de formation, elle trouve ça normal compte tenu des circonstances, même quand il lui dit : "elle m’a tellement emmerdé qu’elle est inoubliable".
La cour écoute la fameuse conversation du 17 mars 2008. Bissonnet ferme les yeux.
Le président lui rappelle sa déposition, dans laquelle est se disait persuadée "d’un coup monté contre Jean-Michel".
11 h 50 Elle rappelle ses origines pied noir pour expliquer ses propos de l’époque : "Je ne vois pas pourquoi un fusil à canon scié. De la part d’un arabe, leur habitude c’est plutôt d’égorger ou de trancher la gorge. Je ne suis pas raciste". Maître Balling : "qui vous a parlé d’un canon scié ?". Réponse : "les gendarmes. Ou la presse. Ou la famille."
11 h 54 : Maître Iris Christol revient sur la conversation téléphonique. "Je n’ai pas trouvé Bissonnet incohérent, ni traumatisé. Il n’y a pas de trace de ça".
Le témoin se prévaut de sa qualité de psychologue pour se lancer dans une analyse : "chacun réagit différemment. Lui, il tente de plaquer un discours sensé pour surmonter son traumatisme. Soit c’est un monstre, soit il est dans le déni du réel".
Maître Vérine, lui, trouve plutôt le ton de Bissonnet, "calme et abattu".
12 h 05 : audition de Luc Ribaud, notaire à Montpellier, il gère les affaires des familles Bissonnet et Juan.
Par avance, il se prévaut du secret professionnel pour éviter de répondre à certaines questions.
 Il y avait une donation entre les conjoints. Si l’un des conjoints venait à être reconnu responsable de la mort de l’autre, il serait déchu de ses droits. Il n’y a pas de testament.
Une donation est intervenue au profit d’un des 2 fils concernant un domicile sur Paris.
Après le décès de Bernadette, une réunion de famille avait eu lieu pour rassurer les enfants, en présence du notaire. "Il n’y a eu aucune tension à propos de la répartition des biens. J’ai senti une famille unie, qui se soutenait et faisait face à l’adversité avec beaucoup de courage".
Concernant les affaires, Bernadette percevait près de 200 000 euros d’usufruit sur sa part dans les SCI. Le notaire explique que légalement, aujourd’hui, Bissonnet peut jouir de ces revenus, en plus de la maison. S’il est condamné, il perd tout.
Maître Vérine précise que son client n’a pas attendu et d’ores et déjà le partage est fait entre les enfants.
Bissonnet prend la parole : "l’acte de donation date de 1994. C’était pour protéger Bernadette. Mes revenus sont suffisants avec ma part à moi. La juge a donné son feu vert pour la procédure de succession".
12h20 : Marie-Françoise Tardieu à la barre.
Elle connaissait le couple. Fréquentait le même club de gym que Bernadette. Les maris jouaient au golf ensemble. Les deux couples déjeunaient ou dînaient quelquefois, y compris le dimanche avant le meurtre, en compagnie cette fois-là d’un autre couple.
Elle décrit une nouvelle amitié durable avec un couple uni "avec une certaine répartie de part et d’autre".
Le dimanche avant le meurtre, le 9 mars, le témoin et son mari font du vélo, les Bissonnet les suivent en voiture (Jean-Michel vient d’être opéré), tout le monde se retrouve au restaurant. On parle du mariage prochain de Florent, du choix d’un chapeau, "c’est assez drôle".
Le lundi 10 mars, le couple échange téléphoniquement avec Jean-Michel Bissonnet à propos du choix d’un huissier, le lendemain mardi, Bissonnet la rappelle pour prendre des nouvelles.
12h38 : Le président a reçu la réponse de la Présidence concernant la réalité du travail de d’Harcourt dans les chasses présidentielles. "Le peu d’archives n’a pas permis d’étayer cette réalité, les faits remontent aux années 70".

12h41 : suspension d’audience jusqu’à 14h15.


14h25 : Reprise de l’audience. Michèle Payran à la barre. 
Très émue, se met à pleurer à l’évocation de son amie Bernadette, qu’elle décrit comme dynamique, enthousiaste et attachée à sa famille. Elles faisaient partie du même groupe de psychothérapie. "On courait, on papotait beaucoup, tous les samedis matins à 8h30. On parlait de la famille, des enfants".
"Ce qui la préoccupait, c’étaient les disputes entre Jean-Michel et leur fils Marc. Elle voulait retravailler, se sentait désoeuvrée, ne voulait plus être "femme de". Ce n’était pas une femme blasée".
14h44 : audition de Thomas Romero, boulanger à Castelnau-le-Lez.
Il évoque sa déposition : "les questions qui m’ont été posées étaient orientées".
Il décrit un Bissonnet "maniaque", aimant l’ordre et la propreté, agissant toujours posément, à l’opposée du personnage parfois décrit. Pour Romero, "faire tuer sa femme par un algérien est inimaginable pour un pied-noir". (Bissonnet est pied-noir. NDLR)
"Je l’ai toujours vu sourire, plein de joie de vivre".
15h01 : témoignage de Julien Mignot, journaliste en région parisienne.
Cité à la requête de l’une des parties, il ne sait pas pourquoi il est là. Ne connaît pas les protagonistes, a travaillé sur l’affaire dans le cadre de son travail pour une agence de presse, sans rien publier.
Le président : "vous êtes-vous heurté au secret défense au sujet de d’Harcourt ?"
Le témoin : "non. Tout ce que j’ai pu découvrir est aujourd’hui dans la procédure".
Maître Abrakiewicz accuse le journaliste d’avoir enquêté à décharge, et d’avoir échaffaudé sans preuve des théories de nature à désorienter les fils Bissonnet. L’avocat s’écrie : je trouve que c’est dégueulasse !"
Le président : "vous avez véhiculé des rumeurs. C’est contraire à votre déontologie".
Maître Chalié, conseil de Marc et Florent, se lance dans une tirade sur le traitement journalistique de l’affaire et prend la défense de Mignot, qui lui n’a rien publié.
15h25 : Nouvel incident de séance : maître Abrakiewicz accuse Bissonnet de l’avoir traité de "pourriture". Bissonnet dément, les fils s’en mêlent, accusant à leur tour l’avocat de salir leurs parents. Florent : "ça fait 3 ans que vous me cherchez". Marc : "il est censé représenter ma mère et il insulte ses fils".
Le journaliste, qui se présente comme un spécialiste justice-faits divers explique qu’il n’a pas l’impression d’avoir été manipulé par la famille Bissonnet.
Me Balling demande pour quels journaux travaille l’agence du journaliste

"VSD, France dimanche, Paris match, Closer", répond le journaliste
Me Balling revient sur les rumeurs qui courent sur d’Harcourt : agent secret, trafiquant d’armes, organisateur des chasses présidentielles du temps de V.G.E., etc... Rumeurs non démenties par Julien Mignot. Et l’avocat demande qui à dit quoi, même si il sait que le journaliste va mettre en avant le secret des sources.
Le journaliste répond effectivement qu’il ne dévoilera pas ses sources.
"Et vous avez là le responsable de la fuite de Ben Ali" dit Me Balling en montrant d’Harcourt son client.
Rires dans la salle.
Me Balling parle en fait du mutisme de la famille de d’Harcourt et trouve que cela est très différent du contenu du procès verbal du journaliste qui fait état de portes qui se referment, de mutisme de l’environnement du vicomte.
Me Chalié demande au vicomte si il est capable de raconter des épisodes de sa vie pour l’embellir
"C’est possible" dit M. d’Harcourt. "On peut raconter des bêtises en famille" poursuit d’Harcourt. Cependant d’Harcourt nie avoir dit à son gendre qu’il était vendeur d’armes.
Me Christol ajoute "que si d’Harcourt était vraiment agent secret , il faudrait fusiller les ministres de la défense ou de l’intérieur garants de notre sécurité "
Toute la salle rit.
Bissonnet demande à intervenir :

"Je vais être court et calme" Il met en cause son ancien avocat Me Darrigade qui a voulu enquêter sur d’Harcourt, "ce qui explique que l’on en soit là." Bissonnet répète que Mme Claude envoyait des filles sur les chasses du vicomte.

"Quand on me parle d’Omar Raddad, je ne suis pas parano", Bissonnet laisse entendre que d’Harcourt avait un lien avec cette histoire, il l’a lu dans le livre"Omar m’a tué".
Le président cherche à comprendre.

16 h 00 : la cour entend Bruno Billard, médecin traitant des Bissonnet, surtout de Jean-Michel. il n’a rien à dire et les avocats ne lui posent pas de question. Clin d’oeil à Marc en partant, en signe de réconfort.

16h03 : la parole est à Bernard Olivier, ami de Jean-Michel Bissonnet membre du Rotary"totalement incapable de commettre ou de participer à un tel acte".
Les 2 hommes se sont connus au Rotary. Il décrit l’organisation de ces clubs et leurs activités. Le Rotary Rabelais, auquel appartient Bissonnet, est exclusivement masculin et se réunit tous les mardis soirs. Les rencontres sont parfois élargies aux épouses et aux conférenciers.
Critère d’entrée au Rotary : "la réussite professionnelle". Le président : "est-ce qu’on s’y serre les coudes ? Est-ce qu’il y a une vraie solidarité ?"
Bernard Olivier : "ça donne les éléments de base pour qu’une amitié se développe rapidement".
Décrit Bissonnet comme un "homme au caractère très fort, un chef d’entreprise, avec une volonté de gagner. Au Rotary, il a été président, trésorier."
Le témoin a participé à la soirée qui avait lieu le soir où Bernadette a été assassinée. Il n’a rien remarqué de particulier.
L’audience s’interrompt pendant un quart d’heure.

16 h 57 L’audience reprend avec un ouvrier maçon qui a travaillé chez les Bissonnet. Son français est très imparfait. Il n’a rien à dire de particulier ;
Me Vérine s’étonne que les gendarmes aient pu rédiger quatre pages sur ce témoignage en français littéraire.

17 h 00 l’électricien de Cournonteral
Il connaissait depuis trente ans les Bissonnet. "Des gens très exigeant, chez qui il fallait tout nettoyer".
Son portable sonne au milieu de l’audience, confus, il court l’éteindre.
"Pendant qu’il y a en un qui perce, l’autre doit tenir l’aspirateur ..."
"Il pouvait s’énerver pour une bricole. Un jour, on travaillait dans son bureau, il nous engueulé beaucoup, très fort. J’en ai vu passé qui ne restait pas." conclut-il en parlant d’autres artisans. 

17 h 15 un autre ami de Bissonnet témoigne, Didier Casteran, est aussi rotarien

"Chez Jean-michel, il y a le fond et la forme, il est bon mais s’exprime de façon directe."
"Mme Bissonnet était une forte femme, enjouée." "il formait un couple qui avançait bien"
Le 11 mars à la réunion du soir,le témoin n’a pas décelé le moindre signe chez Bissonnet.
17 h 25 Pierre Massotte, 67 ans, résidant à Mauguio appartient au Rotary.
"Dynamique, méthodique, il avait installé le système informatique de l’association" ; Mme bissonnet était très famille. Le témoin rappelle que Mme Bissonnet lui avait toujours dit qu’en cas de cambriolage, elle se défendrait.
"On est jamais dans l’intimité mais c’était une femme fidèle."
17 h 39 Dernier témoin du jour : René Andrieu, notaire honoraire est aussi un membre du Rotary.
Il décrit Bissonnet comme un homme intelligent mais coléreux.
"cette affaire est tellement bête qu’il ne peut pas l’avoir conçue"
Elle : "c’était une femme passionnée de ses enfants."
Il n’y avait pas d’image de frictions conjugales selon le témoin.
A son tour, le témoin est convaincu de l’innocence de Bissonnet.
17 h 52 L’audience est suspendue, elle reprendra demain matin à 9 heures.
_________________
Résistez ! (Marie Durand, Aigues Mortes, la Tour de Constance)
La Justice existe, ne vous laissez pas briser par ses errements


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