Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau Index du Forum
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau :: 99 11-02-08 - France3 : Audience n°21 - mardi
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau
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JFD
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MessagePosté le: Mer 9 Fév - 09:49 (2011)    Sujet du message: 99 11-02-08 - France3 : Audience n°21 - mardi Répondre en citant

http://languedoc-roussillon.france3.fr/proces-bissonnet/index.php?page=arti…
Le réquisitoire et les plaidoiries de Me Phung et Balling.
L’audience reprend sans Bissonnet malgré une nouvelle sommation à comparaître. Une nouvelle fois, un huissier à intimer l’ordre à l’accusé de se présenter devant le tribunal. Bissonnet dit :"refuser les mensonges et la mauvaise foi". Le président renonce à faire intervenir la force publique et poursuit sans l’accusé. Me Phung dans une plaidoirie de 2 heures dresse le décor d’un cauchemar où tout est chaos et dévastation, théâtre que Bissonnet observe tel un général fou depuis son box. L’avocat général Denier a requis la perpétuité pour Bissonnet, 25 ans de réclusion criminelle pour Belkacem et 10 ans d’emprisonnement pour Amaury d’Harcourt. Compte rendu de Laurence Creusot.

9 h 17 Reprise de l’audience sans Bissonnet
Me Phung avocat de la partie civile débute par ce cauchemar qu’il fait chaque nuit depuis 1 mois : "un même champ de ruines où tout n’est que chaos et dévastation". Il parle de celui qui contemple chaque jour du haut de son box, ce désastre, avec un sourire qui frise le contentement de soi. Celui qui a tout détruit. Jean-Michel Bissonnet.
Me Phung va faire le portrait de Bissonnet, l’atypique, l’iconoclaste, le geignard, le tordu, le pervers, le comédien, le tragédien, le meurtrier de sa femme. "Ce général fou qui veut obtenir d’être reconnu parfaitement innocent."

"On retrouve toujours les mêmes postures, une véritable logique, un véritable système de défense"."Il ne supporte pas la contradiction. Il a tout conçu, imaginé, organisé. J.M. Bissonnet est l’innocente victime d’une justice aveugle et des forces obscures se liguent contre lui."
Un aristocrate félon et 65 gendarmes, un procureur carriériste, un juge d’instruction à charge, des experts à la solde de l’appareil. Voilà selon l’avocat la liste de ceux qui ont ourdi le complot tel que les décrit Bissonnet.
"Tout le monde est jaloux de moi, de ma magnificence, de mon fric" pense J.M. Bissonnet selon Me Phung.
"Quand la forfaiture n’est pas suffisante, entre geignardises et trémolos, il dit : "Ah personne ne peut vivre ce que j’ai vécu". s’exclame Me Phung en mimant les simagrées de l’accusé.
9h 43 La suite de la plaidoirie de Me Phung, l’avocat du frère de la victime.
L’avocat décrit le système de défense de Bissonnet : "la théorie du complot, ses sbires du Rotary et le fric".

Me Phung fait une description du Rotary, une bande organisée, une association de malfaiteurs. Il fait allusion au comité de soutien"Ces gens-là essaient de vous faire peur "dit-il aux jurés.
Dernier axe de défense de Bissonnet, selon l’avocat de la partie civile : le fric. "il faut avoir du pognon pour se payer le plus grand cabinet de balistique de France".
"Il suffit dans ce pays un nombre de zéros sur le papier pour que les petits plombs fleurissent" Me Phung fait référence à la thèse du troisième tir exposée pendant une demie journée par un expert privé, appelé à la barre par la défense.
Me Phung en vient aux 28 demandes de mise en liberté de Jean-Michel Bissonnet. Elles ne sont pas la preuve de sa culpabilité. Mais l’avocat dénonce le sondage réalisé et publié dans la presse, il y a plusieurs mois.
"Ils ont osé. ils ont publié un sondage. Vous voulez voir Bissonnet libéré : tapez 1. Sinon : tapez 2. "crie l’avocat.
Puis vient la tentative de subornation de témoin, déclencheur de l’éclatement du premier procès. "Il a fourni au détenu, le plan du château de d’Harcourt et même la photo de sa femme !"."Il a osé dire qu’il a fait cela pour tester Sébastien Prevel."Le détenu Prevel est celui qui devait faire un faux témoignage accusant d’harcourt d’avoir voulu mettre un contrat sur la tête de Bernadette."
Me Phung relate le moment du procès où la subornation de témoin est démasquée. Il décrit Bissonnet. " Plutôt que de demander pardon devant ses enfants, il a vérifié si son micro marchait". Me Phung parle de la plus grande mascarade judiciaire de toute sa carrière.
10 h 05 "On ne prépare un assassinat en trois minutes" Me Phung ne croit pas à la théorie du briefing dans le garage entre les 3 hommes.

Si la préméditation n’a pas eu lieu le 11. Alors quand ?
"Comment deux personnes qui ne se connaissent pas, peuvent commanditer un meurtre" ? L’avocat rejette la thèse du complot d’Harcourt et Belkacem et rappelle qu’il n’y a aucun contact téléphonique entre eux avant le 11 mars.
En revanche Me Phung rappelle que Belkacem travaille plusieurs fois chez Bissonnet en février et que Bisssonnet va à la chasse chez d’Harcourt."Cela provient de l’esprit tortueux de Bissonnet".
Bissonnet fait venir d’Harcourt et Belkacem le 11 chez lui. Si ces 2 là avaient mis au point le meurtre comme le dit le mari, sans lui. Pourquoi passeraient-ils toute la journée avec le mari de la futurevictime ?

Et puis vient le point clé pour Me Phung ; "Comment à 3 heures du matin Bissonnet peut savoir qu’Amaury d’Harcurt est passé pour venir rechercher sa veste polaire à 20 h ?" C’est la phrase prononcée dans la voiture par Bissonnet à son beau-frère juste après le drame.
Et puis pourquoi demander à d’Harcourt de récupérer l’arme ? "Il est tellement tordu et pervers qu’il ne peut pas laisser l’arme à celui qui a tiré. Il ne veut pas laisser le fusil dans les mains de l’arabe de service. Et je pèse mes mots. Bissonnet ne voulait pas qu’un arabe le fasse chanter" .
10 h 23 La conclusion de Me Phung
Si se pose la question du mobile. "C’est une obscénité". "Le mobile ne fait pas le coupable". Vous n’avez pas de mobile apparent, mais il y a cette véritable passion pour sa maison. Et puis pour l’avocat, pas besoin d’identifier un mobile pour parler d’assassinat.
Il s’adresse aux jurés : "Vous allez dire à Bissonnet, à ses sbires, à ses mercenaires , à son fric, qu’il ne passera pas. Vous n’allez pas laisser passer ce prince de Castelnau, ce marchand qui ne nous fait pas l’honneur de venir devant cette cour."
Et Me Phung termine en reparlant de "ce cauchemar qu’il fait chaque nuit où tout n’est que chaos et dévastation "
L’audience est suspendue à 10 h 30 pour un quart d’heure.
Bissonnet qui a refusé de comparaître, est reparti dans sa cellule à la prison de Villeneuve-les-Maguelone. Il aura le droit de consulter un résumé de l’audience.

10 h 55 L’audience reprend avec l’avocat général Georges Guttierez pour ses réquisitions.
L’avocat général s’adresse aux enfants Bissonnet, rend hommage à leur courage et dit que leur récit a bouleversé aux larmes le ministère public. (Seul Florent est présent à l’audience).

Pour Georges Guttierez, Bissonnet en refusant de comparaître, a décidé de fuir la fin de son procès.
L’avocat général parle de vérité judiciaire en comparaison avec la fable racontée par l’accusé. "Bissonnet est l’assassin par procuration, et a trouvé un coupable de substitution."
Pour le ministère public, Bissonnet n’a pas eu le courage de tuer lui même , il a eu besoin de Belkacem, de d’Harcourt et a calculé depuis longtemps l’organisation de ce crime.
Pour Georges Guttierez la rencontre entre les deux accusateurs est impossible. D’Harcourt pouvait tuer seul et Belkacem pouvait voler seul. 
L’avocat général dégage cinq clés du dossier :

1.Jean-Michel Bissonnet veut tuer sa femme depuis longtemps. On le sait à travers les confidences de d’Harcourt : "Ca lui prenait comme une piqûre de moustique. le matin, il lui faisiat l’amour. L’après-midi, il voulait la tuer."mais aussi à travers le témoignage de Mme de Montangon : Je la tuerais. 
2. Le crime aurait pu être parfait si Belkacem ne s’était pas blessé.
3. Les aveux de Belkacem sont le fil conducteur de l’histoire.
3. Belkacem et d’ Harcourt ne se sont jamais rencontrés.
4. La personnalité de Bissonnet. La carte postale d’une vie idyllique. Bissonnet adule et rejette l’image de sa femme.
11 H 30 Bissonnet a besoin d’un père spirituel et d’un exécutant.
Pour l’avocat général, le rapport entre d’Harcourt et Bissonnet constitue le coeur de ce dossier. Le vieil aristo aventurier est capable de se mettre dans des mauvais coups mais incapable d’en monter un. Il peut tout faire par amitié. A la différence de Bissonnet, lui est allé au bout de ses envies et de ses rêves."Ce père-là ne peut rien lui refuser."
"La force de Bissonnet c’est qu’il sent les hommes" selon l’avocat général. il repère en Belkacem, le dévoué, le gentil, un exécutant, son bras armé. "il y a presque un rapport colonial de dominant, dominé."Belkacem veut une voiture, elle est réservée. Il a besoin de cet argent. Il accepte aussi, parce que le plan est infaillible. Bissonnet lui a dit qu’il se chargerait de tout,qu’il se dénoncerait.
D’Harcourt est chargé de manipuler Belkacem, de l’impressionner et de récupérer l’arme.
12 h 00 Guttierez en vient à décortiquer le plan du 11 mars
Pour l’avocat général, tout a été préparé en amont, lors des chasses de décembre 2007 et février 2008à St Eusoge. lL n’y a pas eu de contact entre Belkacem et d’Harcourt donc pas de complot."On ne se mélange pas, il voit mal le fils de harki prendre le thé avec le vicomte". L’avocat général explique aussi qu’il ne croit pas en une préparation en quelques minutes entre les deux accusateurs. Il est curieux de connaître les arguments de la défense à ce sujet.
12 h 30 La mort de Bernadette
L’avocat général accable Belkacem et décrit le crime. La victime qui essaie de se protéger le visage en criant "maman"et pourtant Belkacem tirera une seconde fois de sang froid.


12 h 50 L’audience est suspendue et doit reprendre à 14 h 15 avec la suite des réquisitions portées par le second avocat général.


 14 h 25 L’audience reprend avec l’avocat général Pierre Denier
L’avocat général s’adresse aux enfants Bissonnet et à toute la famille : "Puisse cette audience, vous redonner aux uns et aux autres, un peu de sérénité. Je vous fais confiance.""La vie doit continuer, il le faut."

Il a demandé à ce que soient installés comme scellés sur une table proche, le fusil et une cartouche. Il rappelle que ce dossier contient 35 000 feuillets.
Il s’adresse aux jurés pour détailler trois éléments essentiels. La présomption d’innocence, la complicité et la culpabilité.
 Pour Pierre Denier, deux des accusés ont fait des aveux. Il n’y a pas de débat judiciaire. En revanche pour Bissonnet : soit c’est l’acquittement, soit c’est une lourde condamnation.

Il évacue la vérité mystique, même si Belkacem a parlé du diable. Il balaie aussi la vérité affective. Il s’adresse alors aux fils, mais aussi au comité de soutien. L’avocat général ne veut développer ici que la vérité rationnelle. Il s’intéressera à l’itinéraire criminel qui a conduit au passage à l’acte.
Pour Pierre Denier, deux des accusés ont fait des aveux. Il n’y a pas de débat judiciaire. En revanche pour Bissonnet : soit c’est l’acquittement, soit c’est une lourde condamnation.
"Les faits sont têtus "martèle-t-il en citant Lénine.

Pour Pierre Denier, il existe des éléments matériels :le sang, le bout d’ongle, les traces d’ADN. La promesse d’un logement à Lunel, la promesse d’un travail.
Il décrit Belkacem comme un grand naïf qui n’a même pas demandé un acompte : "il travaille avant et est payé après comme à la gazonière".

Il parle du coup de génie de Bissonnet, capable de cloisonner les informations qu’il donne à Belkacem et d’Harcourt. D’après lui, dans le garage, l’un ne savait pas ce que l’autre ferait exactement."J’ai rarement vu un homme avec une telle capacité d’adaptation dans l’instant" insiste L’avocat général.

Il évoque aussi cette volonté de Bissonnet d’assassiner le père spirituel, d’Harcourt. Cette haine déployée dès le moment où d’Harcourt a changé de version reconnaissant sa participation à la préparation de l’assassinat.
16 h 00 Pierre Denier en vient dans un très long développement à tous les épisodes troublants de l’affaire, "ces hypothèses qui font pschitt".
Pourquoi s’en prendre à la famille d’Harcourt ? "On a donné dans le vicomte, la princesse, le marquis alors que d’Harcourt roule en 206, vit avec 2 000 euros mensuels, dans une petite masure au bas du château".
Il ne croit absolument pas à la théorie du complot Belkacem d’Harcourt, ourdi en quelques minutes, ni au troisième coup de feu.
Il s’insurge enfin contre la défense : pas question de décrire les gendarmes comme incompétents, maladroits, malhonnêtes. "La section de recherche de la gendarmerie de Montpelliern’est pas la section de falsification des P.V.
17 h 00 Pierre Denier s’attache aux détails sordides du scénario monté au millimètre par Bissonnet.
Il prend l’exemple en autre, de ce coup de fil passé à 19 h 58 à Bernadette. "C’est un alibi, c’est diabolique." Il ne s’agit pas de rassurer Bernadette à propos du chien mais de bien montrer qu’il n’a pas pu tuer sa femme avant d’aller au Rotary, c’est machiavélique."
Enfin pour Pierre Denier la version de Belkacem est la vérité judicire. Il dit qu’il est seul ce soir-là ou plutôt ils sont deux, lui et le fantôme de jean-michel Bissonnet.

 17 h 50 Après 3 heures 30 d’un très long réquisitoire, l’avocat général annonce : la perpétuité pour Bissonnet, 25 ans pour Belkacem et 10 ans pour d’Harcourt.

Pour d’Harcourt, il le regarde dans les yeux. "Sans votre intervention Bernadette serait encore vivante. Plus qu’un crime d’amitié, il s’agit d’une amitié criminelle". Le ministère public requiert 10 ans d’emprisonnement et un placement en détention dès le délibéré.
"Belkacem a agi comme un tueur à gages. et a donné le coup de grâce à Bernadette, dans des conditions atroces, vérifiant même que la mission était accomplie. Il requiert 25 ans de réclusion criminelle.
Enfin pour Bissonnet il requiert la réclusion criminelle à perpétuité. Pierre Denier parle de sordide qui dépasse l’entendement et des 30 000 euros donnés en gage, le montant des étrennes de Bernadette. Enfin il s’agit d’un meurtre d’un conjoint.
Pierre Denier regrette que Bissonnet soit absent du box. Il voulait lui dire "il y a en vous un côté machiavélique, diabolique".
 A l’annonce du réquisitoire, la famille Bissonnet et Me Chalié entourent Marc pour l’empêcher de réagir. Pas un cri, quelques mots. La salle bruisse.

L’audience est suspendue jusque 18 h 15.

19 h 00 Reprise de l’audience avec Me Balling défenseur de d’Harcourt.
"Il a endossé tous les coups mais est resté fidèle" commence Louis Balling.
Il parle d’Amaury d’Harcourt qui erre dans le doute depuis 3 ans.
Il n’est pas question de reconnaître une participation active du vicomte. "Cela ne mérite pas 10 ans. Ce n’est pas parce qu’il a mis sa main sur sa poitrine, qu’il a participé à un assassinat". plaide l’avocat de d’Harcourt.
Pour lui faire disparaître l’arme mérite une peine de 5ans d’emprisonnement, tout comme la non dénonciation de crime.

L’avocat se demande si à 83 ans, son client était conscient de tout, a eu la force de résister à tout, de résister à Jean-Michel Bissonnet "Cet homme a suivi un fils, il n’est pas complice d’un assassinat".
Plus loin Louis Balling parle des critiques de la famille d’Harcourt essuyées depuis 3 ans, depuis cette affaire. 

Me balling conclut par cette phrase : "N’oubliez pas qu’il a perdu un fils, qu’il a tout perdu. Amaury d’Harcourt n’est pas un criminel".
L’audience est suspendue à 19 h 45 et reprendra demain à 9 heures.
_________________
Résistez ! (Marie Durand, Aigues Mortes, la Tour de Constance)
La Justice existe, ne vous laissez pas briser par ses errements


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