Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau Index du Forum
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau :: 99 11-02-09 - France3 : Audience n°22 - mercredi
Affaire Bissonnet - Le mystérieux meurtre de Castelnau
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99 11-02-09 - France3 : Audience n°22 - mercredi

 
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MessagePosté le: Jeu 10 Fév - 09:23 (2011)    Sujet du message: 99 11-02-09 - France3 : Audience n°22 - mercredi Répondre en citant

http://languedoc-roussillon.france3.fr/proces-bissonnet/index.php?page=arti…
Les plaidoiries de la défense de Belkacem et de Bissonnet
L’audience reprend avec les plaidoiries de Me Iris Christol et Me Gérard Christol. Pour la deuxième journée consécutive Jean-Michel Bissonnet a refusé de comparaître. Seul Méziane Belkacem est présent dans le box. Me Vérine a entamé la défense de Jean-Michel Bissonnet en décrivant un Bissonnet parfaitement normal qui n’a pas tué la femme qu’il aime dans la maison qu’il aime. Me Senyk revient sur l’hypothèse d’un troisième tir. Selon elle il y avait trois cartouches et non pas deux. Acquittez Bissonnet demande-t-elle.

9 h 30 Bissonnet refuse de comparaître.
L’accusé a été extrait de la maison d’arrêt mais souhaite rencontrer ses avocats pour décider ou non de sa présence. Finalement il ne viendra pas. Un huissier lui a présenté comme chaque matin une sommation interpellative.

9 h40 Iris Christol prend la parole pour la défense de Méziane Belkacem.
L’avocate veut répondre à une seule question : "Pourquoi cet homme inoffensif a commis un acte abominable ? Aux antipodes de ce qu’il est ?"
Elle décrit la solitude de Belkacem. Elle reprend sa vie en Algérie, il naît en 1959. Le choix de son père harki qui rejoint la France. Il part quand Belkacem a 3 ans et ne reviendra pas. Sa mère part ensuite avec un autre homme."Parfois elle venait me voir et son mari nous laissait nous embrasser"dira Belkacem quand on l’interroge sur son parcours.
"Sa seule raison d’être accepté, c’était de travailler. C’est la seule chose qu’il sache faire." Pour Iris Christol, Belkacem est pétri de sa terreur absolue de la solitude. "Ses bras qu’il tend sont désespérement vides. "
"Personne ne le reconnaît. Y compris quand il arrive à l’aéroport d’Orly à 20 ans pour rejoindre son père. Il reste assis sur sa valise pendant 5 jours à attendre que quelqu’un vienne le chercher. Son père ne l’a pas reconnu." 
Méziane Belkacem va faire tout ce que son père voudra. "Enfin quelqu’un qui demande quelque chose de lui". Y compris épouser la femme qu’il lui présente. Il divorce. Il a un fils.
Pendant toute la plaidoirie, Belkacem baisse les yeux.
Me Iris Christol continue la description de cette spirale du désamour.
Elle évoque son fils. Sa fierté. Reynald Belkacem devenu sommelier à Londres. Il ne parle plus à son père depuis les faits mais il est venu témoigner à la barre. Un musulman devenu sommelier.Il servait à table à la"maison de la Lozère""Le Magréhbin qui ne fait pas la plonge, celui qui sert le vin."
Puis vient son second mariage. C’est un échec. Pendant 14 ans , sa femme lui dira qu’il est trop gros, qu’il n’arrive à rien. "Tu ne sers à rien".
Et pourtant Belkacem travaille nettoie accepte toutes les tâches les plus absurdes." Laver 17 000 m2 seul en une nuit..."
 Me Christol dit aux jurés qu’ils auront à juger "un enfant assis sur une valise qui attend qu’on vienne le chercher un jour".

10 h 20 Jean-Michel Bissonnet et Méziane Belkacem
"Certains ont eu envie de rire quand il appelait Bissonnet mon ami, un bon Dieu qu’on a mis sur mon chemin"dit Me Christol

Mais pour l’avocate, accéder à Jean-Michel Bissonnet ne serait-ce que pour boire un café. C’est énorme."Quelqu’un d’important le regarde, le traite d’égal à égal."
Lui qui n’a rien, est face à quelqu’un qui a tout en double. Me Christol décrit la grande maison et la plus petite, les deux voitures, les deux piscines intérieure, extérieure. Il y a même deux télévisions dans le salon.

"Il a été sensible comme un enfant à cette réussite"."En se conformant à ce qu’on allait lui demander, il allait peut-être devenir quelqu’un."

"Il crève tellement de solitude qu’il est prêt à tout. " poursuit l’avocate avec élan.
L’avocate explique que Belkacem est mûr pour Bissonnet, il est prêt à exécuter ce plan détaillé. "Si il aide Bissonnet, il aura peut-être enfin quelque chose, lui qui n’a rien". 
L’avocate concède : "quand on jardine chez les autres, on ne récolte rien" et rappelle que Bissonnet dénie même le rôle de jardinier à Belkacem qui n’est qu’un laveur de carreaux. Elle rappelle aussi que c’est le seul accusé que l’on appelle par son prénom comme les domestiques.

"Aujourd’hui, il a cessé de servir. C’est un sujet qui est venu lui dire ( à Bissonnet) on va assumer, on va assumer tous les deux , ce geste."

 Iris Christol conclut :" Méziane Belkacem n’attend qu’une chose aujourd’hui, c’est d’être condamné et d’être entendu".
Dans le box Belkacem n’ a pas relevé les yeux.

 10 h 46 L’audience est suspendue pour un quart d’heure.
11 h 11 L’audience reprend avec Me Gérard Christol

Il fait part de son émotion après la plaidoirie précédente :" Il a été question du regard du père, du regard de l’enfant." Sa propre fille vient de plaider.

Il se pose la question "Qu’est -ce que la réussite ? sociale, financière ? ou la transmission de ce que l’on croit ?"
Il regrette l’absence de Jean-Michel Bissonnet qui père lui aussi, aurait peut-être été ébranlé par ce qui vient d’être dit.
Il fait un rêve, que Bissonnet dise un mot :" Il aurait suffit d’un mot pour que tout prenne sens ""un être n’est pas fondamentalement mauvais cela ne se pardonne pas mais cela peut s’expliquer".
"Cet après-midi, on s’échinera à compter les heures, les plombs mais cela ne changera rien."
L’avocat montre la salle et ceux qui y sont assis, ceux qui ont une certitude chevillée au coeur. Il explique que depuis 45 ans, il a vu des situations impossibles à croire la veille, se révélaient le lendemain. " Je ne crois pas que les amis de Bissonnet sont venus faire des faux témoignages mais qu’ils croient que c’est impossible. Ils s’inventent une autre vie."
11 h 26 L’intime conviction de Gérard Christol.
"Nul besoin de lire les 35 000 feuillets, pour se faire une idée de ce qui s’est passé," prévient l’avocat
"Il était une fois un personnage sorti d’une BD, monsieur le vicomte", commence ainsi l’avocat. " la République aime coucher dans le lit des rois" glisse Me Christol.
"bissonnet cherche à monter mais lui, (il montre d’Harcourt) ne rêve que de descendre, malgré la lignée, les parents, le sommet de l’Etat. Il a envie d’une vie moins conventionnelle."
"Chercheur d’or, enregistreur de musique subsaharienne c’est mieux que de boire le thé à Chambord " s’exclame le plaideur. La salle rit.

 Il décrit le fossé qui existe entre Mme Bissonnet et le vicomte. Pas par crainte de l’argent prêté au pique assiette. "Non elle sait que son mari ne donne que s’il récupère. C’est comme cela qu’il a réussi."Non ce qui l’inquiète, d’après l’avocat, c’est sa capacité à séduire les autres.
Il ne croit pas en la version de Belkacem demandant de l’argent, 5 000 euros à d’Harcourt. "C’est absurde. Comme si un jardinier croise LouisXV en lui disant : "T’as pas cent balles". Nouveaux rires de la salle.

Bissonnet et d’Harcourt s’amusent avec des loups, des chasses."un jeu d’enfant". Pour l’avocat,Mme Bissonnet avait peur que d’Harcourt emporte son mari, qu’il l’embarque dans ses chasses, ses lubies. "Celui qui avait tout et qui n’a plus rien".
Me Christol s’approche de d’Harcourt, qui ne bronche pas. Il fait référence à ses pantalons de gardian usés et sa voiture centenaire. "Il préfère un déjeuner avec une jeune créature".
Il lui pose enfin une question : "Dites-moi vous allez partir avec un mensonge ? Il fait référence à ses derniers instants.
D’Harcourt ne répondra rien

De Belkacem, Me Christol ne dira rien, sa fille vient de plaider. il est pourtant son défenseur, il préfère poursuivre et livrer sa conviction.

De Bissonnet, il décrit sa réussite et son manque de fantaisie, ce poids de la réussite. Cette vision de la perfection, c’est aussi celle de Bernadette.

Me Christol s’étonne par exemple, que Bissonnet revienne de la chasse chaque samedi à Aigues Mortes, sans boire l’apéro et consommer le repas. Lui doit revenir pour du shopping avec son épouse."Un couple à l’image de leur jardin où pas une herbe folle ne pousse". Mais cela n’existe pas ajoute l’avocat. "Si Bissonnet avait ramé sur les pirogues du Niger on n’en serait pas là." dit Christol en regardant d’Harcourt.

12 h 02 Le divorce impossible.

Partant de là, pour l’avocat, le divorce est impossible. Impossible de dire aux enfants, je pars, au grand-père, je quitte votre fille."Le regard de l’autre, il ne peut pas le supporter, il ne peut pas détruire ce qu’il a construit. Comme il est enfermé, va germer comme dans ces maisons fermées, la moisissure"."Bissonnet va commencer à dire : je m’emmerde, je veux la tuer, c’est vrai, c’est faux. Les idées s’amassent."

Selon Me Christol, à partir de là. Les choses s’accélèrent.
Bissonnet va imaginer un scénario dans lequel il ne serait pas. "Ce qu’il veut c’est la mise à distance, entre ce qui va se passer et lui. Jamais Bissonnet n’aurait étranglé sa femme. Car il l’aimait. C’est trop direct."
"Cela va aller très vite sinon celui-ci et celui-là n’auraient pas accepté." tonne Christol en montrant les 2 accusés présents. Il fait référence à l’épisode du garage où Bissonnet montre l’arme."Il ne leur laisse pas le temps". Me Christol mime la scène de la démonstration du maniement du fusil en quelques secondes.

"C’est parce qu’il les considèrent comme guignols, amateurs, pieds nickelés qu’il les choisit" ; lui qui est tellement rigoureux. De plus, si ça tourne mal qui croira l’Arabe de service ? "Me Christol explique qu’un tueur professionnel, ce serait son prolongement et il ne peut pas le supporter.

C’est ainsi que la pièce a été écrite. "Voilà ce que je crois, un enfermement, le regard de son père, de ses enfants est impossible".
Me Christol fait référence à sa carrière longue de 45 ans," Je voudrais que ce mot qui ne viendra pas puisse aider ceux qui souffrent " ; il rerette l’absence de Bissonnet dans le box.

"Je voudrais quand vous descendrez les marches de ce palais que les choses reprennent place. Ni vainqueur, ni vaincu. Une paix retrouvée"dit-il aux jurés.
12 h 20 L’audience est suspendue Elle reprendra à 14 h 00 avec les défenseurs de Bissonnet Me Vérine et Me Senyck.

14 h 15 L’audience reprend avec la plaidoirie de Me Frédéric Vérine

"Moi je ne rêve pas depuis un mois, moi mon cauchemar c’est qu’on puisse condamner un homme pour rien, moi mon cauchemar c’est qu’on puisse condamner quelqu’ un sans preuves, pour du fric, parce qu’il déplaît, parce qu’il est chiant. Qu’on puisse condamner un homme sans mobile crédible" ainsi commence la plaidoirie de Me Vérine. 
Il y ajoute des indignations : l’expression de bonheur de carte postale, comme si c’était impossible.
"J’ai été indigné qu’on utilise les enfants pour chercher un improbable mobile"
L’avocat se dit fier d’être debout pour Bissonnet, "un homme qu’on a tenté de broyer, de détruire." Il ajoute que le mot résister est le plus beau de la langue française.
14 h 28 Bissonnet absent. Pourquoi ?
Me Vérine excuse l’absence de Bissonnet

"C’est tout lui. Il peut supporter la contradiction quand elle est étayée sur des faits"
Dans ce dossier il y a eu une certitude trop vite acquise, mais pas de forfaitures. 

"Ce matin , il a voulu revenir. On a vu ensemble que ce n’était pas possible. Que l’audience ne pouvait pas se dérouler correctement. Il est parti quand on vous a affirmé que sur le trajet du retour vers chez les Juan, il aurait dit savoir qu’ Amaury d’Harcourt était là le soir du crime."
Me Vérine assure que Bissonnet ne se souvient pas de cette phrase. Les gendarmes ont consigné ainsi les déclarations de Jean-Pierre : je serais tenté de vous dire que c’est dans la voiture qu’il l’a dit. Pour Me Vérine personne ne peut le certifier. Ce ne sont des souvenirs crédibles.
14 h 34 Les ravages de l’incarcération

Me Vérine décrit un Bissonnet qui n’a plus rien à voir avec l’ancien Bissonnet, proche de la folie. Il décrit son incarcération, entre quatre murs, rythmée par les bruits de serrures et les cris.
En prison, Bissonnet rencontre le détenu Elwani à qui il propose une somme d’argent. Le virement est arrêté. Sébastien Prevel essaie ensuite de faire chanter Bissonnet. "Sa tête parle pour lui". L’avocat décrit la personnalité du petit escroc et les 5 mois d’enquête qui suivront pour tout vérifier. puis Prevel revient. Prevel 2, a beau jeu de se jouer d’un Bissonnet devenu"obsessionnel de son dossier". Bissonnet croit à ce moment-là sa version des faits, d’Harcourt a commandité l’assassinat et il donne des éléments à Prevel qui vont dans ce sens.

Pour Me Vérine, point de subornation de témoin car Bissonnet a été sollicité et n’a pas donné suite. Pour le défenseur, point de preuve de culpabilité . "Bissonnet était au fond du trou, il nous a dit qu’il avait vu un petit coin de ciel bleu, il a pris." Il rappelle que Prevel a obtenu avec ces révélations 3 ans de remise de peine ."
14 h 48 Bernadette et Jean-Michel

Me Vérine décrit le couple et cette femme merveilleuse qui n’était pas possessive : "ce n’était pas une mante religieuse". "Et bien non c’était un bonheur simple". Me Vérine explique l’on cherche partout à salir ce couple.
Il reparle des sites consultés par Bissonnet. " Si c’était un dangereux pervers, les experts psychologues et psychiatres l’auraient vu."
Il cite les témoignages sur l’intention de tuer l’épouse : celui de Belkacem et d’Harcourt. " comme par hasard ceux qui ont intérêt à charger Bissonnet". Me vérine fait état des témoignages du clan d’Harcourt, tous membres de la secte IVI, des témoignages de combat.
"Ah la maison !" Là aussi c’est peu crédible, pour Me Vérine, cette maison est un projet familial.

On est allé chercher des comportements troublants mais ce sont des comportements Bissonnet. "Chacun fait son deuil comme on peut, on est dans l’hyperactivité."
Les disputes ? Elles montent aussi vite qu’elles descendent. Il en existe dans tous les couples. "On en a trouvé deux dans le dossier, la belle affaire !"
Me Vérine nous décrit Bernadette, rien à voir avec le portrait d’une femme mystérieuse.
15 h 23"Toujours rien ! C’est embêtant !""Rien à voir avec le général fou de Me Phung" Me Vérine demande aux jurés de juger sur des faits et non sur des belles histoires racontées avec talent.

 Que penser des expertises psy ? demande le défenseur de Bissonnet.

"Je ne parlerais de Mme Tessier, j’aurais peur de lui confier l’un de mes petits dessins"
Le docteur Franc l’a dit : Bissonnet est normal, sexualité harmonieuse et partagée avec quelques fantaisies. Il est ancré dans la réalité.
Conclusion : il n’y a pas de mobile crédible, donc il n’y a pas de crime.
"Non, non, non, Jean-Michel Bissonnet n’a pas tué la femme qu’il aime dans la maison qu’il aime. dit-il d’une voix forte
Avant de s’asseoir Me Vérine met en garde une nouvelle fois les jurés qui risquent selon lui de juger sur rien.
"Pensez à vous, vous qui avez la tâche de juger, après il faudra rentrer chez vous, supportez le regard des autres...

Heureux ceux qui n’ayant pas vus, croient en l’innocence ! scande-t-il en demandant l’acquittement de son client.
15 h 30 L’audience est suspendue pour 20 minutes.
16 h 06 L’audience reprend avec la plaidoirie de Nathalie Senyk qui défend Bissonnet
"Je suis persuadée qu"il y avait trois cartouches ce soir du 11 mars"attaque d’emblée l’avocate.
Nous considérons qu’il y a eu trois tirs sur la scène du crime. " Trop de plombs, trop de bourres, trop de masse."
L’avocate s’approche des jurés et mime la situation comme si elle se trouvait dans le hall des Bissonnet ce soir-là, devant le volet et elle leur demande de retenir ce chiffre : 180. Son ton monte lorsqu’elle critique ceux qui ont ri lors de l’exposé de M. Laurent l’expert privé, surnommé le guignol.
Elle revient sur les 117 impacts repérés dans la radio de Mme Bissonnet par le médecin légiste. Elle compte 13 plombs dans le bras gauche, puis 12 dans le coude de la victime en reprenant les différentes constations lors de la levée du corps. Elle arrive à un total de 353 plombs.
"Un plomb de calibre 6, ce n’est pas rien "assure Me Senyk. Selon elle, il y a 126 plombs de trop sur cette scène de crime, soit la moitié d’une cartouche.
"Trois bourres ont été retrouvées dans le coude de la victime." Me Senyk montre aux jurés photos et dessins à l’appui ces morceaux de cartons qui servent à séparer le plomb de la poudre dans la cartouche.
Nathalie Senyk se lance dans un exposé extrêmement technique, faisant part de sa détermination. Encore hier dans sa chambre d’hôtel, elle y a repensé. La bourre trouvée dans le coude n’a jamais été prise en compte.
"Je suis personnellement convaincue que 3 cartouches ont été tirées ce jour-là." Je le penserais toujours." Pour elle, l’arme a été rechargée. le canon contient 2 cartouches. Alors où en sont les recommandations de M. Bissonnet".
"Vous en ferez ce que vous voudrez mais cela existe !" lance-t-elle aux jurés
"L’arme a été rechargée, une seule cartouche a été retrouvée avec l’ADN de Belkacem" tonne l’avocate

"Cette affaire serait déjà jugée comme le dit Me Christol ?" crie-t-elle avec force ironie. Elle met en cause les dires de Belkacem et propose d’avancer sans lui qui ne sait pas pourquoi.


16 h 53 L’avocate revient sur l’épisode du garage, c’est Belkacem qui en parle le premier. Puis d’Harcourt.
"Je sais que l’exercice que je vous demande est compliqué, prévient Me Senyk. "Je vois vos visages, mais s’il vous plaît écoutez-moi, demande-t-elle aux jurés.

Pour l’avocate il n’y a pas eu de briefing dans le garage, pas de garage. Pour elle Bissonnet est sur son ordinateur jusque 18 h 41. Pour elle Belkacem est déjà parti à 18 h 45 quand un témoin voit le portail ouvert. Cet épisode n’est pas possible.

"De 18 h 45 à 20 h 35, quand il revient pour tuer chez les Bissonnet, on ne sait rien de M.Belkacem". L’avocate parle dans le même temps, de l’emploi du temps de d’Harcourt qui quitte le domicile d’Yvon Solignac au milieu du repas pour un long moment. Une heure à une heure et demie selon certains témoins. un rendez-vous entre les deux hommes ne serait pas exclu.
Nathalie Senyk poursuit son questionnement sur la présence d’empreintes dans la voiture, le Rav 4 alors que les deux hommes devaient porter des gants...
17 h 20 Pour Me Senik, d’Harcourt peut se lever et dire n’importe quoi alors rien n’est épargné à Bissonnet "quand je pense qu’on a demandé perpétuité contre cet homme ..." se lamente Me Senyk.  
L’avocate poursuit ses interrogations sur le pourquoi de l’achat d’une lampe de poche par Belkacem juste avant le crime.
Et Pit le chien ?
Me Senik reparle du coup de fil passé à Bernadette par Bissonnet pour lui dire que le chien est dans la voiture. "Qu’il téléphone on lui reproche, qu’il ne téléphone pas , on lui reproche aussi de toute façon, on lui reproche tout, tout, tout"
Elle revient sur le déclic du portail qui pourrait faire aboyer le chien. "Et on va condamner un homme à perpétuité pur un déclic de portail ?" "Machiavel ?"
"Franchement faites un pas vers la défense, faites un pas vers nous." implore-t-elle. Elle déplore que pendant 5 semaines on est entendu des horreurs sur M. Bissonnet.
Me Senyk reprend le déroulé des faits quand Bissonnet rentre, il ne parle pas de la voiture, il ne prend pas sa femme dans les bras, il recouvre le visage de sa femme, il prend une serpillère,il ne sait plus dans quel ordre il fait tout cela ... "Que voulez-vous tirer de tout cela ?"
17 h 45 Acquittez jean-Michel Bissonnet
Me Senyk conclut : "M. Belkacem ne nous a pas tout dit, il n’avait pas besoin de M. Bissonnet pour agir.
"J’entends encore une voix hier , regardez les enfants et parler de mort psychique, vous n’en n’aviez pas le droit monsieur l’avocat général dit Me Senyk en regardant Pierre Denier droit dans les yeux.

Elle conclut en pensant à Bissonnet : "je pense à cet homme bouleversé et pour moi bouleversant. Je pense à ce box vide, il est à bout de vie, d’espoir, de voir son innocence reconnue. Acquittez Jean-Michel Bissonnet.
 17 h 50 l’audience est suspendue, elle reprendra demain à 9 h avec la dernière plaidoirie de la défense celle de Me Henri Leclerc
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Résistez ! (Marie Durand, Aigues Mortes, la Tour de Constance)
La Justice existe, ne vous laissez pas briser par ses errements


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